[1086] «... mesmement car communement le plus de tielx ouvriers sont clercs...» 23 novembre 1395, Matinées du Parl. X1a 4784, fo 9. Append. no 18.
[1087] Ordonn. des rois de Fr. VI, 698, «... ung nommé Symonnet de Lachesnel, orfevre contrefist les coings de la monnoie du Roi n. s. et ouvra des blans de mauvais aloy par lequel cas il fu boulu ou marchié aux pourceaulx...» Append. no 47.
[1088] «A Arnoul Bourel, orfevre et graveur de seaulx, pour den. à lui paiéz qui deubz lui estoient pour sa paine d’avoir forgié tout de neuf et gravé le signet de la court de Parlement et pour le seurcroix de l’argent qu’il a livré par dessus le viel argent que on lui avoit baillié, le quel signet a esté fait par le commandement et ordonnance de noss. de Parlement... pour ce par quittance dud. Arnoul donné le premier jour de fevrier ou d. an mil CCC IIIIxx et XVIII.» KK 336, fos 42 vo et 43.
[1089] «It. led. baillif [de l’évêque de Paris] ou nom dud. evesque, a en toute la ville de Paris la cognoissance des paintres et ymagiers, broudeurs, brouderesses, esmailleurs et autres personnes faisant images quelz que ilz soyent, et ainsi a il la justice des seelleurs.» XIVe s. Cart. N.-D. de Par. III, p. 276. L’évêque exerçait déjà cette juridiction à une époque où les sceaux étaient fondus, avec d’autres menus objets, par les fondeurs et mouleurs. Bibl. de l’Ecole des Chartes, XXIX, p. 30. Liv. des mét. p. 94.
[1090] Theophili Schedula divers. artium, ed. Ilg, Wien 1874, p. 223.
[1091] «... le plus beau mestal qui soit si est or, de quoy les affineurs en trouvent en la riviere du Raune, de Vienne et en autres rivieres en France.» Le Debat des heraults de France et d’Angleterre. Bibl. nat. Ms. fr. 5838, fo 27.
[1092] Théophile, loc. cit.
[1093] Théophile, De auro arabico, cap. 47.
[1094] Ibid. cap. 46 et 48.
[1095] «Les mineres d’argent sont environ Lyon sus le Raune où il y a ouvriers qui ne cessant à besoigner...» Ms. fr. 5838, loc. cit.
[1096] «A noble homme... mons. le prevost de P... Denis Nicolas, examinateur... ou Chastellet de P... plaise vous savoir que du commandement par vous à moy fait à la requeste des changeurs... disans que, jasoit ce que par ordonnances royaulx pieça et d’ancienneté faictes sur le fait dud. mestier aucun ne peust... tenir change... sur le pont de P. ne ailleurs se il n’avoit esté apprentis à maistre changeur... et que il eust lettre du Roy et des généraulx maistres des monnoyes de povoir tenir change sur led. pont dedens les fins et mettes à ce d’ancienneté ordonnées et qu’il feust homme de bon renom et eust baillé caucion de 500 liv. par..., neantmoins pluseurs orfevres... faisoient... fait de change en achetant billon et en pluseurs autres manieres... en tenant à leur forge et ouvrouers tapiz, or et argent monnoié dessus, sans avoir caiges audevant de leurs comptouers et fenestres, comme à orfevres appartient... le lundi XVe jour du moys de may l’an 1419 et autres jours ensuivans... je... me transportay sur led. pont de P. et si enjoigny à Jaquet Lescot, sergent à verge, que de ce il se preneist garde..., lequel... me relata... que le samedi XXIIe jour de juillet oud. an..., lui passant sur led. pont, il avoit trouvé [plusieurs orfevres]... lesquels avoient leursd. forges ouvertes, tapiz vert sur leurs buffetz et monnoye dessus et que à leursd. forges s’estoient arrestéz gens qui leur avoient offert à vendre monnoye... et... me admena... lesd. orfevres... disans que il y avoit d’autres orfevres plus riches la moitié que eulx qui en faisoient plus grant fait que ilz ne faisoient et les espiciers ferrons et drappiers de P. à qui on ne se prenoit pas, pour lesquelles confessions... je seellay la monnoye qui fu trouvée et arrestée par led. sergent... et si donnay... jour au dessusd. orfevres pardevant vous... à... lundi ensuivant XVIIe jour dud. moys de juillet à comparoir... à l’encontre du procureur du Roy et des gardes et juréz dud. maistre (sic) de change...» Arch. nat. KK 1033-34. Le 10 janv. 1422 (n. s.), le parlement décida par provision que les orfévres ne pourraient acheter du billon d’argent au-dessous de 10 den. ni aucune monnaie d’or, sauf, dans le cas où ils en auraient besoin pour ouvrer, à s’adresser aux maîtres généraux des monnaies. Ibid.
