Esclater en clinquant gorrierement vestu
Piaffer en vn bal, gausser, dire sornettes.

(Auvray, Banquet des muses, 1628, p. 159.)

Escornes, 179. — Affront.

Esgayer, 13, 16, 39, 42. — Divertir, ébattre.

Pour esgayer ma force.

(S. I.)

Un repos qui s’esgaye en quelque oisiveté.

(S. II.)

Egayer sa fureur parmy des precipices.

(S. V.)

Qui dans vn labeur iuste egayoit son repos.

(Ibid.)

Espoinçonne, 28. — Piquer, pousser en avant.

Iadis vn loup dit-il, que la fain espoinçonne.

(S. III.)

Pour nous espoinçonnez d’vne loüable ardeur,
Nous offrons à seruir vostre illustre grandeur.

(Auvray, Banquet des muses, 1628, p. 182.)

Estamine, 107, 114. — Petite étoffe légère & de peu de prix. Tissu de crin ou de laine servant à filtrer.

Que cecy fust de soye & non pas d’estamine.

(S. XIII.)

Et qui peust des vertus passer par l’estamine.

(S. XIV.)

Estriver, 113. — Quereller, disputer ; d’estrif, qui signifie peine et aussi débat.

Estude, 23. — Ce mot variait d’acception suivant le genre qui lui était donné.

Une estude désignait un cabinet de travail, & l’estude (subst. masc.) avait le sens de soin, souci.

Encores que mon feu pere eust adonné tout son estude à ce que ie prouffitasse en toute perfection. (Rabelais, II, 8.)

Estuver, 193. — Sécher. To warme. (Cotgrave.)

Everolle, 79. — Ampoule.

Du vieux mot français éve, eau, qui a donné éveux, humide, plein d’eau, & évier, demeuré dans la langue.

De nuages éueux.

(Baïf, Les Jeux, 1593, fo 41.)

Voir, sur éve & aigue, venus tous deux d’aqua, H. Estienne, Precellence du Lang. franc., 1579.

Evesché, 19, 27. — Ce mot était alors habituellement féminin, comme duché.

Medite vne euesché.

(S. II.)

Et si le faix leger d’vne double Euesché.

(S. III.)

Avec une comté de Plume, & un marquisat d’Ancre, il ne lui falloit plus qu’une duché de Papier, pour assortir tout l’équipage.

(Malherbe, éd. Lalanne, III, 207.)

Exemple, 41, 83.

Pour exemple parfaitte ils n’ont que l’aparance.

(S. V.)

A Paris, dans la ville, on fait exemple ordinairement feminin, & l’erreur vient de ce que exemple est de ce dernier genre quand il signifie le modelle d’escriture que les maistres Escrivains donnent aux enfans. (Vaugelas, Remarques sur la langue françoise, 1665, p. 171.)

Fanir, 192.

Tu es vn pré sans fleur qui fanist.

(Baïf, Am. de Franc., IV.)

Faquin, 43. — Mannequin contre lequel on joutait dans les manéges. Tournant sur un pivot, il frappait d’un sabre de bois le cavalier qui ne l’atteignait pas en plein milieu.

Court le faquin, la bague.

(S. V.)

Le lendemain des noces on courra la bague & rompra t’on au faquin. (Malherbe, éd. Lalanne, III, 90.)

Fée (Courroucer la), 84. — Irriter les génies.

Figue, 47, 77. — Nazarde, plus particulièrement signe de mépris, qui consiste à montrer le pouce entre l’index & le médium. Pour l’éclaircissement historique de cette expression, voir G. Paradin, De antiq. Burgundiæ statu, Lyon, Est. Dolet, 1542, p. 49, & aussi Rabelais, IV, 45.

Forains (Alibis), 91. — Echappatoires.

Dans Rabelais, liv. II, ch. XXI, cette expression désigne les recoins les plus écartés, all the corners. (Cotgrave.)

Fourche (Fait à la), 77. — Mal tourné, de grossière façon.

Fourneaux, 129.

Des fourneaux enfumez où l’on perd sa substance.

Ambroise Paré a donné la description de cet appareil à fumigation dans ses œuvres (Paris, Buon, 1585), liv. XIX, ch. XXVI.

Par ironie, on disait de ceux qui suivaient ce traitement, qu’ils voyageaient au pays de Surie, Syrie ou Suède.

