Albert Camus, né le 7 novembre 1913 à Mondovi, actuellement Dréan dans la Willaya d'El Taref en Algérie, et mort le 4 janvier 1960 à Villeblevin dans l'Yonne, est un écrivain, dramaturge, essayiste et philosophe français, Pied-Noir. Il fut aussi un journaliste militant engagé dans la Résistance et dans les combats moraux de l'après-guerre.

L'œuvre de Camus comprend des pièces de théâtre, des romans, des nouvelles et des essais dans lesquels il développe un humanisme fondé sur la prise de conscience de l'absurdité de la condition humaine mais aussi sur la révolte comme réponse à l'absurde, révolte qui conduit à l'action et donne un sens au monde et à l'existence, et « alors naît la joie étrange qui aide à vivre et mourir » [1].

Sa critique du totalitarisme soviétique lui a valu les anathèmes des communistes et a conduit à la brouille avec Jean-Paul Sartre. Il a été couronné à 44 ans par le Prix Nobel de littérature en 1957 et son aura reste grande dans le monde.

D'après Bertrand Poirot-Delpech[2], les essais sur son œuvre ont abondé juste après sa mort, tandis qu'on rendait très peu compte de sa vie. Les premières biographies ne sont apparues que dix-huit ans après la disparition du prix Nobel. Parmi celles-ci, la plus impressionnante est celle de Herbert R Lottman[3], un journaliste américain observateur de la littérature européenne pour The New York Times et le Publishers Weekly.

Dans le journal Combat, ses prises de position ont été courageuses autant que déconcertantes, aussi bien sur la question de l'Algérie que sur ses rapports avec le Parti communiste qu'il a quitté après un court passage[4]. Camus est d'abord témoin de son temps, intransigeant, refusant toute compromission. Il sera ainsi amené à s'opposer à Sartre et à se brouiller avec d'anciens amis. D'après Herbert R. Lottman, Camus n'a appartenu à aucune famille politique déterminée, mais il ne s'est dérobé devant aucun combat : il a successivement protesté contre les inégalités qui frappaient les musulmans d'Afrique du Nord,contre la caricature du pied noir exploiteur.Il est allé au secours des exilés espagnols antifascistes, des victimes du stalinisme, des objecteurs de conscience[5].
Sommaire

    * 1 Biographie
          o 1.1 Origines et enfance
          o 1.2 Formation
          o 1.3 Débuts littéraires
          o 1.4 Engagement politique et littéraire
    * 2 Philosophie
          o 2.1 Une question, l'absurde
          o 2.2 Une réponse, la révolte
    * 3 Généalogie
    * 4 Œuvres
    * 5 Adaptations théâtrales
    * 6 Correspondances
    * 7 Discours
    * 8 Notes et références
    * 9 Voir aussi
          o 9.1 Bibliographie
                + 9.1.1 Ouvrages
                + 9.1.2 Articles & Conférences
          o 9.2 Reportage
          o 9.3 Liens externes

[modifier] Biographie
[modifier] Origines et enfance

Lucien Auguste Camus, père d'Albert, est né en 1885 à Ouled-Fayet dans le département d'Alger,en Algérie. Il descend des premiers arrivants français dans ce pays. Un grand-père, Claude Camus, né en 1809, venait du bordelais, un bisaïeul, Mathieu Juste Cormery, d'Ardèche, mais la famille se croit d'origine alsacienne[6]. Lucien Camus travaille comme caviste dans un domaine viticole, nommé « le Chapeau du gendarme », près de Mondovi, à quelques kilomètres au sud de Bône (Annaba) dans le département de Constantine, pour un négociant de vin d'Alger. Il épouse en novembre 1910 Catherine Hélène Sintès, née à Birkadem en 1882, dont la famille est originaire de Minorque. Trois mois plus tard, en 1911, naît leur fils aîné Lucien Jean Étienne et en novembre 1913, leur second fils, Albert. Lucien Auguste Camus est mobilisé en septembre 1914. Blessé à la bataille de la Marne il est évacué le 11 octobre à l'hôpital militaire de Saint-Brieuc où il meurt le 17 octobre 1914. De son père, Camus ne connaîtra que quelques photographies et une anecdote significative : son dégoût devant le spectacle d'une exécution capitale. Sa mère est en partie sourde et ne sait ni lire ni écrire : elle ne comprend un interlocuteur qu'en lisant sur ses lèvres[7]. Avant même le départ de son mari à l'armée elle s'était installée avec ses enfants chez sa mère et ses deux frères, Étienne, sourd-muet, qui travaille comme tonnelier, et Joseph, rue de Lyon à Belcourt, un quartier populaire d'Alger[8]. Elle y connaît une brève liaison à laquelle s'oppose son frère Étienne[9].