[1097] Ordonn. des rois de Fr. I, 475, 480, 613, 766; II, 290; III, 146, art. 6, 195, 245, 439, 483; IV, 560; VIII, 124.
[1098] Voy. notre recensement des professions industrielles.
[1099] Le Roy, Statuts des orfévres-joyailliers, p. 215.
[1100] Cité par Hœfer, Hist. de la chimie, I, 336-337.
[1101] Cap. 68.
[1102] Cap. 69.
[1103] Cap. 23. Cf. Albert le Grand, cité par Hœfer, I, 385.
[1104] Théophile, cap. 65, De compositione æris; cap. 66; De purificatione cupri.
[1105] «Nus orfevre ne puet ouvrer d’or à Paris qu’il ne soit à la touche de P. ou mieudres, laquele touche passe touz les ors de quoi en oevre en nule terre. Nus orfevres ne puet ouvrer à P. d’argent qu’il ne soit aussi bons come estelins ou mieudres.» Liv. des mét. p. 38. «Habeat [aurifaber] etiam cotem qua metallum exploret...» Alex. Neckam, De nominibus utensilium, ed. Scheler, p. 115. Ord. des rois de Fr. VI, 386, note.
[1106] Ordonn. des rois de Fr. III, 10, art. 12.
[1107] Ibid. VI, 386, art. 18, 19.
[1108] Ibid. art. 10.
[1109] Ordonn. des rois de Fr. III, 10, art. 2. Il ne faudrait pas croire qu’on ne travaillât jamais l’or à un titre supérieur à 19 carats un quint. Il est vrai qu’on se croyait alors obligé d’y mettre un alliage pour donner de la consistance à l’ouvrage: «Pour II or [c’est-à-dire marcs d’or] IIII onces XVIII estellins d’or à XX karaz dont il a esté fait un goblet à couvercle... A Thomas Auquetin, orfevre pour la façon dud. goblet IX l. XII s. p. A lui pour alier led. goblet LXV s. p...» KK 7, fo 24 vo. L’orfévrerie religieuse elle-même était quelquefois à un titre plus élevé. Le trésor de N.-D. de Paris renfermait, par exemple, deux encensoirs à 19 carats un quart et un huitième de carat de fin. Fagniez, Invent. du trésor de N.-D. de Paris, tir. à part, p. 31, note 1.
[1110] Théophile, cap. 27: De majore calice et ejus infusorio.
[1111] «... Moxque effunde in infusorium rotundum quod sit calefactum super ignem et sit in eo cera liquefacta.» Ibid. p. 179. Cf. Encyclopédie méthod. Arts et mét. Art. de l’orfevre, vo Lingotière.
[1112] «Percute tabulam auream sive argenteam quante longitudinis et altitudinis velis ad elevandas imagines. Quod aurum vel argentum, cum primo fuderis, diligenter circumradendo et fodiendo inspice, ne forte aliqua vesica sive fissura in eo sit... Cumque considerate et caute fuderis, si hujusmodi vitium in eo deprehenderis, cum ferro ad hoc apto diligenter effodies, si possis. Quod si tante profunditatis vesica sive fissura fuerit, ut effodere non possis, rursumque oportebit te fundere et tamdiu donec sanum sit...» Théophile, p. 285.