Fraisé, 39. — Portant une fraise, sorte de collet plissé & empesé.

L’homme ne se plaist pas d’estre tousiours fraisé.

(S. V.)

Fusté, 34. — Bâtonné, accablé, de fust, bâton.

Les grands & la fortune
Qui fustez de leurs vers en sont si rebattus.

(S. IV.)

Marotte Duflos, pour soupechon de larrecin, fut fustée à la banlieue. (Livre rouge d’Abbeville.) Génin, dans ses Récréations philologiques, t. I, p. 161, prétend mal à propos que ce mot vient de fustigé.

Garite, 86. — Guerite, lieu de refuge & sauueté en vn desastre & deroute. (Nicot.)

Garot, 195. — Trait d’arbalète. A boult for a crosse bow (Cotgrave.)

Gaule, 34. — Houssine, cravache.

Nous voyent d’vn bon œil & tenant vne gaule
Ainsi qu’à leurs cheuaux nous en flatte l’espaule.

(S. IX.)

Gay, 94. — Geai.

Le Perroquet, & le Gay caqueteur.

(Vauq. de La Fresnaye, éd. Travers, I, 251.)

Genet, 43. — Cheval de main, de petite taille & bien proportionné, que l’on tirait d’Espagne & de Sardaigne.

Talonne le genêt.

(S. V.)

Gentilly, 49.

Aller à Gentilly caresser vne rosse.

(S. V.)

Claude Binet nous apprend, dans sa Vie de Ronsard, que le poëte « se delectoit ou à Meudon, tant à cause des bois, que du plaisant regard de la riuiere de Seine, ou à Gentilly, Hercueil, Sainct-Clou, & Vanues pour l’agréable fraischeur du ruisseau de Biéure, & des fontaines que les muses ayment naturellement. »

Hercueil fut le théâtre de la Pompe du Bouc de Jodelle. C’est à Vanves que se trouvait la maison de campagne où Desportes recevait ses amis ; enfin le petit Olympe d’Issy a été chanté par Bouteroue. « C’estoit, dit Lestoile, une fadeze dediée à la reine Marguerite sur ses beaux jardins d’Issy, dont on disoit que le dieu Priapus estoit gouuerneur, & Bajaumont son lieutenant. »

Dans Rabelais, liv. I, ch. XXIV, Comment Gargantua employoit le temps, nous lisons enfin que Ponocrates, « pour le séjourner de la vehemente contention des esprits, l’emmenoit à Gentilly, à Montrouge ou à Vanves, & là passoient la journée à faire ripaille. »

Georges (Saint), 41, 51.

Et que i’en rende vn jour les armes à Sainct-Georges.

(S. V.)

Releuez, emplumez, braues comme Sainct-George.

(S. VIII.)

La légende a fait de saint Georges un type héroïque. Comme Persée, il a délivré une jeune vierge des griffes d’un dragon. Aussi les Anglais & les Génois l’avaient-ils du temps des croisades choisi pour leur patron.

Gille (Faire), 62, 97. — Fleury de Bellingen explique ainsi cette expression :

Quand quelqu’un s’en est fuï secrettement, on dit qu’il a fait Gile, parce que Saint Gille, prince du Languedoc, s’enfuit ainsi de peur d’être fait roi.

(Étymologie ou explication des Proverbes françois. La Haye, 1656, p. 133.)

Goulet, 94. — Goulet, diminutif de Goule, aujourd’hui gueule. (Littré.) Sur la permutation eu & ou, voir page 94, feugere pour fougère.

Gourmander, 84. — Se repaistre avec avidité de.

Son poulmon tu gourmandes.

(S. X.)

Grain (Dans le), 86. — Dans l’abondance, à l’aise.

Gremoire, pour grimoire (comme letanie, cemetiere), 35, 95.

C’est mon amy, vn gremoire & des mots.

(S. IV.)

Mon maistre… i’entends bien le Grimoire.

(S. XI.)

On disait aussi gramoire.

Et par ma foy, si vous voulez,
Leur montrer mestier ou gramoire.

(Anc. th. franç., III, 12.)

Grimoire est donc véritablement un doublet du mot grammaire.

Guet (Laisser du), 62. — Échapper à quelqu’un & le laisser en quête de soi.

Housse (En), 14. — A cheval, comme s’il y avait en selle. La housse est une sorte de couverture attachée à la selle.

