525: Cette chapelle avoit été bâtie sur le terrain qui servoit anciennement de cimetière.
526: Voyez pl. 58.
527: Sur les réparations faites à cette église et sur les décorations nouvelles dont elle a été enrichie, voyez l'article monuments nouveaux.
528: Son tombeau étoit surmonté de son buste, par Coysevox.
529: Son monument en marbre avoit été exécuté par Charpentier.
530: Son médaillon étoit incrusté dans le mur, et on lisoit au-dessous son épitaphe composée par le célèbre recteur de l'université Coffin.
531: Un médaillon offroit également le portrait de ce personnage, et au-dessous étoient placés plusieurs symboles de la carrière qu'il avoit parcourue.
532: Son monument se composoit d'un génie pleurant auprès d'un médaillon qui renformoit son portrait; au-dessous étoient groupés un globe et des instruments de mathématiques.
Tous ces monuments, dont les meilleurs étoient médiocres, avoient été déposés au musée des Petits-Augustins.
533: L'église Saint-Roch a été rendue au culte.
534: Il y a maintenant, dans la même rue, une communauté de sœurs de la Charité.
535: On avoit déposé au musée des monuments françois quelques fragments de ce tombeau, qui, au total, étoit d'une exécution médiocre.
536: On y conservoit soigneusement une chaise qui avoit servi, dit-on, à Saint-Thomas, dit l'Ange de l'école.
537: L'église des Jacobins, les bâtiments et les jardins qui occupoient presque tout l'espace qui est entre la rue Saint-Honoré et la rue Neuve-des-Petits-Champs, ont été abattus, et l'on a transporté sur ce vaste emplacement le marché qui obstruoit auparavant la rue Traversière. Voyez Monuments nouveaux.
538: Charles IX y logea en 1566 et en 1574. (Sauval, t. II, p. 289.)
539: Cette acquisition fut faite par contrat du 4 juillet 1685, moyennant 660,000 liv., et adjugée par décret le 22 août 1687.
540: Voyez pl. 59.
541: Deux rues qu'on a ouvertes, l'une sur le terrain des Capucines, l'autre sur celui des Feuillans, viennent de lui rendre ces points de perspective qui lui manquoient.
542: Deux de ces hôtels, appartenans à deux traitants nommés Poisson de Bourvalais et Villemarec, furent saisis en 1717, et destinés à former le logement du chancelier de France.
543: Elle pesoit environ 60,000 livres, et pour la couler on fondit 83,753 livres de matière. Elle a été abattue, avec toutes les autres statues de nos rois, le 18 août 1792.
544: Voici les plus remarquables de ces inscriptions:
Ludovico magno, decimo quarto, Francorum et Navarræ regi christianissimo, victori perpetuo, religionis vindici, justo, pio, felici, patri patriæ, erga urbem munificentissimo, quam arcubus, fontibus, plateis, ponte lapideo, vallo amplissimo arboribus consito decoravit, innumeris beneficiis cumulavit; quo imperante securi vivimus, neminem timemus, statuam hanc equestrem quamdiù oblatam recusavit, et civium amori, omniumque votis indulgens, erigi tandem passas est; præfectus et ædiles, acclamante populo, posurêe.
Jusqu'en 1730, le piédestal de cette statue équestre ne fut orné que des inscriptions données par l'académie des belles-lettres; mais à cette époque on l'enrichit de cartels et de trophées de bronze doré, sculptés par Coustou le jeune, auxquels on ajouta les inscriptions suivantes:
Dans le cartel qui étoit placé du côté de la chancellerie;
Ludovicus XV, Franciæ et Navarræ rex optimus, magni pronepos, Europæ arbiter, suscepto è Mariâ Polonâ Delphino, à præfecto et ædilibus, pro avo monumentum absolvi sivit, anno 1730.
Ce cartel étoit tenu par deux enfants, ayant pour symbole les attributs de Minerve, tels que le hibou, la branche d'olivier, le serpent, un livre, etc. Sous la corniche et sous cette inscription se groupoient des attributs convenables aux sciences et aux arts.