[1113] Cap. 26: De fabricando minore calice; cap. 44: De patena calicis. Cf. Benvenuto Cellini: Trattato dell’ oreficeria, cap. 12: Del modo di tirar vasellami d’oro e d’argento, e de’varj modi di formare e gittare i manichi a piedi loro, etc.
[1114] Théophile, cap.: De fundendis auriculis calicis.
[1115] «Hoc modo utrisque partibus unius auriculæ solidatis...» Ibid. p. 231.
[1116] Voy. la fabrication du pied du petit calice, du cratère du grand calice, de la burette, cap. 26, 27, 57.
[1117] Cap. 59: De thuribulo ductili.
[1118] Voy. l’encensoir de Trèves gravé dans le Dict. du mobilier, II, pl. 30.
[1119] A saint Pierre correspondait le jaspe, à saint Paul ou saint André le saphir, à saint Jacques le Majeur la chalcédoine, à saint Jean l’émeraude, à saint Philippe la sardonyx, à saint Barthélemy le sarde, à saint Mathieu la chrysolithe, à saint Thomas le béril, à saint Jacques le Mineur la topaze, à saint Jude la chrysoprase, à saint Paul l’hyacinthe, à saint Mathieu l’améthyste.
[1120] Théophile, cap. 60: De thuribulo fusili.
[1121] Cap. 31: De solidatura argenti; cap. 51: De solidatura auri.
[1122] Cap. 58: De confectione que dicitur tenax.
[1123] Cf. cap. 58 et 73: De opere ductili.
[1124] La resingle était employée au XVIe siècle. Benvenuto Cellini donne à ces ingénieux instruments le nom de caccianfuori, qui n’exprime pas moins bien leur effet que le mot français resingle. Le bout de la resingle en effet fouette, cingle le point de la concavité qu’on veut repousser. «... Abbiansi certi ferri, fatti in foggia d’ancudini, colle corna lunghe, i quali sono detti caccianfuori et si fanno di ferro puro, piu lunghi e piu corti secondo il bisogno. Questi caccianfuori si hanno da fermare in un ceppo, come s’acconciano l’altre ancudini. Nel vaso poi si fa entrare uno di quei cornetti delle dette ancudini, il quale sta rivolto colla punta all insu, la quale si fa tonda, nella guisa di un dito piccolo della mano; e questa serve a far innalzare que’ luoghi, che nel lavoro del vaso e mestiere d’innalzare. Cosi pian piano percotendo col martello l’altro cornetto delle caccianfuori si viene a sbattere; facendo per cotal modo quel ch’è nel corpo del vaso e innalzare l’argento tanto quanto fa di bisogno.» Trattato dell’ oreficeria, Milano 1852, p. 156-157.
[1125] Cap. 58.
[1126] Cap. 73 et 77: De opere ductili quod sculpitur.
[1127] Cap. 7: De opere interrasili. Pour désigner les ciseaux, Théophile se sert du mot allemand meissel, ce qui montre que l’allemand était sa langue maternelle. Il trahit ailleurs sa nationalité de la même façon.
[1128] Théophile, cap. 33: De coquendo auro; cap. 34: De eodem modo.
[1129] Ibid. cap. 26-27: De molendo auro.
[1130] Cap. 28: De invivandis et deaurandis auriculis.
[1131] Cap. 39: De polienda de auratura.
[1132] Cap. 40: De colorando auro. Voy. à l’append. no 48 un procès au sujet de vaisselle d’argent dorée d’or rouge.
[1133] Cap. 67: Qualiter deauretur auricalcum.
[1135] Cap. 72: De opere punctili.
[1136] Théophile, cap. 74: De opere quod sigillis imprimitur.
[1137] Cap. 75: De clavis. Cf. Append. no 18, § 51.
[1138] «Que nulz orfevres ne puisse faire planches de boutons ferues en tas qui ne se reviengnent massisse et toutes plaines devers le marttel.» Statuts de 1355, Ordonn. des rois de Fr. III, 10, art. 13.