« Il y avait une fois une femme que la mort de son mari avait rendue pauvre avec deux enfants. Elle avait vécu chez sa mère, également pauvre, avec un frère infirme qui était ouvrier. Elle avait travaillé pour vivre, fait des ménages, et avait remis l'éducation de ses enfants dans les mains de sa mère. Rude, orgueilleuse, dominatrice, celle-ci les éleva à la dure », écrira Camus dans un brouillon de « L'Envers et l'endroit »[10].
[modifier] Formation

Albert Camus fait ses études à Alger. À l'école communale, il est remarqué en 1923 par son instituteur, Louis Germain, qui lui donne des leçons gratuites et l'inscrit en 1924 sur la liste des candidats aux bourses, malgré la défiance de sa grand-mère qui souhaitait qu'il gagnât sa vie au plus tôt. Camus gardera une grande reconnaissance à Louis Germain et lui dédiera son discours de prix Nobel[11]. Reçu, Camus peut entrer comme demi-pensionnaire au lycée Bugeaud (désormais lycée Émir Abd-el-Kader). « J'avais honte de ma pauvreté et de ma famille (...) Auparavant, tout le monde était comme moi et la pauvreté me paraissait l'air même de ce monde. Au lycée, je connus la comparaison », se souviendra-t-il[12]. Il commence à cette époque à pratiquer le football et se fait une réputation de gardien de but. Mais, à la suite de ses crachements de sang, les médecins diagnostiquent en 1930 une tuberculose et il doit faire un bref séjour à l'hôpital Mustapha. Son oncle, voltairien et anarchiste, et sa tante Acault, qui tiennent une boucherie dans la rue Michelet, l'hébergent ensuite, rue du Languedoc, où il peut disposer d'une chambre. Camus est ensuite encouragé par Jean Grenier - qui lui fera découvrir Nietzsche.
Stèle à la mémoire d'Albert Camus érigée en 1961 et gravée par Louis Bénisti face au mont Chenoua à Tipasa près d'Alger : « Je comprends ici ce qu'on appelle gloire le droit d'aimer sans mesure. »
[modifier] Débuts littéraires