Sur le pilastre à droite de l'inscription étoit un trophée représentant l'Afrique; et sur le pilastre à gauche, un autre trophée représentoit l'Amérique.
À gauche de la statue, du côté opposé à la chancellerie, on avoit placé un autre cartel avec cette inscription:
Cippum cui equestris Ludovici Magni statua imposita est splendidis ordine uno late septum ædibus restitui, et ornari curârunt præfectus et ædiles, anno 1730.
Cette inscription, ainsi que la première, étoit soutenue par deux enfants ou génies, avec pilastres, trophées, etc.
Le piédestal vis-à-vis le couvent des Feuillants offroit les armes de France, ornées de palmes et de lauriers; de l'autre côté, et vis-à-vis l'église des Capucines, on voyoit les armes de la ville de Paris, dont le vaisseau étoit posé sur la tête d'un fleuve, accompagné de roseaux, d'armes, du livre, du caducée, de la bourse de Mercure, et couronné par le chapeau de ce dieu, attributs qui désignent le commerce.
Dans les pilastres qui ornoient les angles on avoit sculpté des agrafes soutenant des chutes de festons de chêne et de laurier, qui tomboient le long de ces pilastres, comme symboles de la force et de la victoire.
Tout ce monument fut entouré d'une grille de fer dans la même année 1730[544-A].
Jusqu'en 1775, la foire d'été, dite de Saint-Ovide, se tenoit sur la place Vendôme. Cette foire duroit un mois: on construisoit des boutiques sur la place, et les spectacles des boulevarts étoient obligés de s'y établir.
544-A: Sur la colonne qui a remplacé ce monument, voyez, à la fin de ce quartier, l'article monuments nouveaux.
545: Voyez pl. 68.
546: L'abbé Lebeuf ne s'est pas expliqué clairement, en disant, t. I, p. 124, que ces religieux furent établis en 1577. Cette époque ne peut s'appliquer qu'à l'établissement de leur réforme, puisque tous les actes attestent qu'ils ne vinrent à Paris qu'en 1587.
547: Quatorze religieux avoient, dit-on, succombé, dans une semaine, sous la grande austérité de cette règle.
548: Ces dons leur furent faits à l'occasion d'un jubilé; M. de Gondi, évêque de Paris, ayant indiqué, dans cette vue, une station dans leur église.
549: On ne leur donne ordinairement qu'un module de moins en hauteur.
550: Voyez pl. 67.
551: La vie de ce saint abbé avoit été peinte sur verre dans le cloître de ce monastère, en peinture dite d'apprêt[551-A], par un peintre flamand nommé Sempi. On voyoit encore quelques-uns de ces tableaux au musée des Monuments français.
551-A: La peinture d'apprêt diffère de l'ancienne peinture sur verre, en ce que par celle-ci on coloroit d'une teinte uniforme la substance entière du verre mis en fusion, tandis que, dans le nouveau procédé, la couleur est appliquée avec le pinceau, et fixée sur le verre au moyen d'un feu assez fort pour l'amollir, et non pour le liquéfier entièrement. Par cette manière d'opérer, on se procure des teintes qui donnent du relief aux figures; mais aussi la couleur n'est pas, comme dans l'autre, inaltérable.
552: Elle étoit alliée à la famille souveraine des Médicis.
553: Les monuments des Rostaing, de Marie de Barbezières, de Raimond Phélippeaux, des comtes d'Harcourt, et du maréchal de Marillac, avoient été déposés au musée des Petits-Augustins. Toutes ces sculptures étoient d'une grande médiocrité.
554: Il leur fallut pour cela une permission du pape, qui leur fut accordée par une bulle du 13 juillet 1528.
555: Par ces constitutions il leur fut accordé un vicaire-général; mais en 1619 Paul V lui donna le titre de général, et le rendit indépendant de celui des frères mineurs.
556: Hist. de Par., t. II, p. 1132.