[1139] Viollet-le-Duc, Dict. du mobilier, orfévrerie, II, 202.
[1140] «Pour un gros saphir en un annel d’or poinçonné à menuz fueillages...» KK 42, fo 30 vo. «Ceinture d’argent doré... laquelle est poinçonnée à la devise de la Royne.» KK 43, fo 75.
[1141] Cap. 28: De nigello; cap. 29: De imponendo nigello.
[1142] Cap. 32: Item de imponendo nigello.
[1143] Cap. 41: De poliendo nigello.
[1144] Cap. 53: De electro; cap. 54: De poliendo electro.
[1145] M. Labarte a cru pouvoir conclure de ce silence que le manuel de Théophile a été composé avant 1100.
[1146] M. Labarte a complétement réfuté l’interprétation de M. de Laborde et établi l’identification des émaux de plite et des émaux cloisonnés. Op. laud. III, 94-102.
[1147] Voy. Append. no 18, art. 4 et 8. On voit que M. Labarte s’est trompé en disant p. 98, qu’on ne fit plus d’émaux cloisonnés à partir du XIVe siècle.
[1148] On la voit dans l’ancienne abbaye de Saint-Denis, ainsi que les fragments de la seconde. Voy. sur ces monuments, Laborde, Notice des émaux, p. 62-64. Viollet-le-Duc, Dict. du Mobilier, II, p. 221-222, et pl. 43 et 44.
[1149] Ces deux objets sont conservés au Louvre.
[1150] Invent. de 1395, cité par Labarte, III, p. 122.
[1151] «Que nuls ne puisse clouer ne river pieces à bates ne à deux fons, se l’on ne les fait si que l’en les criese [var. queuse, c’est-à-dire couse] par les costéz, car quant elles sont clouées, elles samblent être massées, et c’est decevance à ceux qui les achetent.» Append. no 50. Le sens de cet article est éclairci par la disposition suivante des statuts de 1355: «Que toutes pieces qui auront bastes soudées, soient pour mettre sur soye ou ailleurs, ne puissent être clouées mais cousues à l’aguille.»
[1153] Gloss. et répert. vo Esmailleurs.
[1154] «Jehan Carré, orfevre pour XIX esmaulx aux armes du Roy assiz es d. hanaps...» KK 32, fo 19. «A Jehan Clerbourc, orfevre de la Royne... pour avoir fait IIII esmaulz des armes de la d. dame assis en IIII cailliers à faire essay... pour avoir fait pour lad. dame un chappeau d’or tout neuf de XII grans pieces et XII petites... six d’iceulz grans pieces en meniere d’un bassin où en chascune a une dame esmaillée de blanc assiz ou millieu et tient un ballay et en chascune a six perles et deux saphirs, et les six autres grans pieces d’une fleur blanche à petiz grainz esmailliéz de noir et de rouge...» KK 41, fo 111 vo. «A Thomas Auquetin, orfevre, pour la façon dud. gobelet, IX liv. XII s. p... A Regnaut Hune, esmailleur, pour taillier et esmaillier les d. esmaux C. IIII. s. p.» KK 7, fo 24 vo.
[1155] Le passage suivant fait bien comprendre ce qu’était le doublet: «... un annel d’or où il avoit un voirre et avoit fueilles de saphir...» Append. no 18, art. 30.
[1156] Ibid. Il était déjà garde de la corporation des cristalliers-pierriers, en 1332 (n. s.). Ms. fr. 24069, fo XIIxx XIIII.
[1157] Le Roy, p. 6.
[1158] «Aurifaber etiam habeat celtem preacutam... qua... in electro ve adamante vel ophelta... figuras multipliciter sculpere possit et formare.» A. Neckam, p. 115.
[1159] Cap. 94: De poliendis gemmis. Laborde, vo Diamant.
[1160] Cap. 94.
[1161] 21 janv. 1332 (n. s.). Ms. fr. 24069, fo XIIxx XIIII.
[1163] Quicherat, Hist. du Costume, p. 258.
