«Elle nous demanda si nous désirions connaître la cause du développement anormal de ses fesses.
«Elle nous raconta, avec le bagout d'une véritable Parisienne, entretenant sa verve par des coupes de champagne qu'elle vidait de temps en temps, qu'elle était née, qu'elle avait passé son enfance, son adolescence et une partie de sa jeunesse dans le servage.
«Elle avait souffert physiquement et moralement dans les diverses conditions où elle avait passé son existence, fouettée à tout propos chez le boyard, par la gouvernante, les maîtres et les enfants, chez la modiste où on l'avait mise en apprentissage par la maîtresse et par les clients qui venaient se plaindre; à l'Académie impériale de Danse, où la chorégraphie s'enseigne le fouet en main. Et rien n'aide au développement des fesses comme la flagellation continue. On ne lui avait pas ménagé les corrections depuis son enfance…»
La première partie de l'ouvrage est consacrée à l'enfance de Mariska chez un riche boyard. Là, la malheureuse se voit dans l'obligation de passer par toutes les fantaisies des maîtres, des enfants et des invités.
Les verges et le knout tiennent une place honorable dans ce premier volume, où il n'est guère question que de flagellations diverses, infligées aux esclaves.
«La boïarine—c'est Mariska qui parle—décida qu'on me mettrait en apprentissage chez une grande modiste de Moscou, Mme K… pour y apprendre la confection des vêtements de femmes. Ma nouvelle maîtresse avait tous droits sur moi. On lui avait recommandé de ne pas négliger les coups, pour me faire entrer le métier par derrière. C'était le seul moyen de m'encourager à bien faire.»
Et, dans cette seconde partie, des «Mémoires d'une danseuse russe», nous voyons se dérouler des scènes d'atelier, parfois fort intéressantes et non dépourvues d'une note documentaire. Mariska était non seulement fouettée par sa maîtresse, mais elle recevait encore de nombreuses fouaillées de clientes et clients mécontents.
Enfin, le troisième et dernier volume contient les tribulations de Mariska à l'Académie impériale de Danse.
Nous regrettons que le texte vraiment trop épicé ne nous permette de citer quelques passages.
Utilité de la flagellation, DANS LES PLAISIRS DE L'AMOUR ET DU MARIAGE, traduit du latin de J.-H. Meibomius.
Avant de parler de cet ouvrage par lui-même, nous donnerons quelques notes bibliographiques.
La première édition parut à Leyde (Lugdunum Batav.) en 1629. Elle ne contient que le seul traité.
Viennent ensuite les éditions suivantes:
2o Leyde (Lugd. Batav.), sans date, petit in-12o de 48 pages.
3o Lubecæ, editio secunda, 1639, petit in-12, 48 pages. Nombreuses fautes.
4o Lugd. Batav., ex off. Elz., 1643, in-4o de 48 pages.
5o Londres, 1795, in-32, dont il a été fait à Paris, sous la date de 1757, une contrefaçon erronée.
6o Londres, 1770, in-32.
Ces cinq dernières éditions, de même que la première, ne renferment que le traité de Meibomius.
En 1669, Thomas Bartholin en donna à Hafnia (Copenhague) une édition latine in-8o, augmentée: 1o de sa Lettre à Henri Meibomius fils; 2o de la Réponse de celui-ci; 3o d'une petite dissertation académique intitulée: De renum officio in re venerea, de Joachim Œlhaf, médecin à Dantzick; et 4o d'une «dissertatiuncula» d'Olaüs Worm, médecin à Copenhague.
Cette édition ainsi augmentée fut rééditée à Francfort, 1669, in-8o; puis en 1670, à Francfort également, in-12o (ou petit in-8o) de 144 pages. Quoique mal imprimée, sur d'assez mauvais papier, cette édition est recherchée, comme très complète.
Mercier donna une nouvelle édition latine d'après le texte des éditions de Francfort; Parisiis, 1792, petit in-12.
La traduction française de Meibomius avec les additions de Thomas Bartholin et la lettre de Meibomius le jeune, est attribuée à Claude Mercier de Compiègne, l'éditeur. Elle parut sous les titres suivants:
1o De l'utilité de la flagellation dans les plaisirs du mariage et dans la médecine, et dans les fonctions des lombes et des reins. Ouvrages curieux, traduit du latin de Meibomius, orné de gravures en taille-douce, et enrichi de notes historiques et critiques, auxquelles on a joint le texte latin. Paris, chez Jac. Gironard, 1792.
Petit in-12 (in-18 Cazin) de 168 pages. Frontispice et figure par Texier. Pas de faux titre. Certains exemplaires sans nom d'éditeur avec la simple rubrique. Paris, 1792.
2o De l'utilité de la flagellation dans la médecine et dans les plaisirs du mariage et des fonctions des lombes et des reins. Ouvrage singulier, traduit du latin de J.-H. Meibomius, etc., enrichi de notes historiques et critiques. Paris, C. Mercier, 1759.