557: L'abbé Lebeuf recule l'établissement des Capucins jusqu'en 1515. Cette date manque d'exactitude sous tous les rapports, puisqu'ils ne furent établis en Italie qu'en 1525, et en France en 1574.—Sauval n'est pas plus exact lorsqu'il dit que leur première maison fut fondée et bâtie à Meudon en 1585, par le cardinal de Lorraine (mort en 1574); que quelques-uns furent installés en même temps à Picpus, ce qui arriva en 1572; enfin que Henri III leur fit bâtir, vers l'an 1603, leur couvent près les Tuileries, tandis que ce prince est mort à Saint-Cloud en 1589.
558: Les registres du parlement, au 11 juillet 1574, nous apprennent que onze de ces religieux assistèrent au convoi de Charles IX, décédé le 30 mai précédent.
559: Il faut toutefois en excepter le nouveau couvent de la Chaussée-d'Antin, dont nous ne tarderons pas à parler.
560: Nous citerons entre autres le P. Ange de Joyeuse, fameux par son inconstance, son courage et sa dévotion[560-A]; le P. Joseph Le Clerc, autre capucin célèbre, le confident et l'un des principaux agents du cardinal de Richelieu; le P. Athanase Molé, frère du président Mathieu Molé; le P. J. B. Brûlart, frère du chancelier de ce nom; le P. Séraphin de Paris, l'un des prédicateurs ordinaires de Louis XIV, «orateur, dit La Bruyère, qui, avec un style nourri des saintes Écritures, expliquoit la parole divine uniment et familièrement,» ce qu'il n'osoit espérer de son siècle. Le P. Michel Marillac, fils du garde des sceaux, etc., etc. Les jeunes religieux de cette maison s'étoient appliqués, vers la fin du dernier siècle, à l'étude des langues savantes, et ils y avoient fait des progrès tels, qu'on pouvoit espérer beaucoup de leurs travaux et de leurs lumières, lorsque la révolution est venue tout détruire et tout disperser.
560-A: C'est de lui que Voltaire a dit:
«Il prit, quitta, reprit la cuirasse et la haire.»
561: Ce modèle leur avoit été donné par M. de Vergennes, ministre des affaires étrangères, qui l'avoit lui-même reçu des Turcs, chez qui il avoit été en ambassade.
562: Tous les bâtiments des Capucins ainsi que ceux des Feuillans, qui étoient situés vis-à-vis, ont été démolis; et sur ces vastes emplacements ont été percées plusieurs rues nouvelles; voyez l'article Monuments nouveaux.
563: Voyez pl. 70. Il avoit été question d'un plan de restauration pour cet édifice, dans lequel on devoit ajouter aux constructions déjà existantes une nef spacieuse en forme de basilique; et le dôme, qui maintenant compose seul toute l'église, eût été réservé uniquement pour le chœur. Si ce plan étoit exécuté, le nom de l'habile architecte qui l'a conçu (M. Molinos) nous donne l'assurance qu'alors l'église de l'Assomption deviendroit un monument digne d'être remarqué.
564: Hist. de Par., t. II, p. 1254.
565: Les religieuses de Sainte-Élisabeth étoient dirigées par des religieux de leur congrégation, et celles de la Conception faisoient profession d'être soumises aux supérieurs ecclésiastiques ordinaires.
566: Les bâtiments de cette communauté ont été changés en maisons particulières.
567: Il y avoit travaillé pendant douze années consécutives.
568: C'étoit Bouchardon lui-même qui avoit demandé cet artiste pour son successeur. Ces quatre figures, d'un style maniéré et mesquin, représentoient la Force, la Paix, la Prudence et la Justice.
569: Voyez pl. 68. Les inscriptions étoient placées sur les deux faces qui regardoient les Tuileries et les Champs-Élysées. La première étoit ainsi conçue:
Ludovico XV. Optimo principi, quod ad Scaldim, Mosam, Rhenum victor, pacem armis, pace et suorum et Europæ felicitatem quæsivit.
On lisoit sur la seconde:
Hoc pietatis publicæ monumentum Præfectus et ædiles decreverunt, anno M.DCC.XLVIII, posuerunt anno M.DCC.LXIII.
570: Ces bas-reliefs, de sept pieds et demi de long sur cinq de haut, offroient, du côté de la rivière, le roi dans un quadrige, couronné par la Victoire et conduit par la Renommée; de l'autre, le même prince assis sur un trophée, et donnant la paix à ses peuples.