[1164] «Au jour d’uy Pierre Hune et Berthelot de la Lande, gardez du mestier de l’orferverie (sic) de Paris qui avoient nagaires prins et arresté en la possession de Pierre Heuze, cousteller la garnison d’une dague ou autre coustel pour ce que icelle garnison qui est d’argent il avoit faicte et faisoit en son hostel... après ce que led. Heuze a confessé que lad. garniture il ne povoit ne devoit faire, et que ce n’estoit pas des appartenances de son mestier, ont rendu en jugement aud. H. icelle garnison ou bouteroles qui sont en deux pieces, l’une ronde cretrelée par dessoux, et l’autre plate sens aucune façon et s’en est tenus pour content et en a promis garder... ce que dit est...» Reg. d’aud. du Chât. Y 5224, fo 48 vo.
[1165] Liv. des mét. p. 38. Ordonn. des rois de Fr. III, 10.
[1166] «... lesquelx generaulx maistres feront despecier tous les poinçons que ont à present lesd. orfevres qui auront autres poinçons nouveaulx plus larges et telz comme ilz leurs seront ordonnéz par lesd. generaulx maistres...» Append. no 52.
[1167] Append. Ibid. Le Roy, pp. 98, 102. On peut voir au musée de Cluny une plaque sur laquelle sont gravés les noms et les marques des orfévres de Rouen en 1408.
CONCLUSION
[1168] «... Regnardon de Clermont en Auvergne... comme environ le mois de fevrier derrenier passé il eust fait apporter en la ville de Paris certaine marchandise, c’est assavoir trois bales d’estamines pour les vendre... et pour cause que certains marchanz de P. vont continuelment ou envoient certains leurs facteurs ou païs d’Auvergne pour acheter pour d. estamines et avoient despit... de ce que la d. R. s’estoit entremis... de soy mesler de la d. marchandise aus quelx marchans de P. le d. R. arrait trait à vendre sa d. marchandise, et les d. marchans ne lui donnassent pris raisonnable ne autant comme eulx mesmes les achatoient au d. païs en la value de 10 fr. pour bale, ains lui offrissent grant perte afin qu’il n’eust plus talent de retourner marchander de la d. marchandise, le d. R., pour obvier à leur malice, envoia sa d. marchandise à la foire de la mi quaresme à Compiengne et d’illec à Tournay et à Bruges, par touz les quelx lieux les d. marchanz de P. firent assavoir qu’il auroient bon marchié des d. estamines, se il voulaient, pour ce qu’il ne porroit passer par autres mains que par les leurs en donnant empeschement aud. R.....» novembre 1380. Trésor des chartes, reg. JJ, 118, fo 52. «Après la demande au jourd’ui faicte par Angle de Coulongne, marchant forain à l’encontre de Baudet du Belle, marchant et bourgeois de P. de la somme de 88 francs et demy, restans de la somme de 283 frans et demy, esquelx par cedule escripte de la main du d. Baudet et signée de son signet, ycelui Baudet estoit tenuz aud. forain pour vente de chappeaulx et de pelleterie....., nous ycelui B... condamnons à paier led. reste aud. forain...» 19 aout 1395. Reg. d’aud. du Chât. Y 5220. Un pelletier de Paris est condamné à payer 72 francs d’or à un marchand forain pour prix de pelleteries que celui-ci lui a vendues. 23 sept. 1395, ibid. «... du consentement de Robin Leclerc, peletier, nous ycelui condamnons à... paier à Jehan de la Croix, marchant forain, demourant à Bruges, la somme de 95 francs 12 s. torn. pour vente de pelleterie...» 23 octobre 1395. Ibid. «A la requeste de Gilequin Reniaut, de l’evesquié de Liege et... [nom illisible] dud. eveschié, marchans de chapeaux de festus, disant que ilz ont envoié chiez feu Giles et feu sa femme environ VIc de chapeaux de festus pour estre vendus à ce Lendit prouchain, pendant le quel temps et depuis que ilz les ont envoiéz oud. hostel, lesd. mariéz sont aléz de vie à trespassement, délaissant un enfant mendre d’ans au quel lesd. marchans requierent estre pourveu de tuteurs et curateur, afin que contre eulz yceulx marchans peussent intenter leurs actions et poursuites....., nous, par puissance de justice, avons ordoné que nostre ami Me Pierre de Campignol... fera ouverture, comme par la main du Roy, de l’ostel desd. defuncts et fera faire inventaire dez biens qu’il trouvera en ycelui, appelléz à ce un cousin dud. mineur..... et l’oste de lad. maison, et led. inventaire fait, se lesd. forains monstrent deuement lesd. VIc chapeaux... estre leur..., ilz leur seront baillés... à bonne caucion.....» 5 juin 1399. Y 5222.