Petit in-12, 156 pages. Un joli frontispice non signé.
3o De la flagellation dans la médecine et dans les plaisirs de l'amour; ouvrage singulier, traduit du latin de J.-H. Meibomius; nouvelle édition, revue, corrigée et augmentée du joli poème de l'Amour fouetté, A Paris, chez Mercier, éditeur du Furet littéraire, rue d'Angivilliers, no 151, an VIII (1800).
In-12 (in-18 Cazin); 148 pages dont 4 de titre et faux titre, et 3 pages d'annonces. Même frontispice que l'édition précédente. Sur le faux titre, on lit: Éloge de la Flagellation. L'Amour fouetté est de Fuzelier. Cette édition fut corrigée par l'abbé Mercier de Saint-Léger.
4o De l'utilité de la flagellation dans la médecine et dans les plaisirs du mariage, et des fonctions des lombes et des reins; ouvrage singulier, traduit du latin de J.-H. Meibomius; enrichi de notes, d'une introduction et d'un index. Londres (Besançon, Metoyer aîné), 1801.
In-8o de 100 pages, édition très soignée, conforme (comme texte) à l'édition de l'an VIII.
Édition moderne (la dernière parue): Utilité de la Flagellation dans les plaisirs de l'Amour et du Mariage, traduit du latin de J.-H. Meibomius. Nouvelle édition, augmentée de notes historiques, critiques et bibliographiques, suivie de la Bastonnade et de la Flagellation pénale, par J.-D. Languinais. A Amsterdam, Aug. Brancart. Libraire-Éditeur, 1891.
In-12o de 200 pages. Pap. vergé, bien imprimé.
«Voici enfin, mon cher Cassius, le petit traité que je vous ai promis dans une orgie bachique.
«Vous vous convaincrez en le lisant, que l'usage de la flagellation n'est pas aussi extraordinaire qu'il le paraît au premier coup d'œil.
«… Je vous ai dit que les coups et la flagellation servaient quelquefois à la guérison de plusieurs maladies. Je vais vous démontrer que l'expérience a confirmé la bonté de ce remède, en m'appuyant sur l'autorité des médecins qui l'ont enseigné et pratiqué.»
Ainsi commence Meibomius. Et, ce thème posé, il le développe tout au long. C'est la partie qui traite de la Flagellation dans la médecine. Puis suit la flagellation en amour.
A la suite de ce traité, nous lisons[42] une étude intitulée: De la Flagellation, par Thomas Bartholin (Observations extraites de la lettre de Thomas Bartholin à Henri Meibomius fils), dissertation curieuse et intéressante.
[42] Nous parlons de l'édition marquée Amsterdam, 1891, édition dont nous nous occupons exclusivement.
Puis De la Flagellation, par Henri Meibomius fils, sous forme d'un extrait de la réponse de H. Meibomius fils à Th. Bartholin.
Enfin l'ouvrage se termine par La Bastonnade et la flagellation pénales, étude en dix chapitres, dont la conclusion se termine, à propos des dépravés qui tentent de restaurer l'antique usage de la bastonnade par ces mots pleins de bons sens:
«Le moderne qui veut rétablir les anciens usages se prépare de grands malheurs.»
Mémoires de Miss Ophélia Cox.—Traduit pour la première fois de l'anglais par les soins de la société des Bibliophiles Cosmopolites. Londres, imprimerie de la Société cosmopolite, 1892.
Un volume in-16, 216 pages, imprimé sur papier vergé à 500 exemplaires.
L'éditeur s'exprime ainsi dans la préface:
«L'auteur du livre que nous présentons au public, prévient son lecteur vers la fin de l'ouvrage, que son livre est vrai de tous points.
«Cette assertation est exacte. Nous connaissons miss Ophélia.
«Nous avons surtout été décidés à publier cet opuscule par la peinture réelle et vibrante des scènes qui se passent, à Londres, dans l'intérieur des maisons de rendez-vous.
«On trouve dans ces scènes un singulier mélange de respectabilité et de sadisme qui est un des traits les plus curieux du caractère anglais.»
L'ensemble de l'ouvrage traite surtout des dessous d'une maison de rendez-vous de Londres.
La verge y tient un grand rôle—le plus important.
Nous ne savons pas si les scènes qui y sont décrites se passent réellement à Londres: elles dépassent en cruauté et en sadisme tout ce que l'on peut imaginer de plus horrible.
Ouvrage bien imprimé, dans un style soigné. Les descriptions y sont poussées jusqu'à l'extrême.