571: Il a été renversé le 10 août 1792. C'est devant le piédestal mutilé de cette statue que fut consommé l'assassinat juridique de Louis XVI, le 21 janvier 1793, et que coula, sur un échafaud permanent, le sang le plus pur de la France.
572: Voyez pl. 60. Le bâtiment de la gauche étoit et est encore occupé par des particuliers; celui de la droite servoit autrefois de garde-meuble de la couronne. On y voyoit les grands meubles, comme lits, dais, etc., servant au sacre de nos rois; les diamants de la couronne, la chapelle d'or du cardinal de Richelieu, la nef d'or qui servoit dans les grandes cérémonies, des tapisseries magnifiques des Gobelins et de la Savonnerie; une quantité innombrable de vases de jaspe, agate, cristal de roche, etc.; des armures anciennes et étrangères, etc., etc.
573: Voy. pl. 61.
574: Voyez p. 66.
575: Ce pont, commencé en 1768, fut achevé en 1772. Il est composé de cinq arches, également en voûtes surbaissées, de 120 pieds d'ouverture et de trente pieds de hauteur sous la clef, il a environ 750 pieds de long. La largeur des piles est de 13 pieds.
576: On appelle ainsi le catalogue, registre ou inventaire de tous les bénéfices d'un diocèse.
577: Pet. Cart., fol. 417.
578: Gall. Christ., t. VII, col. 260.
579: Hist. de Par., t. III, p. 102.
580: La confrérie de Sainte-Marie-Magdeleine fut établie le 20 novembre 1491. Le roi Charles VIII s'en déclara le fondateur, et s'y fit recevoir, ainsi que la reine son épouse.
581: Les chanoines prétendoient, pour maintenir ce droit de curé primitif, avoir celui de venir officier à l'église de la Ville-l'Évêque, le jour de la fête de la patronne.
582: Cette église a été entièrement détruite, et l'emplacement qu'elle occupoit est maintenant un chantier de bois à brûler.
583: Toutefois le curé et les marguilliers de Saint-Roch n'acquiescèrent à ce jugement qu'à condition que ces limites ne pourroient préjudicier à leurs droits, en cas que, dans la suite, la clôture de la ville fût reculée ou avancée.
584: L'ancienne église de la Magdeleine n'a point cessé de servir au culte, jusqu'au commencement de la révolution, pendant laquelle elle a été abattue. Il n'existe aucune gravure de ce petit monument; et celle que nous donnons est copiée d'après un ancien dessin, qui, sans doute, est unique. Nous croyons inutile de faire remarquer combien est précieuse cette suite de monuments détruits qu'offre notre ouvrage, et qui, sans lui, n'auroient laissé, avant peu, que des traditions confuses et bientôt effacées. (Voyez pl. 69.)
585: Voyez pl. 62.
586: Voyez l'article Monuments nouveaux.
587: Elle fut depuis abbesse et réformatrice du Val-de-Grâce.
588: Pet. Cart., fol. 109, verso, C. 144.
589: Pet. Cartul., fol. 258, C. 375.
590: L'érection d'une chapelle en paroisse nous paroît aujourd'hui une chose extrêmement simple et facile dans son exécution, surtout quand les autorités ecclésiastiques et civiles ont donné leur approbation. Il n'en étoit pas de même autrefois, où ce changement pouvoit blesser une infinité d'intérêts qu'il falloit concilier. Nous ne croyons pas nous écarter de notre sujet, en mettant sous les yeux de nos lecteurs la liste des personnes et des corps qui avoient droit de juridiction sur le territoire du Roule, et dont il fallut requérir le consentement pour l'érection de cette paroisse.