[1169] «Oÿ le plaidoié aujourd’hui fait en jugement par devant nous entre le procureur du Roy n. s., comme aiant en soy prinz l’adveu... de ceste cause pour les juréz des mestiers des brodeurs et armoiers de la ville de Paris d’une part, et Guillaume, etc., marchans forains des parties d’Angleterre, d’autre part, sur ce que led. procureur... disoit que lesd. juréz avoient... prinz... sept pieces de sarge vermeilles brodées et armoiées estans... en l’ostel de Jehan le Doulx, bourgeois de P., pour ce que ilz disoient que lesd. sarges... estoient faulses... devoient estre arses et pour ce encore devoient lesd. marchands estre condamnés en amende volontaire... 1o pour ce que lesd. sarges avoient esté vendues... par lesd. forains sans avoir esté premierement visitées par lesd. jurés; 2o pour ce que ycelles sarges sont meslées de sendal avecques toile... pour ce que en ycelles sarges a fil en lieu de soye et si sont brodéz à trop long poins, pour ce aussi que elles sont brodées de autre or que de or de Chipre..., lesd. marchans.... disans... lesd. sarges estoient... faictes, brodées et armoiées en ville de loy en Angleterre et que non pas seulement de maintenant, mais despieça ilz ont acoustumé vendre telz maniere de sarges à P. senz contens et empeschement aucuns et... les marchans de P. mesmes avoient achetéz de eulx et leurs compatriotes... pareilles sarges et denrées, lesquelz mesmes les avoient revendues à Paris publiquement..., savoir faisons que nous, oÿ le propos desd. parties, veuz les registres... dud. mestier des brodeurs..., le raport desd. juréz, lesd. sarges..., l’arrest et empeschement mis et apposé en et sur ycelles sarges par lesd. juréz... levons et ostons...» 6 mars 1396 (n. s.). Y 5220. Les produits étrangers n’étaient quelquefois mis en vente qu’après avoir subi certaines modifications qui les rendaient semblables aux produits parisiens. Par exemple, on faisait en Brabant des selles recouvertes de toile et houssées de basane; lorsqu’elles arrivaient à Paris, la toile était remplacée par du cuir, et la basane par du cordouan. 23 décembre 1370. KK. 1336, fo 65. A partir de 1408 (n. s.), certains articles de mercerie, tels que les futaines d’Allemagne, les serges d’Arras, d’Angleterre, d’Irlande, les étamines d’Auvergne et de Reims durent être vendues en balles, telles qu’elles arrivaient, afin que leur provenance fût bien apparente. Ordonn. des rois de Fr. IX, 303.
[1170] Aux exemples déjà produits ajoutons le suivant: «Après ce que Jehan Boiseau, concierge de l’ostel de Flandres, pour mons. de Bourbon nous a affermé que par le commandement dud. mons... il lui estoit necessité de faire faire deux XIInes de jaques garnis d’estoupes pour donner aux gens de son hostel, nous, pour contemplacion dud. mons..., à Huguet Moyneau, jupponnier... avons donné congié de faire pour led. seigneur lesd. deux XIInes de pourpoins garnis d’estoupes, non obstant les ordenances à ce contraires...» 14 avril 1407. Reg. d’aud. du Chât. Y 5226.