En 1934, il épouse Simone Hié : « J'ai envie de me marier, de me suicider, ou de m'abonner à L'Illustration. Un geste désespéré, quoi... »[13]. En 1935, il commence l'écriture de L'Envers et l'Endroit, qui sera publié deux ans plus tard par Edmond Charlot. À Alger, il fonde le Théâtre du Travail, qu'il remplace en 1937 par le Théâtre de l'Équipe. Dans le même temps il quitte le Parti communiste, auquel il avait adhéré deux ans plus tôt. Il entre au journal Alger Républicain, organe du Front populaire, créé par Pascal Pia. Son enquête Misère de la Kabylie aura un écho retentissant[14]. En 1940, le Gouvernement Général de l'Algérie interdit le journal. Cette même année, il se marie à Francine Faure. Ils s'installent à Paris où Albert travaille comme secrétaire de rédaction à Paris-Soir. Durant cette période, il fait paraître le roman L'Étranger (1942) et l'essai Le Mythe de Sisyphe (1942) dans lesquels il expose sa philosophie. Selon sa propre classification, ces œuvres appartiennent au « cycle de l'absurde » – cycle qu'il complétera par les pièces de théâtre Le Malentendu et Caligula (1941). En 1943, il est lecteur chez Gallimard et prend la direction de Combat lorsque Pascal Pia est appelé à d'autres fonctions dans la Résistance. En 1944, il rencontre Jean-Paul Sartre, avec qui il se lie d'amitié. Le 8 août 1945, il est le seul intellectuel occidental à dénoncer l'usage de la bombe atomique deux jours après les bombardements atomiques de Hiroshima et Nagasaki dans un éditorial resté célèbre, dans Combat[15]. En 1945, à l'initiative de François Mauriac, il signe une pétition, afin de demander au général de Gaulle la grâce de Robert Brasillach, personnalité intellectuelle connue pour son activité collaborationniste pendant la Seconde Guerre mondiale. En 1946, Camus se lie d'amitié avec René Char.
En 1957, alors âgé de 44 ans, Camus reçoit le prix Nobel de littérature pour « l'ensemble d'une œuvre qui met en lumière les problèmes se posant de nos jours à la conscience des hommes. »
[modifier] Engagement politique et littéraire

La rupture avec Jean-Paul Sartre a lieu en 1952, après la publication dans Les Temps modernes de l'article de Jeanson qui reproche à la révolte de Camus d'être « délibérément statique ». En 1956, à Alger, il lance son « Appel pour la trêve civile », tandis que dehors sont proférées à son encontre des menaces de mort. Son plaidoyer pacifique pour une solution équitable du conflit est alors très mal compris, ce qui lui vaudra de rester méconnu de son vivant par ses compatriotes pieds-noirs en Algérie puis, après l'indépendance, par les Algériens qui lui ont reproché de ne pas avoir milité pour cette indépendance. Haï par les défenseurs de l'Algérie française, il sera forcé de partir d'Alger sous protection[16]. Toujours en 1956, il publie La Chute, livre pessimiste dans lequel il s'en prend à l'existentialisme sans pour autant s'épargner lui-même. C'est un an plus tard, en 1957, qu'il reçoit le prix Nobel de littérature. Interrogé à Stockholm par un étudiant musulman originaire d'Algérie, sur le caractère juste de la lutte pour l'indépendance menée par le F.L.N. en dépit des attentats terroristes frappant les populations civiles, il répond clairement : « Si j'avais à choisir entre cette justice et ma mère, je choisirais encore ma mère. » Cette phrase, souvent déformée, lui sera souvent reprochée. Il suffit pourtant de rappeler d'une part que Camus vénérait sa mère, d'autre part que celle-ci vivait alors à Alger dans un quartier très populaire particulièrement exposé aux risques d'attentats. Si Albert Camus ne milita pas pour l'indépendance, il dénonça en revanche à la fois l'injustice faite aux musulmans et la caricature du pied noir exploiteur, et souhaitait la fin du système colonial mais avec une Algerie toujours francaise.ne reniant pas finalement les siens.

Le 4 janvier 1960, en revenant de Lourmarin (Vaucluse), par la Nationale 6 (trajet de Lyon à Paris), au lieu-dit Le Petit-Villeblevin, dans l'Yonne, Albert Camus trouve la mort dans un accident de voiture à bord d'une Facel Vega conduite par son ami Michel Gallimard, le neveu de l'éditeur Gaston, qui perd également la vie. La voiture quitte la route et percute un premier arbre puis s'enroule autour d'un second, parmi la rangée qui la borde[17]. Les journaux de l'époque évoquent une vitesse excessive (180 km/h), un malaise du conducteur, ou plus vraisemblablement, l'éclatement d'un pneu. L'écrivain René Étiemble déclara : « J'ai longtemps enquêté et j'avais les preuves que cette Facel Vega était un cercueil. J'ai cherché en vain un journal qui veuille publier mon article... »
La plaque de bronze sur le même monument
Monument en hommage à Albert Camus dans la petite ville de Villeblevin, commune où il est décédé d'un accident de voiture le 4 janvier 1960

Albert Camus est enterré à Lourmarin, village du Luberon - où il avait acheté une propriété grâce à son prix Nobel - et région que lui avait fait découvrir son ami le poète René Char.