En carosse & en housse.

(S. II.)

Autrefois pour parler d’un qui paroissoit dans le monde, soit financier ou autre, l’on disoit de luy : Il ne va plus qu’en housse ; mais maintenant cela n’est plus guères propre qu’aux medecins ou à ceux qui ne sont pas des plus relevez.

(Les Loix de la Galanterie, 1644.)

Hypostase, 106. — Terme de théologie qui signifie essence, nature & personne de Dieu.

Infinité pour Infini, 11, 218.

Ne pouuant le fini ioindre l’infinité.

(S. I.)

Ja pour déjà, 12. — Ce mot était hors d’usage au moment où l’employait Regnier.

Ia riante en son cœur.

(S. I.)

Jacopins pour Jacobins, 29. — Voir, sur cette double forme, les Observations de Ménage sur la langue françoise. Éd. citée, p. 24.

Jean qui ne peut, 89. — Homme impuissant. Titre d’un poëme écrit en 1577 par Remy Belleau sur le cas de Me Estienne de Bray, & rapporté dans le registre journal de Lestoile.

Jean (Saint-), 67. — Place Saint-Jean-en-Greve, lieu de stationnement des crocheteurs ou portefaix.

Joug (Faire), 120, 213. — Italianisme, de far giu, céder, se soumettre, s’abaisser.

Dans Marot, il est écrit faire jou. Plus tard il prend un g euphonique, & les lexicographes le confondent à tort avec le mot joug.

Anjou fait jou, Angoulême est de même.

(Marot, Complainte de Madame Louise de Savoye.)

Jupon, 80. — Jupe. Nicot donne deux explications de ce mot : squenie ou souquenie, roquet ou rochet, suruestement qui est pendant par deuant & par derriere bien bas.

Le comte d’Egmont… estoit vestu d’vne juppe de damas cramoisi & d’un manteau noir avec du passement d’or.

(Brantome, éd. Jannet, II, 169.)

Juys pour Juyfs, 59. — f muet.

A coups de poings, de pieds, de grifs,
S’entredechiroient leurs habits.

(Auvray, Banquet des muses, 1628, p. 189.)

Voir, dans les poésies de Malherbe, l’épitaphe de M. d’Is, dont le nom exactement orthographié était d’Ifs.

Langard, 119. — Bavard.

Languards picquans plus fort qu’vn hérisson.

(Marot, Bal. des Enf. sans soucy.)

Lanternes vives, 89. — On appelait ainsi des lanternes dans l’intérieur desquelles un mécanisme particulier faisait mouvoir des figures grotesques, « Comme de harpies, satyres, oisons bridés, lievres cornus, canes batées, boucs volans, cerfs limoniers, & autres telles peintures contrefaites à plaisir pour exciter le monde à rire. »

(Rabelais, liv. I, Prol. de l’auteur.)

Laver, 82. — On se lavait les mains avant de se mettre à table & aussi au sortir du repas.

Laquelle ayant pris de l’eau pour lauer, s’assit incontinent à table.

(Le Banquet du comte d’Arete, 1594, p. 15.)

Ie voy ia qu’on dessert,
Ie voy ia l’espouze qui laue.

(O. de Magny, Epithal. de J. Flehard.)

Legende, 62. — Lecture, récit.

Pour affaires, projets, on disait faciendes.

(Voir Tahureau, Dialogues, éd. Lemerre, p. 146.)

Leger (De), 106, 122, 207. — A la légère, à l’étourdie.

De leger il n’espere & croit au souuenir.

(S. V.)

Il oit trop les causeurs, il croit trop de leger.

(Vauq. de La Fresn., éd. Travers, I, 227.)

Lievre, 81. — Bailler le lièvre par l’oreille, leurrer de promesses.

Me bailla gentiment le lieure par l’oreille.

(S. X.)

Limestre, 108. — Drap de Limestre, étoffe grossière dont on faisait des capes. On appelle aussi Limestres les gens qui portaient cette partie de vêtement. (V. Cotgrave, vo Limestre.)

Linceux, 96. — Draps de lit.

Les linceux trop cours par les pieds tirassoit.

(S. XI.)

Ce mot n’avait pas encore le sens précis de drap pour ensevelir les morts.

Entre deux lincieulx
Allez reposer votre teste.

(Marot, éd. Jannet, 271e Épigr.)