Jean de Villiot.—Curiosités et Anecdotes sur la flagellation.—Sur la Flagellation et les Punitions corporelles; le Knout; la Flagellation en Russie; après le Bal; la Cour Martiale de miss Fanny Hayward; la Détention féminine en Sibérie; la Flagellation pénale; un Remède pour la Kleptomanie dans la Société Anglaise; les Étrangleurs; les Larrons et le Bâton; la Flagellation dans l'Art; le Marquis de Sade et Rose Keller; Sarah Bernardt et son Fouet; la Flagellation dans les Cours royales; psychologie du Fouet; les Punitions dans l'Armée anglaise; la Flagellation en Orient.—Paris, librairie des Bibliophiles (Ch. Carrington). Tirage privé à 500 exemplaires, 1900.
Un volume in-8o carré de 436-xx pages. Imprimé à 750 exemplaires sur papier vergé de Hollande et 20 exemplaires sur papier du Japon.
Extrait de l'introduction.—Les pages que l'on va lire ne sont pas écrites évidemment… pour les petites filles, dont on coupe le pain en tartines…
«Les petites filles! les petites filles! Mon Dieu! n'y a-t-il pas des écrivains qui se dévouent par vocation ou par nécessité à composer des historiettes sans dard et sans venin? Est-ce qu'il n'y a pas des auteurs pour enfants et même des auteurs pour dames[43]?»
[43] Charles Asselineau.
Donc ces pages sont seulement pour le philosophe. Il y trouvera matière à méditation, soit à propos de cet attrait qu'exerce sur un si grand nombre d'hommes la peine du fouet infligée à leurs semblables, combien il faut peu de chose pour démuseler le fauve qui sommeille au fond du cœur de tous; soit qu'il cherche à démêler par quelle aberration des sens cette même flagellation ranime la volupté aussi bien chez les bourreaux blasés que chez les victimes impuissantes.
L'aberration, en effet, est à son comble quand le plaisir n'est excité que par la vue de la douleur ou quand la douleur ressentie aboutit au plaisir. Ce dernier sentiment même, bien que diamétralement opposé au premier, témoigne lui aussi d'une perversion singulière. L'origine, toutefois, en est plus mystérieuse. Deux classes distinctes d'hommes recherchent en effet dans la douleur une excitation au plaisir: le mystique et le débauché. Mais le plaisir que chacun d'eux recherche est, en son essence, trop différent pour que la question ne soit pas par cela même éminemment complexe.
et l'impuissant ou le blasé flagellant ses reins appauvris pour ranimer une ardeur qui n'y fut jamais ou qui s'y éteignit par l'abus, demandent au même instrument de supplice des sensations totalement différentes.
Tous deux relèvent peut-être de la psychopathie, mais chacun réclame une étude spéciale.
Si le sadisme et le masochisme ont, sous ces plumes expertes, vu leurs arcanes abominables savamment dévoilés, il reste un travail non moins intéressant à tenter sur le goût de la souffrance chez les mystiques de toute race et de tous credo. Ce travail constituerait un chapitre et non l'un des moindres, d'un traité de l'Érotologie mystique, traité qui reste à faire et qui devrait tenter la verve érudite d'un poète.
La flagellation considérée comme châtiment ou comme adjuvant de luxure, donnée ou soufferte, est évidemment un sujet capable d'attirer et de fixer l'attention.
Dans l'un et dans l'autre cas, elle doit sa vogue dont témoigne l'histoire des mœurs chez tous les peuples, à l'humiliation profonde endurée par le patient, humiliation d'où provient, quand elle joue le rôle d'un aphrodisiaque, la volupté du masochiste humilié et savourant sa souffrance.
Donnée sur les épaules ou sur le dos, elle ne peut exciter que cette sensation et pourquoi la flagellation pénale est le plus souvent appliquée de cette façon, sauf dans la famille où les parents s'ils n'ont en but qu'une correction régulière et sans arrière-pensée, l'appliquent sur les fesses de leur progéniture.
Elle l'est presque toujours de cette façon quand on l'applique ou qu'on la reçoit comme aphrodisiaque externe, et c'est là incontestablement un des rites les plus en faveur auprès des dévots de la Vénus Callipyge. La vue des trésors impudiquement étalés ajoute au plaisir de ce noir orgueil jouissant de la douleur du patient ou de la patiente, et comme Vénus n'est pas la seule à posséder ces trésors, peut-être faut-il voir dans ce fait l'explication de l'appétit malsain des fessées sur la chair nue que bien des pédagogues ressentent maladivement.
Il n'est pas besoin d'insister sur l'humiliation que ressent le patient sous les cuisants baisers des verges ou du fouet. Cette torture était celle que les Romains infligeaient à leurs esclaves et, comme pour abaisser jusqu'à ce degré,—le dernier pour eux—ils l'infligeaient également aux Vestales qui, dans leur veille sacrée devant le feu de Vesta l'avaient laissé s'éteindre. Cela ne le rallumait pas. Il n'en est pas de même, paraît-il, de ce feu que des vestales à rebours savent raviver dans les reins flagellés de ces vieux qui veulent redevenir jeunes ou de ces jeunes qui sont déjà vieux.