En marge des courants philosophiques, Albert Camus s'est opposé au christianisme, au marxisme et à l'existentialisme. Il n'a cessé de lutter contre toutes les idéologies et les abstractions qui détournent de l'humain. En ce sens, il incarne une des plus hautes consciences morales du XXe siècle - l'humanisme de ses écrits ayant été forgé dans l'expérience des pires moments de l'espèce humaine.

Le 19 novembre 2009, le quotidien Le Monde affirme que le président Nicolas Sarkozy envisage de faire transférer les restes d'Albert Camus au Panthéon[18]. Dès le lenonnaître sa raison d'être et l'absence de réponse du milieu où il se trouve. L'homme vivant dans un monde dont il ne comprend pas le sens, dont il ignore tout, jusqu'à sa raison d'être.

L'appel humain, c'est la quête d'une cohérence, or pour Camus il n'y a pas de réponse à cette demande de sens. Tout au moins n'y a-t-il pas de réponse satisfaisante, car la seule qui pourrait satisfaire l'écrivain devrait avoir une dimension humaine : « Je ne puis comprendre qu'en termes humains »[21]. Ainsi les religions qui définissent nos origines, qui créent du sens, qui posent un cadre, n'offrent pas de réponse pour l'homme absurde : « Je ne sais pas si ce monde a un sens qui le dépasse. Mais je sais que je ne connais pas ce sens et qu'il m'est impossible pour le moment de le connaître. Que signifie pour moi une signification hors de ma condition ?  »[21]. L'homme absurde n'accepte pas de perspectives divines. Il veut des réponses humaines.
Sisyphe, par Franz von Stuck, 1920

L'absurde n'est pas un savoir, c'est un état acquis par la confrontation consciente de deux forces. Maintenir cet état demande une lucidité et nécessite un travail, l'absurde c'est la conscience toujours maintenue d'une « fracture entre le monde et mon esprit » écrit Camus dans Le Mythe de Sisyphe. Ainsi l'homme absurde doit s'obstiner à ne pas écouter les prophètes (c'est-à-dire avoir assez d'imagination pour ne pas croire aveuglément à leur représentation de l'enfer ou du paradis) et à ne faire intervenir que ce qui est certain, et si rien ne l'est, « ceci du moins est une certitude »[21].

L'homme absurde ne pourrait s'échapper de son état qu'en niant l'une des forces contradictoires qui le fait naître : trouver un sens à ce qui est ou faire taire l'appel humain. Or aucune de ces solutions n'est réalisable.

Une manière de donner du sens serait d'accepter les religions et les dieux. Or ces derniers n'ont pas d'emprise sur l'homme absurde. L'homme absurde se sent innocent, il ne veut faire que ce qu'il comprend et « pour un esprit absurde, la raison est vaine et il n'y a rien au-delà de la raison »[21].

Une autre manière de trouver du sens serait d'en injecter : faire des projets, établir des buts, et par là même croire que la vie puisse se diriger. Mais à nouveau « tout cela se trouve démenti d'une façon vertigineuse par l'absurdité d'une mort possible »[21]. En effet, pour l'homme absurde il n'y a pas de futur, seul compte l'ici et le maintenant.