Le décret ne fut arrêté qu'après avoir ouï les dames de Saint-Cyr, dames de Villiers-la-Garenne, du Pont de Neuilly et de partie du Roule; les religieux de Saint-Denis, hauts, moyens et bas justiciers de ces lieux, et du fief des Mathurins et de Socoly, la dame de Vaubrun, dame de Clichy, défaillante; les prévôts, lieutenants, ouvriers monnoyeurs de Paris; Jacques Rioul, secrétaire du roi, seigneur de Villiers-la-Garenne; le chapitre de Saint-Honoré, gros décimateur de Villiers, et celui de Saint-Benoît, gros décimateur de Clichy. Les chanoines de Saint-Honoré demandèrent à continuer d'aller en procession à cette église, le 1er mai. L'archevêque retint la collation pure de la cure, et statua qu'on paieroit quarante livres chaque année au curé de Villiers, et cinq livres à la fabrique. François Socoly, écuyer, seigneur de Villiers, se conserva en la nouvelle paroisse le droit d'une part de pain bénit, et d'un bouquet le 1er de mai, jour de la fête patronale. (L'abbé Lebeuf, t. III, p. 94.)
591: Elle a été détruite: la représentation que nous en donnons provient d'un dessin qui n'avoit jamais été gravé. Voy. pl. 69.
592: Voyez pl. 63.
593: Nous en parlerons avec plus de détail à l'article de la Halle aux blés.
594: Voyez pl. 64.
595: Voyez pl. 70.
596: Cet hospice porte maintenant le titre d'hôpital, et est administré par le gouvernement.
597: Auteuil signifioit, dans l'ancien langage, un lieu couvert de prés et de marais; et le mot chal, chail, cal, est traduit, dans des titres du quatorzième siècle, par destructio arborum. L'abbé Lebeuf pense que c'est de là que vient notre mot échalas.
598: Ce nom même seroit probablement tombé tout-à-fait dans l'oubli, s'il n'y avoit eu dans ce lieu une maison de plaisance appartenant à nos rois. Les ducs de Bretagne y possédoient aussi au quatorzième siècle un domaine, dit pour cette raison le manoir de Nigeon, ou l'hôtel de Bretagne. Gui de Bretagne, comte de Penthièvre, y mourut en 1321. Marie de Bretagne, fille de Charles de Châtillon, jouissoit de cette maison en 1360 et la porta en mariage à Louis, duc d'Anjou, frère du roi Charles V. Cet hôtel, ou châtelet, qui appartenoit encore en 1427 au duc de Bretagne, composa une partie des biens situés à Chaillot, que le roi d'Angleterre donna, le 28 avril de la même année, au comte de Salisbury, avec un autre hôtel et des terres qui appartenoient au nommé Jean Tarenne. Ce don n'étoit que pour sa vie; ainsi le comte Salisbury étant mort le 3 novembre 1428, le duc de Bretagne rentra dans la possession de ce domaine, et en jouit jusqu'à son décès. (L'abbé Lebeuf, t. III, p. 54.—Sauval, t. II, Ibid., t. III.)
599: Les chanoines de Sainte-Geneviève et les habitants des deux villages se trouvant très-bien de cette coutume, le roi Louis-le-Gros accorda, en 1124, qu'elle seroit conservée à perpétuité dans la terre de Chaillot.
Il paroît que l'abbaye de Saint-Germain-des-Prés possédoit aussi très-anciennement quelques fiefs dans ce village; car Dubreul parle d'une redevance à laquelle les habitants de Chaillot étoient assujettis à l'égard de cette abbaye; redevance qui, par sa nature, semble avoir pris naissance dans un siècle assez reculé. «Les habitants de Chaillot doivent, dit-il, chaque année, pour hommage à l'abbé de Saint-Germain-des-Prés, ou en son absence, à son receveur, deux grands bouquets à mettre sur le dressoir, et demi-douzaine de petits, avec un fromage gras fait du lait de leurs vaches qui viennent paître à l'île de la Maquerelle, au-deçà de la Seine, et un denier parisis pour chaque vache.»
600: Il est maintenant administré par le gouvernement.
601: Ce qui fait quarante-huit mille six cents muids d'eau.
602: Voyez pl. 67.