Under the Sjambok. A Tale of the Transvaal, by George Hansby Russell. London, John Murray, 1899, in-8o, 348 pages[44].
[44] Sous le Sjambok. Conte du Transvaal, par George Hansby Russell. Londres, 1899. Prix 6 shellings (7 fr. 50).
D'abord qu'est le Sjambok? C'est un énorme fouet dont se servent les Boers pour conduire leurs bestiaux. On le fabrique généralement avec la peau du rhinocéros. S'il était destiné seulement aux animaux, tout serait pour le mieux, mais plus d'un indigène du pays des Boers a senti sur ses épaules la caresse cinglante du Sjambok.
A vrai dire, il y a de cela une ou deux générations.
Les effets de ce terrible instrument équivalent à ceux du Chat-à-neuf-queues employé dans les prisons anglaises, et beaucoup de Cafres ont succombé sous les coups de ce fouet.
L'ouvrage dont je m'occupe actuellement n'a aucun caractère érotique ou même léger. C'est, en réalité, une étude physiologique des mœurs des Boers; mais, je le répète, je crois qu'il serait préférable de reporter de semblables coutumes à quelques générations en arrière. L'auteur, très chauvin—pour ne pas dire davantage—donne de telles descriptions qu'on se croirait en plein état sauvage. Au fond, l'ouvrage n'offre que peu d'intérêt. Je le mentionne seulement parce que le fouet y joue un rôle prépondérant.
L'intrigue est simple:
Richard Hanson, un vieux camarade de George Leigh, le héros du livre, recommande à celui-ci de s'occuper de sa fille qui se trouve au moment de sa mort, dans le Sud Afrique.
Voilà George Leigh, parti à la recherche de miss Hanson. D'où récits d'aventures plus ou moins fantastiques, certainement peu véridiques, si peu même à mon avis, que je ne crois pas utile de donner des extraits de ce roman.
Scarlet and Steel. Some modern military episodes, by E. Livingston Prescott. London, 1897, in-8o, 362 pages[45].
[46] Allusion aux jaquettes rouges des soldats anglais.
Un hasard m'a appris que ce magistral ouvrage a été écrit par une femme. A la fois bien documentées et d'un style clair et impressionnant, ces pages laissent sur l'esprit un indéfinissable sentiment de tristesse.
C'est vraiment avec plaisir que j'ai lu ces pages émouvantes, aujourd'hui où les œuvres malsaines ou nulles s'entassent, où chaque auteur semble apporter son tribut à l'inutilité.
Chaque page de ce passionnant roman—car n'en doutez pas, profanes, il est des romans passionnants—chaque page est pleine d'action, de mouvement, de vie. Point de mauvaise sentimentalité. L'auteur a recherché avec soin ses documents avant de les placer dans son livre et, chose curieuse dans ce genre d'ouvrages, rien n'a été négligé. Les renseignements ont certainement été pris à bonne source.
En 1879, parut la loi anglaise sur les règlements et la discipline dans l'armée. Cette loi barbare en plus d'un point, comprend LES PUNITIONS CORPORELLES à infliger aux soldats dans les prisons militaires. Et ce livre répond à un besoin. Il fallait lutter contre cette discipline atroce qui fait appliquer le fouet à des hommes.
Ami John Bull, tant que tu traiteras tes soldats en enfants auxquels on donne la fessée, tu seras déshonoré devant le monde civilisé[47].
[47] Dans l'Étude sur la flagellation aux points de vue historique et médical, se trouvent de longs extraits de Scarlet and Steel. Les personnes qui ne pourraient pas lire l'original dont il n'existe malheureusement pas de traduction française, trouveront dans l'Étude sur la flagellation, la traduction des principaux passages sur le sujet qui nous occupe.
The Story of the Australian Bushrangers, by Geo. E. Boxall. London, 1899, in-8o, 392 pages[48].
[48] Histoire des Batteurs de buissons australiens, par G.-E. Boxall. N'a pas été traduit en français.
Il semble presque impossible de se faire aujourd'hui la moindre idée de l'importance des Bushrangers[49], au commencement du siècle. Il est infiniment probable que l'Australie, las Tasmanie, voire la Nouvelle-Zélande ont été peuplées au début par les forçats exportés d'Angleterre, d'autant plus qu'à ce moment, il fallait vraiment peu de chose pour transformer un honnête homme en forçat. Sous l'égide féroce des rois Georges d'Angleterre, le moindre crime voyait son auteur finir sur la potence et pour les délits insignifiants, on envoyait les délinquants peupler les plaines de Botany Bay.
[49] Le mot Bushranger est difficilement traduisible en français. C'est l'équivalent de coureur ou batteur de buissons. Dans le cas qui nous occupe, il s'agit des évadés des bagnes australiens qui, postés sur la lisière des bois et des forêts, arrêtaient et dévalisaient les voyageurs qui s'attardaient dans ces parages.