La première des deux forces contradictoires, le silence déraisonnable du monde, ne peut donc être niée. Quant à l'autre force contradictoire permettant cette confrontation dont naît l'absurde, qui est l'appel humain, la seule manière de la faire taire serait le suicide. Mais ce dernier est exclu car à sa manière « le suicide résout l'absurde »[21]. Or l'absurde ne doit pas se résoudre. L'absurde est générateur d'une énergie. Et ce refus du suicide, c'est l'exaltation de la vie, la passion de l'homme absurde. Ce dernier n'abdique pas, il se révolte.
[modifier] Une réponse, la révolte

Oui, il faut maintenir l'absurde, ne pas tenter de le résoudre, car l'absurde génère une puissance qui se réalise dans la révolte. La révolte, voici la manière de vivre l'absurde. La révolte c'est connaître notre destin fatal et néanmoins l'affronter, c'est l'intelligence aux prises avec le silence déraisonnable du monde, c'est le condamné à mort qui refuse le suicide. C'est pourquoi Camus écrit : « L'une des seules positions philosophiques cohérentes, c'est ainsi la révolte[21] ».

La révolte c'est aussi s'offrir un énorme champ de possibilités d'actions. Car si l'homme absurde se prive d'une vie éternelle, il se libère des contraintes imposées par un improbable futur et y gagne en liberté d'action. Plus le futur se restreint et plus les possibilités d'actions « hic et nunc » sont grandes. Et ainsi l'homme absurde jouit d'une liberté profonde. L'homme absurde habite un monde dans lequel il doit accepter que « tout l'être s'emploie à ne rien achever[21] », mais un monde dont il est le maître. Et à Camus, qui fait de Sisyphe le héros absurde, d'écrire : « Il faut imaginer Sisyphe heureux[21]. »

Bien que Camus réfute les religions parce que « on n'y trouve aucune problématique réelle, toutes les réponses étant données en une fois[22] », et qu'il n'accorde aucune importance au futur : « il n'y a pas de lendemain [21] », sa révolte n'en est pas pour autant amorale. « La solidarité des hommes se fonde sur le mouvement de révolte et celui-ci, à son tour, ne trouve de justification que dans cette complicité [22] ». Tout n'est pas permis dans la révolte, la pensée de Camus est humaniste, les hommes se révoltent contre la mort, contre l'injustice et tentent de « se retrouver dans la seule valeur qui puisse les sauver du nihilisme, la longue complicité des hommes aux prises avec leur destin[22] ».

En effet, Camus pose à la révolte de l'homme une condition : sa propre limite. La révolte de Camus n'est pas contre tous et contre tout. Et Camus d'écrire : « La fin justifie les moyens ? Cela est possible. Mais qui justifie la fin ? À cette question, que la pensée historique laisse pendante, la révolte répond : les moyens[22] ».
Pour une analyse des cycles camusiens, voir : Albert Camus ou la parole manquante.
[modifier] Généalogie

    * Enfants: Jean Camus et Catherine Camus
    * Père : Lucien Auguste Camus
    * Mère : Catherine Hélène Sintes (d'origine espagnole)
    * Grands-parents maternels : Estève Sintes ; Catalina Maria Cardona
    * Grands-parents paternels : Baptiste Jules Marius Camus ; Marie-Hortense Cormery