Lipée, 82. — Proprement bouchée. Suivant de madame Lipée, parasite.

Los, 11. — Louange &, par extension, gloire.

Qui leurs vers à ton los ne peuuent esgaler.

(S. I.)

Luiteur, 12, 161. — Vieille forme du mot lutteur.

Ceux qui ayment la luicte, plusieurs bons luicteurs.

(La Boétie, éd. Feugères, p. 286.)

Malle (Trousser en), 95. — Emporter de force à la façon d’vne malle qu’on charge sur les épaules.

Les nouueaux receus pour ne sçauoir l’art de la vollerie, sont troussez en malle, & conduits à Montfaucon pour là faire des cabriolles en l’air.

(Règles, statuts, etc., de la Caballe des filous. V. Ed. Fournier, Var. hist. & lit., t. III.)

Marine, 57. — Mer.

Les vents, la marine & les cieux.

(S. VII.)

Creignant les flots de la marine,
Elle troussoit sa vesture pourprine.

(Baïf, Poëmes, 1573, fo 253, vo.)

Marisson, 88. — Mot formé régulièrement comme unisson, nourrisson, qui sont restés en usage.

Ébloui suivant la même règle avait formé éblouisson.

D’vn éblouisson trouble a les yeux empeschez.

(Baïf, Amours, 1573, fo 77, vo.)

Marjollet, 25. — Petit homme fanfaron, de l’italien mariolo, homme de rien.

Entendre vn mariollet qui dit auec mespris.

(S. III.)

Matelineux, 112. — Fantasque, diminutif francisé de matto, fou.

Matines, 19. — Livre d’heures où se trouvent les offices du matin.

Que portez à l’Eglise ils valent des matines.

(S. II.)

Médard (Ris de Saint), 59. — Ris forcé. On appelait mal Saint-Médard le mal de dents, &, suivant d’autres, l’emprisonnement. Un proverbe du XVIIe siècle dit :

Ris qui est de Saint Médart,
Le cœur n’y prent pas grant part.

(Voir Le Roux de Lincy, Livre des Proverbes.)

Menestre, 82. — Soupe, de l’italien minestra.

Mercerie, 126. — Marchandise.

Chacun vante sa mercerie.

(Baïf, Mimes, III.)

Mercier, le marchand par excellence. Voir, pour la justification de ce sens, le Dictionnaire de Trevoux (1732) & le Guide des Corps des Marchands, Paris, 1766, in-12, p. 358. Le corps des merciers est le plus nombreux & le plus puissant des six corps des marchands, lit-on dans le premier des ouvrages cités plus haut. Voir aussi les Variétés hist. & litt. de M. Ed. Fournier.

Michel (Ceux de Saint-), 35. — Pèlerins que l’on appelait Michelets, du nom de leur patron.

Poissons que nous appelons sourdons, desquels les Michelets en enrichissent leurs bonnets ou chappeaux en venant de Saint-Michel.

(B. Palissy, éd. Cap., p. 365.)

Minuter, 61, 76. — Projeter.

Minutant me sauuer de cette tyrannie.

(S. X.)

Auecq’ vn froid adieu, ie minute ma fuitte.

(S. X.)

Moine-Bourru, 99, 115. — Lutin qui, dans la croyance du peuple, court les rues aux Avents de Noël en faisant des cris effroyables. (Furetière.) Suivant Cotgrave, moyne bourry ou moyne beur designe a lubberly monke or in stead of beuveur a quaffing monke.

Comp. Ie grezille d’estre marié & labourer en diable bur dessus ma femme.

(Rab., III, 7.)

Mon (C’est). — Particule affirmative dont l’origine a été diversement expliquée. H. Estienne y voit c’est moult ; Nicot y trouve le mot grec μεν francisé ; Furetière veut que ce soit l’abréviation de c’est mon avis. D’après Ménage & les hellénistes Périon, Trippault, Lancelot, mon, dans c’est mon, dérive du grec μων, certes, assurément. Cette interprétation s’applique également aux locutions savoir mon, faire mon.

Montre, 81. — Revue.

Monument, 10, 66. — Tombeau.

Deterrer les Grecs du monument.

(S. IX.)

Morgant, 24, 50, 82, 199. — Hautain, menaçant.

Faire une morgue, c’est montrer un visage irrité. D’où est venu qu’au pluriel morgue signifie outrages, malheurs.