L'ouvrage en question s'occupe donc en grande partie des forçats évadés. Dans les descriptions du bagne, l'auteur est arrivé au dernier degré de la férocité dans l'application des peines corporelles. Et j'ai tout lieu de croire que rien n'est exagéré.
Je vais maintenant m'efforcer de résumer quelques parties de ce livre.
Les punitions des forçats atteignaient le plus haut point de sauvagerie.
La moindre peccadille était punie de fort douce façon, à coups d'un instrument appelé Chat-de-voleurs, et auprès duquel le Chat-à-neuf-queues n'est que jeu d'enfant.
L'auteur de l'ouvrage que je cite est d'avis que l'emploi de cet instrument était plutôt nuisible, tant au physique qu'au moral.
Chose curieuse: les soldats gardiens des forçats étaient soumis à une discipline plus sévère encore et l'on vit des malheureux commettant délibérément les plus grosses fautes pour changer leur sort en celui de forçats! Si ces derniers montraient une conduite empreinte à l'égard des supérieurs d'obséquiosité et de bassesses, ils voyaient leur sort s'adoucir considérablement; si, par malheur, les prisonniers essayaient de montrer de l'indépendance—indépendance forcément relative—il n'y avait pas de répit pour eux jusqu'à la mort qui avait souvent lieu sur l'échafaud.
Je trouve, en continuant ma lecture, de curieuses anecdotes: c'est ainsi qu'il habitait à Sydney—actuellement l'une des plus belles villes de l'Australie—deux flagellateurs, véritables artistes (?) en leur genre. Ils travaillaient toujours ensemble, l'un de la main droite, l'autre de la gauche, et se disaient capables de fouetter cruellement un homme sans lui soutirer la moindre goutte de sang. Le dos des malheureux suppliciés avait l'aspect d'une véritable pomme soufflée, tout parsemé qu'il était de boursouflures qui restaient sensibles et faisaient endurer aux patients une douleur beaucoup plus longue que celle produite par la coupure de la peau.
Ordinairement les bourreaux entamaient les chairs: il se trouvait à Sydney tout autour du champ d'exécution situé dans Barrack Square, un sol saturé de sang humain.
Une curieuse anecdote racontée par l'auteur: Un individu fouetté par les deux flagellateurs dont j'ai parlé quitta le lieu d'exécution, le sourire aux lèvres, remettant sur ses épaules horriblement tuméfiées sa flanelle de forçat d'un geste de défi, se vantant que les bourreaux étaient incapables de lui arracher le moindre soupir.
Un autre prisonnier, flagellé avec la plus grande force sur les reins, s'époumonnait en vain à crier: «Plus haut, plus haut.» Le bourreau continuait froidement son œuvre. Le malheureux, une fois débarrassé de ses liens, saute sur l'exécuteur et le couche à terre d'un coup de poing. Aussitôt saisi, il dut subir, dans le triste état où il se trouvait, une punition équivalente à la première.
Parfois, un prisonnier reconnu innocent était nonobstant fouetté: Un malheureux forçat fut condamné à recevoir 50 coups du chat. Au moment de l'exécution de la sentence une circonstance imprévue prouve sa parfaite innocence.
—Qu'importe, dit le juge de Launceston, chargé de faire exécuter la punition; qu'il soit puni d'abord et je lui ferai grâce une autre fois.
Les prisonniers étaient astreints à saluer en se découvrant tous les officiels de la colonie. A ce sujet, l'auteur raconte le cas de ces forçats qui, en janvier 1839, exécutant une construction à Woolloomollô Bay, sur la propriété de Sir Maurice O'Connell, blessèrent grièvement leur contremaître en lâchant, pour saluer leur maître, une énorme pierre qu'ils transportaient.
Le capitaine O'Connell décréta de ce fait que les ouvriers employés chez lui ne seraient plus astreints à saluer pendant le travail. Ce qui n'empêche qu'un beau jour le Préfet de police de Sydney fasse fustiger un nommé Joseph Todd qui, chargé d'un lourd fardeau, était dans l'impossibilité absolue de saluer ledit chef de police (le colonel Wilson[50]).
[50] Voici comment l'auteur raconte cette anecdote:
«… Le colonel Wilson passait là, accompagné de sa fille. Les forçats continuèrent leur tâche, ne prêtant nulle attention au Préfet de police, quand celui-ci s'écria d'une voix furieuse: «Otez vos chapeaux!» Quelques-uns s'exécutèrent, mais l'un d'eux, nommé Joseph Todd, chargé d'un lourd fardeau, ne broncha pas sous l'ordre. «Otez votre chapeau, canaille!» reprit le colonel. «Je suis autorisé à ne pas le faire,» répondit Todd. Le Préfet se répandit en grossières injures. Enfin, n'y tenant plus: «Qu'on l'arrête,» cria-t-il, et aussitôt accoururent un sergent et quelques hommes. Todd opposait une vive résistance. Il n'en fut pas moins saisi et fustigé cruellement. Le jugement portait que Todd avait commis une grave infraction en refusant de se livrer aux soldats qui venaient l'arrêter, refus qui n'était acceptable que pour un homme libre!»