APPENDICE
[1171] C’était l’orfévre du roi. Le 11 mars 1373 (n. s.), il avait donné à la corporation une rente perpétuelle de 20 s. par. assignée sur deux maisons des halles. Arch. nat. T. 14903.
[1172] Lorsqu’une pièce d’orfévrerie avait été perdue ou volée, le propriétaire en donnait la description au clerc de la corporation. Cette description était communiquée, aux orfévres, qui retenaient l’objet, si on venait leur proposer de l’acheter, et s’assuraient même de la personne du détenteur. Leroy, p. 150-153. Le clerc s’engage ici à restituer à leurs propriétaires les objets qu’il a recommandés, c’est-à-dire signalés à l’attention de ses confrères et qui ont été retrouvés par cette voie.
[1173] On lit dans le texte qui.
[1174] Il était huissier de salle du roi.
[1175] Ces statuts reçurent l’approbation du roi en juillet 1332.
[1176] Il y a dans le texte: grieites.
[1177] Ces lacunes proviennent de ce qu’il y a un trou dans le texte.
[1178] Il y a dans le registre: donatione.
[1179] On lit dans le texte: aliis.
[1180] Le registre porte: deputandas.
[1181] Quod est répété dans le texte.
[1182] Le texte porte: profectione.
[1183] Le texte porte: revereur.
[1184] C’était une des prisons du Châtelet.
[1185] La pièce porte: servis.
[1186] Il y a dans le ms.: Marmorez.
[1187] Le texte porte: Pasques.
[1188] Voy. aussi X1a 25, fo 156 et la pièce suivante.
[1189] La construction serait plus satisfaisante si on lisait: A ceste resaisine fere furent presenz Nicholas de Rosai, etc.
[1190] C’est le ms. cité par Du Cange sous le titre de Consuetudines S. Genovesæ; celui que nous lui donnons nous paraît bien justifié par son contenu. Voy. p. 148.
[1191] Il y a dans le registre: ne.
[1192] Ibid.: visiter.
[1193] Ms.: de.
[1194] Il y a dans le ms.: ne seront tenus de les mettre en euvre...
[1195] Suivent vingt et un noms parmi lesquels celui de Philippot Ginbaut, arçonneur.
[1196] Suivent cinq noms.
[1197] Suivent six noms.
[1198] Suivent sept noms.
[1199] Suivent vingt-sept noms.
[1200] Suivent 43 noms parmi lesquels celui de Jehan Legois.
[1201] Les exécuteurs testamentaires de Jean de Dormans, évêque de Beauvais.
[1202] Elle était sise au chevet de la chapelle, sur la rue Saint-Hilaire.
[1203] Il y a dans le texte: et.
[1204] Il y a dans le texte: arrès.
[1205] Cette leçon est sûre.
[1206] Une déchirure du parchemin a enlevé la fin du mot.
[1207] Il y a dans le registre: tinctis.
[1208] Après pourpointiers on lit le mot: du que nous avons supprimé comme inutile.
[1209] Nous avons rétabli ici les mots: pour ce que qui dans le texte se trouvent un peu plus haut, après: par quoi.
[1210] Il y a dans le texte: se il ne fait.
[1211] Il y a dans le ms. horis. On pourrait aussi substituer à ce barbarisme le mot: oribus qui désignerait les bords du hanap; mais la leçon auribus, signifiant anses, nous paraît préférable. Voy. Du Cange, vo Auris, 2.
[1212] Sur cette affaire, voy. Leroy, p. 128.
[1213] Telle est la leçon du ms. des Arch. nat. KK 1336. Celui de la Bibl. nat. fr. 2.069 a: criese.
[1214] Ms. KK 1336: Massiches.
[1215] A cette quittance se trouve annexée une série de quittances du même genre pour les années 1381-1382, 1383-84, 1384-85, 1386-87, 1387-88, 1388-89, 1389-90, l’année commençant toujours à la Saint-André (30 novembre).
[1216] Il y a dans le texte: sellerie.
[1217] Il y a dans le registre: en y avoit.