[modifier] Œuvres

    * Révolte dans les Asturies (1936), essai de création collective
    * L'Envers et l'Endroit (1937), essai
    * Caligula (première version en 1938), pièce en 4 actes
    * Noces (1939), recueil d'essais et d'impressions
    * Le Mythe de Sisyphe (1942), essai sur l'absurde
    * L'Étranger (1942), roman
    * Le Malentendu (1944), pièce en 3 actes
    * Réflexions sur la Guillotine (1947)
    * La Peste (1947 ; Prix de la critique en 1948), récit
    * L'État de siège (1948) Spectacle en 3 parties.
    * Lettres à un ami allemand (1948 ; publié sous le pseudonyme de Louis Neuville)
    * Les Justes (1949), pièce en 5 actes
    * Actuelles I, Chroniques 1944-1948 (1950)
    * L'Homme révolté (1951), essai
    * L'Artiste en prison (1952) préface à Oscar Wilde
    * Actuelles II, Chroniques 1948-1953
    * L'Été (1954), essai
    * La Chute (1956), récit
    * L'Exil et le Royaume (Gallimard, 1957), nouvelles (La Femme adultère, Le Renégat, Les Muets, L'Hôte, Jonas, La Pierre qui pousse)
    * Réflexions sur la peine capitale (1957) En collaboration avec Arthur Koestler.
    * Chroniques algériennes, Actuelles III, 1939-1958 (1958)
    * Les Possédés (1959), adaptation au théâtre du roman de Fedor Dostoïevski
    * Carnets I, mai 1935-février 1942 (1962)
    * Carnets II, janvier 1942-mars 1951 (1964)
    * Carnets III, mars 1951-décembre 1959
    * La Postérité du soleil, photographies de Henriette Grindat. Itinéraire par René Char, éditions E. Engelberts, 1965, ASIN B0014Y17RG - rééd. Gallimard, (2009)
    * La Mort heureuse (1971), roman . (ISBN 2070185567)
    * Le Premier Homme (Gallimard, 1994 ; publié par sa fille), roman inachevé ; (ISBN 9780783816012)

[modifier] Adaptations théâtrales

Albert Camus adapta différentes pièces de théâtre étrangères.

    * 1944 : Animation de la lecture chez Michel Leiris de Le Désir attrapé par la queue de Pablo Picasso[23]
    * 1953 : La Dévotion de la croix de Pedro Calderón de la Barca, mise en scène Marcel Herrand, Festival d'Angers
    * 1953 : Les Esprits de Pierre de Larivey, adaptation et mise en scène Albert Camus, Festival d'Angers
    * 1955 : Un cas intéressant de Dino Buzzati, mise en scène Georges Vitaly, Théâtre La Bruyère
    * 1956 : Requiem pour une nonne de William Faulkner, adaptation et mise en scène Albert Camus, Théâtre des Mathurins

En 190121-9)
      réunit le discours du 10 décembre 1957 prononcé à Stockholm et la conférence du 14 décembre 1957 "L'artiste et son temps" prononcée à l'Université d'Upsal

[modifier] Notes et références

   1. ↑ L'Homme révolté - La pensée de midi - dernier §)
   2. ↑ le Monde du 10 novembre 1978, P.17
   3. ↑ édtions du seuil, 1978, 686p. (ISBN 2020050080)