603: La représentation que nous en donnons est rare, et date de ces premiers temps. Le bâtiment, en lui-même, n'a rien qui mérite l'attention, mais il est curieux de voir quel étoit alors l'état d'un endroit aujourd'hui très-peuplé et couvert de maisons. La manufacture de la Savonnerie y paroît isolée dans une vaste plaine: on aperçoit derrière, à une certaine distance, le village de Chaillot, et à droite les derniers arbres du Cours-la-Reine, qui étoit encore hors de la ville. Il paroît que les quais se prolongeoient déjà jusqu'à cette distance au-delà des murs. Voy. pl. 69.
604: Sous Henri IV on la nommoit la maison de Grammont.
605: L'abbé Lebeuf ajoute: mais seulement homme vivant et mourant pour cette haute justice. Cette phrase, de style de jurisprudence, signifie que l'acquéreur main-mortable, lorsqu'il achetoit un immeuble pour lequel on ne vouloit pas qu'il jouit des avantages de la main-morte, étoit alors obligé de fournir un homme qui payoit les droits de mutation, et étoit censé le propriétaire de l'acquisition. À sa mort, on en substituoit un autre à l'effet de perpétuer le paiement des mêmes droits.
606: Cette église étoit d'une très-mauvaise architecture; le comble n'avoit aucune proportion avec le reste du bâtiment, ce qui produisoit un effet d'autant plus choquant, que, par sa situation, on l'apercevoit de très-loin. L'église et le couvent ont été entièrement détruits pendant la révolution; et sur le terrain adjacent on avoit commencé à élever le palais dit du Roi de Rome. On achève en ce moment la démolition de ces premières constructions et le nivellement de ce terrain.
607: Ces religieux étoient aussi connus sous le nom de Bons-Hommes. Quelques-uns pensent que ce nom leur fut donné parce que Louis XI appeloit François de Paule le Bon-Homme. D'autres croient que c'étoit une dénomination commune à tous les Ermites. En effet, Louis VII avoit déjà fondé, en 1164, et établi dans le bois de Vincennes, un monastère de l'ordre de Grandmont, dont les religieux étoient vulgairement appelés Ermites ou Bons-Hommes. Cette maison, richement dotée par les libéralités de ce prince et de plusieurs autres illustres personnages, passa, par un échange, aux Minimes du couvent de Nijon, qui y envoyèrent, en 1585, un certain nombre de religieux, lesquels prirent alors le nom de Minimes de Vincennes.
608: En l'abordant il se jeta à ses pieds, et lui dit: Saint homme, si vous voulez, vous pouvez me guérir. François de Paule l'exhorta à mettre sa confiance dans la Providence divine, et promit le secours de ses prières; toutefois, malgré les vives instances du roi, il ne voulut jamais faire d'autre prière à Dieu, sinon que son adorable volonté fût accomplie. Ce saint moine, sachant ce que ce monarque attendoit de lui, avoit long-temps refusé de quitter sa solitude; il répondit au roi de Naples, dont Louis XI avoit employé la médiation, qu'il n'iroit pas trouver un prince qui commenceroit par lui demander un miracle. Enfin il fallut un ordre du pape pour le déterminer à faire un tel voyage.
610: L'église a été détruite, et le couvent changé en manufacture.
611: Jaillot semble avoir confondu ces deux hôtels; du moins ce qu'il en dit est si succinct et si embrouillé, qu'il est difficile de le bien comprendre.
612: À cette époque, la brique et la pierre étoient les seuls matériaux que l'on employât dans les grands bâtiments. C'est ainsi que furent bâtis la Place-Royale, Fontainebleau et plusieurs autres édifices publics. La rougeur de la brique, la noirceur de l'ardoise et la blancheur de la pierre formoient des nuances de couleur qui passoient alors pour très-agréables. Des édifices publics, ce genre de construction passa dans les maisons particulières; mais on se dégoûta bientôt de cette bigarrure de mauvais goût; elle fut même critiquée dès ce temps-là, et l'on trouvoit, avec quelque raison, qu'elle rendoit les maisons assez semblables à des châteaux de cartes.
613: Sur une partie de l'emplacement qu'occupoit cet hôtel ont été élevés le bâtiment des écuries d'Orléans et le Vauxhall d'hiver ou Panthéon. Les écuries d'Orléans ont été construites sur les dessins de M. Poyret, architecte. Cet édifice a le caractère qui lui convient. Le Vauxhall étoit une salle de danse bâtie en 1784, pour remplacer l'ancien Vauxhall de la foire Saint-Germain, que l'on venoit d'abattre. On en a fait depuis le théâtre du Vaudeville.