Joseph Todd, qui reçut pour ce fait 50 coups du chat était arrêté la semaine suivante pour une incartade légère et condamné de nouveau à recevoir 30 coups du chat-à-neuf-queues.
L'ouvrage est composé surtout d'anecdotes dans ce genre et, vu la modicité de son prix (7 fr. 50) nous le recommandons au lecteur.
Curious episodes of private history.—The Court Martial on Miss Fanny Hayward BY AN EX-INFANTRY-CAPTAIN[51]. Paris, Librairie des Bibliophiles, 1899; 1 volume in-8o carré. 70 pages. Imprimé sur papier de Hollande.
[51] Épisodes Curieuses de l'Histoire Privée.—La Cour martiale pour Miss Fanny Hayward, par un ex-Capitaine d'Infanterie. Paris, 1899.
Voici un très curieux conte: Une courtisane, miss Fanny Hayward, accusée d'avoir volé une montre dans la chambre d'un officier, est traduite par les amis de ce dernier devant une cour martiale improvisée et condammée à recevoir un certain nombre de coups de fouets. On lui donne le choix entre cette punition honteuse et une dénonciation à la police. L'accusée choisit la fustigation et la scène s'accomplit à la grande joie des officiers et des petites dames invitées à la fête (?)
Telle est toute l'intrigue. Ce conte a été traduit en français et se trouve tout au long dans l'ouvrage Curiosités et Anecdotes sur la flagellation, dont j'ai parlé précédemment.
L'auteur de cette histoire affirme qu'elle est vraie en tous points et que seuls les noms de lieux et de personnes ont été changés, pour les besoins d'une publication.
Curious Sidelights of social History. HOW WOMEN ARE FLOGGED IN RUSSIAN PRISONS. Narrative of a Visit to a Convent Prison in Siberia by AN ENGLISH DOCTOR. Paris, Librairie des Bibliophiles, 1899. Un volume in-8o, 48 pages[52].
[52] Curieux aperçus de l'Histoire sociale: Comment les femmes sont fouettées dans les prisons russes. Narration d'une visite faite dans une prison de femmes en Sibérie, par un docteur anglais. 1 plaquette in-8o carré, 48 pages.
C'est la copie d'une lettre écrite par un jeune docteur anglais, voyageant en Sibérie, à un ami intime habitant Londres. Cette lettre est datée: Tomsk, Western Siberia, 24th July 1880.
Cette lettre est authentique. Si le docteur n'a pas été témoin des scènes qu'il décrit, il est certain qu'il a puisé ses renseignements à bonne source.
L'éditeur de ce volume a écrit une très intéressante préface.
Cette lettre traduite en français se trouve également tout au long dans l'ouvrage: «Curiosités et anecdotes sur la flagellation.»
Défilé de fesses nues.—Recueil de lettres érotiques, PAR E. D. AUTEUR DE MES ÉTAPES AMOUREUSES. Paris. Chez la petite Lollote. Galeries du Palais-Royal, 1891. Petit in-16, VI-210 pages.
Ce volume vient de m'être communiqué par un bibliophile de mes amis. Le titre indique ce qu'est le livre: un recueil de lettres érotiques. Pour cela, oui. Quant à la petite Lollote, c'est vainement que j'ai cherché son adresse au Palais-Royal.
Au dos du faux titre de ce livre, se trouve une liste d'ouvrages faits par le même auteur (E. D.), savoir: Le marbre animé, Mes Amours avec Victoire, La Comtesse de Lesbos ou la Nouvelle Gamiani, Lèvres de Velours, L'Odyssée d'un Pantalon, Les Callipyges, ou les délices de la Verge, Jupes Troussées, Étapes Amoureuses, Défilé de Fesses nues, Odor di Femina, Exploits d'un Galant précoce.
Voilà une belle liste, aux titres suggestifs, et si l'on songe au peu d'années que M. E. D. a mis à faire tous ces volumes, je frémis à l'idée de ce qu'il m'aurait fallu analyser de livres, si M. E. D. ne s'était pas arrêté.
Cet ouvrage me paraît, sinon traduit de l'Anglais, du moins écrit par un étranger. J'ai d'ailleurs remarqué que les ouvrages signés E. D. présentent des différences de styles assez considérables. Dans tous les cas, le style en est pauvre: la note cherchée et poussée à l'excès est uniquement celle de l'obscénité.