   4. ↑ Poirot-Delpech, le Monde, P.17
   5. ↑ Herbert R. Lottman, P.13
   6. ↑ Album Camus, iconographie choisie et commentée par Roger Grenier, Paris, Gallimard, 1982 (Bibliothèque de la Pléiade), p. 9 ; Olivier Todd, Albert Camus : une vie, Paris, Gallimard, 1996, p. 16
   7. ↑ Olivier Todd, ibid. , p. 24
   8. ↑ Roger Grenier, Album Camus, op. cit, p. 17
   9. ↑ Roger Grenier, Album Camus, op. cit, p. 18 ; Olivier Todd, op. cit. , p. 24
  10. ↑ cité par Roger Grenier, Album Camus, op. cit, p. 14 et 17
  11. ↑ Camus, apprenant que le prix Nobel de littérature lui avait été décerné, écrira le 19 novembre 1957 à Louis Germain : « J'ai laissé s'éteindre un peu le bruit qui m'a entouré tous ces jours-ci avant de venir vous parler de tout mon cœur. On vient de me faire un bien trop grand honneur, que je n'ai ni recherché ni sollicité. Mais quand j'en ai appris la nouvelle, ma première pensée, après ma mère, a été pour vous. Sans vous, sans cette main affectueuse que vous avez tendue au petit enfant pauvre que j'étais, sans votre enseignement, et votre exemple, rien de tout cela ne serait arrivé. Je ne me fais pas un monde de cette sorte d'honneur. Mais celui-là est du moins une occasion pour vous dire ce que vous avez été, et êtes toujours pour moi, et pour vous assurer que vos efforts, votre travail et le cœur généreux que vous y mettiez sont toujours vivants chez un de vos petits écoliers qui, malgré l'âge, n'a pas cessé d'être votre reconnaissant élève. Je vous embrasse de toutes mes forces. » (UNESCO, Rapport mondial sur l’éducation, 1998, p. 94).
  12. ↑ Notes pour un roman citées par Roger Grenier, 1982, p. 20: cité par Olivier Todd, 1996, p. 37
  13. ↑ in Albert Camus, une vie, Olivier Todd, Paris, Gallimard, 1996, p. 67, note 25. Mersault dans La mort heureuse;p. 90, Folio, ISBN 978-2-07-041062-0
  14. ↑ (fr)“Misère de la Kabylie” d’Albert Camus sur Berbères.net. Consulté le 8 mars 2010
  15. ↑ Extrait en ligne de cet éditorial
  16. ↑ (fr)Albert Camus en Algérie : la trêve civile de janvier 1956 sur LDH-Toulon. Consulté le 8 mars 2010
  17. ↑ Images de l'INA tournées sur les lieux de l'accident : voir la vidéo
  18. ↑ Sarkozy souhaite faire entrer Albert Camus au Panthéon, Arnaud Leparmentier, Le Monde. fr
  19. ↑ "Le fils d'Albert Camus refuse le transfert de son père au Panthéon", Arnaud Leparmentier, Le Monde. fr
  20. ↑ "Pour Catherine Camus, ce serait "un symbole pour ceux pour qui la vie est très dure", Arnaud Leparmentier, Le Monde. fr
  21. ↑ a, b, c, d, e, f, g, h, i, j et k Le Mythe de Sisyphe, 1942
  22. ↑ a, b, c et d L’homme révolté, 1951
  23. ↑ Picasso par Roland Penrose (1958), collection 'Champs' chez Flammarion nº607, p.394-398