616: Il ne faut pas confondre cette rue de Matignon avec la prolongation de la petite rue Verte, qui a reçu depuis peu le même nom. Celle-ci étoit voisine de la rue des Orties et de celle de Saint-Thomas-du-Louvre.
618: Il étoit alors un des principaux rendez-vous de la Fronde.
619: Après la suppression des fermiers généraux, cet hôtel fut acheté par une société particulière de négociants, qui y continuèrent la fabrication et la vente du tabac. Il appartient, depuis quelques années, au gouvernement, qui l'a fait en partie démolir: sa démolition entière entre dans le plan des travaux qui doivent réunir le Louvre aux Tuileries.
620: Buonaparte et plusieurs personnes de sa famille ont habité cet hôtel; l'empereur de Russie y a logé en 1815. L'infortuné duc de Berry en a été le dernier habitant.
621: Il est occupé maintenant par le grand aumônier de France.
622: Il appartient à M. de Talleyrand-Périgord, prince de Bénévent. L'empereur de Russie l'a occupé en 1814.
623: Au coin de la rue Neuve-de-Berri et de celle du faubourg du Roule.
625: On trouvera à la fin du troisième volume de cet ouvrage une notice sur les barrières de Paris, qui sont au nombre de cinquante, et dont plusieurs sont remarquables par l'élégance et le bon style de leur architecture.
626: Traité de la Pol., t. 1, p. 88.
627: Arch. de l'archev.
628: Vis-à-vis cette rue est une rue sans nom, où sont les réservoirs de la pompe à feu.
629: Cens. de l'évêché.
630: Il existe encore une petite portion de cette rue, qui donne sur la place du Carrousel.
631: Sur les changements de nom qu'elle a éprouvés, voyez page 912.
632: Cette rue, se prolongeant maintenant à travers les jardins qui avoisinoient l'église, vient aboutir à celle de l'Arcade, vis-à-vis la rue des Mathurins. Dans ce prolongement elle a une communication sans nom avec la rue d'Anjou, laquelle est située à son couchant.
633: Arch. de l'archev.
634: Arch. de l'archev.
635: La galerie neuve des Tuileries traverse le terrain sur lequel cette partie de la rue étoit située.
636: Arch. de l'archev.
637: Quelques auteurs font terminer cette rue au second guichet, et, depuis cet endroit jusqu'à la cour des Tuileries, l'appellent rue de la Monnoie, de la Monnoie-du-Louvre et de la Petite-Monnoie. Elle a été détruite.
638: Il y a une caserne d'infanterie dans cette rue.
639: La rue Quatremère a maintenant perdu son nom, et fait suite à la rue d'Anjou.
640: C'est dans cette rue qu'est la principale entrée du marché Daguesseau.
641: Cette rue est fameuse par l'événement désastreux arrivé le 30 mai 1770, au milieu des fêtes données à l'occasion du mariage du dauphin. On venoit de tirer un feu d'artifice sur la place Louis XV; la foule des spectateurs, se portant dans la rue Royale, y rencontra une foule non moins nombreuse qui venoit du côté opposé; et de la violence de ces deux masses qui s'entre-choquoient, il résulta un tel désordre, une presse si horrible, que plus de 300 personnes restèrent mortes sur la place, sans compter un grand nombre d'autres qui moururent après, des suites de leurs blessures.
642: T. I, p. 162.
643: Cens. de l'archev., 1665.
644: Cart. de Sorbonne, fol. 147.—Cart. S. Germ. Autiss., folio 52. La partie de cette rue qui dépassoit la place du Carrousel a été détruite.
645: Voyez Discours prélimin., p. xiij.
646: Recueil d'antiq., t. II, p. 375.
647: Voyez Observ. sur quelques antiq. rom., etc., par M. Bourignon de Saintes.
648: Elle étoit parvenue jusqu'à la naissance du cintre de grande arcade.