Il m'est impossible de donner ici des extraits in extenso. Les adoucir serait leur enlever le seul mérite qu'ils ont.
Voici cependant l'Avant-Propos:
Ce recueil contient un choix de lettres sur des sujets très piquants, prises dans la collection d'un bibliophile anglais, qui a bien voulu me les communiquer. J'ai traduit les unes, copié le texte des autres, en déguisant les noms des lieux et des personnages.
Je crois cette publication destinée à un grand succès. Rien de plus émoustillant que ces récits alertes, qui chatouillent le lecteur et la lectrice par la verve salace qui les distingue des ouvrages parus dans ce genre jusqu'à ce jour, sans en excepter les piquants souvenirs de M. Martinett, que je viens de savourer. Puis la variété des récits écrites par des plumes différentes, ajoute un grand charme à l'intérêt déjà considérable de cet ouvrage sans rival. C'est un chef-d'œuvre qui complète la collection des érotiques. Je suis d'autant plus à l'aise pour en parler ainsi, sans qu'on puisse me taxer de forfanterie, que je ne suis ici que le fidèle traducteur, ou le modeste copiste.
A vous, charmantes lectrices, je dédie ce nouveau chatouilleur, bien digne d'éclipser tous ces aînés: car quoi de plus séduisant en ce monde, que le défilé sous nos yeux émerveillés de ces ravissants objets, désignés par le titre un peu gros de cet ouvrage, gracieux ornement, suspendu dans l'espace, que vous balancez dans un déhanchement voluptueux, riche, somptueux, opulent, l'orgueil d'un sexe adorable, le plus lorgné de ses appas, devant lequel le genre humain, hommes et femmes, tombe à genoux, pour lui adresser ses fervents hommages.
Après un tel panégyrique de cet ornement suspendu dans l'espace (?!) tirons le rideau.
Randiana, or Excitable Tales, contient des détails poussés jusque dans leurs plus infimes parties. L'auteur ne cherche pas à déguiser sa pensée. J'ignore absolument quel peut être cet auteur, mais c'est certainement un homme du monde, et du meilleur.
L'ouvrage se compose de vingt-quatre chapitres, écrits avec beaucoup de verve, dans un très pur anglais. Ce n'est certainement pas une traduction, les scènes se passant d'ailleurs en grande partie à Londres. Il y a cinq chapitres sur les vingt-quatre, que je dois signaler spécialement, attendu qu'ils se rapportent à notre sujet.
Dans le chapitre V, on trouve un abrégé de l'histoire de la flagellation et dans le chapitre VI, on entre dans le vif de la question, avec l'histoire de deux ecclésiastiques qui ont persuadé à une jeune femme de laisser expérimenter sur son corps les bienfaits de la flagellation.
Ce volume, publié vers 1880 à Londres (?) est devenu presque introuvable. Il a été réimprimé en 1897 à Paris, en une charmante édition tirée, sur papier de Hollande, à 200 exemplaires numérotés à la presse. Le titre de cette édition porte: Social Studies of the Century. Randiana, or Excitable Tales. Paris, Société de Bibliophiles for the Delectation of the Amorous and the instruction of the amateur in the Year of the excitement of the sexes, MDCCCXCVIII.
Pisanus Fraxi, l'éminent bibliographe fait, sur ce volume, les remarques suivantes:
Chacun des vingt-quatre chapitres de cet intéressant ouvrage, contient une petite affaire d'amour, brièvement et habilement racontée, et dont l'auteur est le héros.
Aucune de ces aventures ne dépasse le domaine des choses possibles: elles peuvent même fort bien—exagération mise à part—arriver à tout homme du monde possédant, en sus de l'amabilité, une bourse bien garnie. Néanmoins, l'auteur me permettra d'être sceptique quand il affirme:
«Je suis homme à ne pas farder la vérité, mais aussi à ne raconter que ce qui est, et si extraordinaire que puissent paraître quelques-uns de mes racontars à ceux qui n'ont jamais passé par de semblables habitudes, elles n'en sont pas moins exactes. La lecture de cet exposé fera, je crois, grandir le zèle avec lequel il sera lu.»
J'hésite vraiment à porter croyance—ajoute Pisanus Fraxi—aux effets magiques du baume Pinero, ni à l'emploi sans danger d'un semblable aphrodisiaque dans de semblables scènes d'orgie et de flagellation pratiquées par le père Pierre de Sainte-Marthe des Anges, de South Kensington, ni à l'aventure audacieuse avec la vertueuse Mme Leveson.
L'improbabilité même de ces scènes peut être sans doute considérée par quelques-uns des lecteurs comme une marque d'originalité et le volume sera certainement salué comme joyeuse arrivée par tous les philosophes de la même école que l'auteur.
Théodore de Banville.—Contes héroïques. Paris, 1884.