La centurie qui promettoit morgues à la France.

(Malherbe, éd. Lalanne, III, 532.)

Moutons, 17.

Or laissant tout cecy retourne à nos moutons.

(S. II.)

Mais comme dit Marot, reprenons nos moutons.

(Courval Sonnet, Œuv. sat., 1622, p. 166.)

Mouvant, 111. — Fringant, pétulant.

L’apothicaire qui etoit vn grand mouueur.

(Bouchet, Serees, liv. I, 9.)

Dans un sens plus proche de l’exemple tiré de Regnier, Pedoue, chanoine de Chartres, a fait dire par une maîtresse à son amant :

Monsieur vous estes si pressant & si mouueux, qu’on ne sçauroit estre vn quart d’heure en repos auec vous.

(Le Bourgeois Poli. Chartres, Cl. Peigné, 1631. Dialog. VIII.)

On trouve également dans l’ancien théâtre français, avec une acception peu différente, le mot saillant.

Tousiours ma femme se demaine
Comme vng saillant.

(La Farce du Cuvier.)

Naviger, 46, 128, 129.

Tous les gens de mer disent, naviguer, mais à la Cour on dit, naviger & tous les bons Autheurs l’écrivent ainsi.

(Vaugelas, Remarques sur la langue françoise.)

Nazarde, 88, 94. — Coup sur le nez.

Nice, 129. — Ignorance, de nescia.

Voulant tromper vne nice pucelle
Il se deguise.

(Baïf, Poëmes, 1573, fo 252.)

Offusquer, 13, 33, 54. — Obscurcir, priver de son éclat.

Offusque tout sçauoir.

(S. I.)

Apollon est gesné par de sauuages loix,
Qui retiennent sous l’art sa nature offusquée.

(S. IV.)

Le miroir ne peut représenter le simulacre des choses objectées si sa polissure est par haleines ou temps nebuleux offusquée.

(Rab., III, 13.)

Opilé, 18. — Obstrué.

Et durant quelques iours i’en demeure opilé.

(S. II.)

Ses larris tant furent oppilés & resserés.

(Rab., I, 6.)

Ores, 72. — Maintenant. Or’ répété signifie tantôt… tantôt.

Pantière, 25. — Filet à prendre les oiseaux.

Pantois, 162. — Hors d’haleine. Le primitif Pantais (Pantess, en anglais) est un terme de fauconnerie qui désigne l’asthme chez le faucon.

Paranimphe, 43. — Panégyrique.

Bastit vn paranimphe à sa belle vertu.

(S. V.)

Parquet, 31. — Enceinte réservée aux juges d’un tribunal, y compris la barre, lieu de plaidoirie des avocats, laquelle établit la démarcation de l’espace abandonné au public. On désigna de bonne heure ainsi l’enceinte réservée aux gens du Roi, & par extension ces magistrats eux-mêmes reçurent le nom de Parquet.

Partis, 125. — Fermes d’impôts.

Les gentils hommes n’estant pas instruits à faire valoir leur bien par le trafic, le prest d’argent ou les partis.

(Les Loix de la galanterie, éd. Aubry, p. 3.)

Passe volant, 81, 105. — Soldats de parade qu’on louait aux jours de revue pour montrer des régiments complets.

Patelin, 125. — Jargon insidieux.

Dans le recueil des Poésies calvinistes publié par M. Tarbé, Reims, 1866 p. 59, on trouve un exemple de cette expression.

Le prestre se vest…
Puis chante vne epistre…
Puis vne legende
En prose, en latin,
De peur qu’on entende
Tout son patelin.

(Chanson nouvelle contenant la forme & manière de dire la messe. 1562.)

Pavillon, 94.

Un garde robe gras seruoit de pavillon.

(S. XI.)

Ce vers doit s’entendre ainsi : un fourreau de robe servait de couronne de lit.

Voici du reste un extrait de la correspondance de Malherbe qui éclaircira le sens du mot pavillon.

Son pavillon, pour la mettre quand elle aura accouchée est déjà pendu & dressé en sa ruelle, & celui de son travail est pendu au haut du plancher, troussé dans une enveloppe d’écarlate.

(Lettre à Peiresc du 28 oct. 1609.)

Peautre, 68. — Sel d’étain dont on faisait un fard, comme de la céruse qui est un sel de plomb. — Plus tard par confusion on a dit plâtre.