Jean-Luc Moreau : CAMUS l'intouchable,Polémiques et complicités, Éditions Écriture-Ed. Neige, janvier 2010 - (ISBN 978-2909240961)
[modifier] Voir aussi

    * Société des Études Camusiennes
    * Suicide et philosophie
    * Absurde
    * Sisyphe

[modifier] Bibliographie

Ouvrage utilisé pour la rédaction de l'article : source utilisée pour la rédaction de cet article.
[modifier] Ouvrages

    * Pierre Aubery, Albert Camus et la classe ouvrière, New York, [s. n.], 1958
    * (pt) Vicente Barretto, Camus : Vida e Obra. [s.L.] : José Álvaro, 1970.
    * (it) Gianfranco Brevetto (dir), Albert Camus, Mediterraneo e Conoscenza, Ipermedium Libri, 2003.
    * Jean-Claude Brisville : Camus, la Bibliothèque idéale, NRF Gallimard, 1959
    * Danièle Boone, Camus, éditions Henri Veyrier, 1987
    * Catherine Camus, Albert Camus, Solitaire et Solidaire, Éditions Michel-Lafon, 2009
 uvre romanesque. Paris : Klincksieck, 1977
    * Jean-Yves Guérin, Camus, portrait de l'artiste en citoyen, édition François Bourin {{ISBN|2876861518}
    * Jean-Yves Guérin, Dictionnaire Albert Camus, Robert Laffont, collection Bouquins, 2009, 992 pages, (ISBN 2221-10734-8)
    * Roger Grenier, Albert Camus, soleil et ombre (une biographie intellectuelle) Gallimard, 1987
    * Roger Grenier, Album Camus, iconographie choisie et commentée in Bibliothèque de la Pléiade, Gallimard, 1982 (ISBN 2-07-011045-1) Ouvrage utilisé pour la rédaction de l'article
    * Jean Grenier, Albert Camus - Souvenirs, Éditions Gallimard, 1968
    * Jeanyves Guérin (dir), Dictionnaire Albert Camus, Éditions Robert Laffont, collections Bouquins, 2009.
    * À Albert Camus, ses amis du livre, ouvrage collectif, préface de Roger Grenier, Gallimard, 1962 (n° d'Éd. 9135 - n° d'Imp. 6822)
    * Morvan Lebesque, Albert Camus par lui-même, Éditions du Seuil, coll. « Écrivains de toujours », 1963
    * José Lenzini, Camus et l'Algérie, Éditions Édisud, 2010
    * Herbert R. Lottman, Albert Camus, Éditions du Seuil (pour la traduction française), 1978
    * Jean-Louis Loubet del Bayle, L'illusion politique au XXe siècle : des écrivains face à leur temps, Economica, 1999
    * Albert Camus et les libertaires, écrits rassemblés et présentés par Lou Marin, Egrégores éditions, Marseille, 2008.
    * Roger Quilliot, La mer et les prisons, essai sur Albert Camus, Éditions Gallimard, 1956
    * Michel G. Renou, "Facel-Véga - Toute l'histoire", Editions E/P/A, 1984, réed. 1994. (ISBN 2-85120-447-5).
    * Jean-Pierre Ryf, Albert Camus et les Algériens : noces ou divorce ?, éd. Atlantica, 2007
    * Jean Sarocchi, Camus, Presses Universitaires de France, 1968
    * Virgil Tanase, Camus, Gallimard, coll. "biographies", 2010
    * Olivier Todd, Albert Camus : une vie, Gallimard, coll. « NRF Biographies », 1996 Ouvrage utilisé pour la rédaction de l'article
    * Yves Trottier, Marc Imbeault, Limites de la violence, Les Presses de l'Université Laval, Québec, 2006
    * Alain Vircondelet, Albert Camus, fils d'Alger, Éditions Fayard, 2010
    * (en) Heiner Wittmann : Sartre and Camus in Aesthetics. The Challenge of Freedom. Hrsg. v. Dirk Hoeges. Dialoghi/Dialogues. Literatur und Kultur Italiens und Frankreichs, Band 13, Frankfurt/M 2009 (ISBN 978-3-631-58693-8)
    * (de) Heiner Wittmann, Albert Camus, Kunst und Moral. Dialoghi/Dialogues. Literatur und Kultur Italiens und Frankreichs, hrsg. Dirk Hoeges, Peter Lang, Frankfurt/M u.a. 2002

[modifier] Articles & Conférences

    * Heiner Wittmann, Camus et Sartre : deux littéraires-philosophes, conférence présentée lors d’une Journée d’études à la Maison Henri Heine sur la littérature et la morale, 15 décembre 2005
    * Guy Dumur, Les silences d'Albert Camus, Médecine française, 1948
    * Francis Jeanson, Albert Camus ou l'âme révoltée, Les Temps modernes, 1952
    * Jean Négroni, Albert Camus et le théâtre de l'Équipe, Revue d'histoire du théâtre, 1960
    * Bernard Pingaud, La voix de Camus, La Quinzaine littéraire, 1971

[modifier] Reportage

    * Emission télévisée conçue par Cécile Clairval et réalisée par Paul Vecchiali.
    * Titre : "Albert Camus", diffusé le 25/05/1974
    * Durée : 01h31min27s
    * Synopsis : portrait de l'écrivain Albert Camus à travers des témoignages de ses confrères, de ses familiers et de ses compagnons de résistance : Louis Guilloux, Jean Pelegri, Mouloud Mammeri, Edmond Charlot, Jacqueline Bernard, Jules Roy, Jean Daniel, Francis Jeanson, Suzanne Agnelli. La vie de l'auteur est retracée et les principaux thèmes de son œuvre sont évoqués : la Méditerranée et l'amour de la nature, le divorce entre l'homme et le monde, la révolte contre l'oppression et la revendication de liberté. Lecture de réflexions de Camus sur l'art du comédien par Catherine Sellers, extraits répétition des "Justes" par Ludmila Mikaël, Yves Fabrice, Niels Arestrup.

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