Je ne classe pas cet ouvrage parmi ceux écrits exclusivement sur la flagellation. Théodore de Banville n'était pas coutumier de tels livres. N'empêche que le premier des contes, La Borgnesse, se terminait par un sujet de flagellation qui vient apporter là sa note sombre.
Christmant, amant d'une femme de monde quelconque, est surpris par le mari. Mais la maîtresse a le temps de s'échapper et serait bientôt hors d'atteinte si le modèle du peintre, Léo, n'avait, d'un signe imperceptible, indiqué au mari outragé la porte par laquelle avait disparu la fugitive.
«Cependant ce clin d'œil de trahison jeté par Léo, Christmant l'avait vu, lui aussi, et surpris au vol. Alors il saisit un fouet accroché à la muraille entre deux bébés japonais, et de toutes ses forces en cingla le visage du modèle. L'œil blessé horriblement sortit de son orbite, et les joues et la bouche déchirés ne furent plus qu'une plaie. Et furieuse, hurlant, toute sanglante, de longs filets de sang coulant sur sa gorge nue, tordant ses bras, la grande Léo eut encore un air de défi, et de son œil unique regardant Léopold Christmant avec l'expression d'une haine farouche:
—«Tant pis! je vous aimais! dit-elle.»
Dans le même ouvrage, un autre des contes La Bonne nous donne une scène différente. Il serait téméraire de ma part d'essayer d'analyser Banville. Je cite donc:
«En voyant la colère qui brillait dans les yeux de la grande femme, les visiteurs voulurent s'interposer mais les écartant d'un geste terrible, elle saisit Audren, et l'ayant mis sur son bras, comme lorsqu'il était enfant, le déculotta et lui donna le fouet. Le vicomte de Larmor hurlait de douleur; mais toujours Annan Goën le frappait de toutes ses forces, et acharnée à le châtier, elle ensanglantait sa main vengeresse dans la chair déchirée et meurtrie de ce mauvais gentilhomme.»
Rare tracts on flagellation.—Voici sept opuscules qu'il serait de coupable négligence d'omettre dans cette bibliographie.
Un érudit nommé Henry Thomas Buckle, né en Angleterre de parents fortunés, et mort à l'âge de trente-trois ans a laissé un certain nom dans la littérature anglaise. C'est l'auteur de l'Histoire de la civilisation en Angleterre (3 volumes) œuvre monumentale, restée inachevée par la mort de l'auteur, ouvrage renommé pour la clarté du style et la profonde philosophie qui s'en dégage. Parmi les sujets qui attirèrent l'attention de ce chercheur, vient s'ajouter celui qui se rapporte aux punitions corporelles. Du moins, on le dit, et je vois là l'explication de la réunion de son nom. Voici en effet le titre général des sept opuscules:
Rare Tracts: Reprinted from the original editions collected by the late Henry Thomas Buckle, author of «A History of Civilization in England» autrement dit: Traités rares sur la flagellation, réimprimés sur les éditions originales, réunis par feu Henry Thomas Buckle auteur de l'«Histoire de la civilisation en Angleterre».
On prétend que Thomas Buckle avait prêté ces opuscules en 1872, à un éditeur de Londres, nommé J. C. Hotten, qui les a publiés dans sa Bibliothèque dite du Progrès social, d'après les éditions originales collectionnées par Thomas Buckle. L'éditeur de l'édition originale, en 1777 était G. Peacock, et il est probable que Buckle se serait servi de ces opuscules pour un chapitre curieux et intéressant de son ouvrage sur la civilisation.
Les sept volumes de la réimpression sont très rares et valent de 250 à 300 francs. Ils sont formés en partie de révélations sur certaines dames du grand monde anglais, dames qui s'adonnaient beaucoup au sport tout particulier de la flagellation. Les noms sont peu déguisés.
Entre autres documents, on trouve un opéra-comique représenté sur une scène privée ainsi que des conférences fashionables qui, paraît-il, ont été faites avec accompagnement d'expériences pratiques! Ces volumes éclairent d'un jour nouveau les pratiques en usage au siècle dernier en Angleterre.
Voici les titres complets des sept volumes:
1. Exhibition of Female Flagellants in the Modest and Incontinent World.
2. Part Second of the Exhibition of Female Flagellants in the Modest and Incontinent World.
3. Lady B—r's Revels. A Comic Opera, as Performed at a Private Theatre with unbounded Applause.
4. A Treatise of the Use of Flogging in Venereal Affairs. Also of the Office of the Loins and Reins. By Meibomius.
5. Madame Birchini's Dance. A Modern Tale, with Original Anecdotes collected in Fashionable Circles. By Lady Termagant F—m.
6. Sublime of Flagellation: in Letters from Lady Termagant F—m to Lady Harriet T—l.
7. Fashionable Lectures; Composed and Delivered with Birch Discipline, by the Following Beautiful Ladies.
London, printed by G. Peacock, 1777[53].