335: Ces fossés étoient très-poissonneux; et il est dit que l'an 1415, le 3 février, on en leva les bondes, pour donner de l'air au poisson, qui étoit enseveli sous la glace.

336: Henricus II, christianissimus, vetustate collapsum refici cœptum à patre Francisco I, rege christianissimo, mortui sanctissimi parentis piissimus filius absolvit, anno à salute Christi M. D. XXXXVIII.

337: Voy. pl. 39. Depuis la nouvelle restauration, il ne reste plus d'intègre dans cette partie que la moitié de l'aile qui s'étend depuis l'angle jusqu'au gros pavillon du milieu; l'autre portion a été démolie dans sa partie supérieure, et reconstruite dans l'ordonnance des autres façades intérieures. Avant, elle étoit ornée de frontons comme le Vieux-Louvre.

338: Cet homme célèbre remplit Paris de monuments qui sont tous autant de chefs-d'œuvre. Tout le monde connoît sa fin tragique. Il fut tué le jour de la Saint-Barthélemi, lorsqu'il s'occupoit à retoucher la sculpture de la fontaine des Innocents, qui depuis long-temps étoit achevée.

339: Cette salle, lorsque nos rois cessèrent d'habiter le Louvre, devint un dépôt des statues antiques et des plâtres qui servoient aux études des artistes. Elle prit alors le nom de salle des Antiques. Depuis, les quatre classes qui composent l'Institut y ont tenu leurs séances.

340: Voy. pl. 39. Ce grand artiste, qui passa presque toute sa vie à Rome, n'étoit point alors à Paris; et ces figures furent exécutées sur les modèles qu'il envoya.

341: Voyez pl. 47.

342: Voyez pl. 38.

343: Voy. pl. 43. La façade du côté du quai étoit masquée par une autre façade élevée depuis par Perrault; et les artistes d'un goût délicat la préféroient à cette dernière.

344: Voy. pl. 40.

345: Des officiers envoyés par la cour lui apprêtoient à manger sur la route; il étoit complimenté et recevoit des présents dans toutes les villes où il passoit. Quand il approcha de Paris, on envoya au-devant de lui M. de Chantelou, maître-d'hôtel du roi, qui savoit l'italien, et qui, par cette raison, eut ordre de l'accompagner pendant tout son séjour dans cette capitale.

346: Le portrait qu'en a tracé Claude Perrault peut passer pour vrai, quoiqu'il sorte d'une main ennemie, parce qu'il s'accorde assez avec ce qu'en dit M. de Chantelou, qui en parle avec une entière impartialité; le voici:

«Il avoit une taille un peu au-dessous de la médiocre, bonne mine, un air hardi. Son âge avancé et sa bonne réputation lui donnoient encore beaucoup de confiance. Il avoit l'esprit vif et brillant, et un grand talent pour se faire valoir: beau parleur, tout plein de sentences, de paraboles, d'historiettes et de bons mots dont il assaisonnoit la plupart de ses réponses........ Il ne louoit et ne prisoit guère que les hommes et les ouvrages de son pays. Il citoit souvent Michel-Ange; et on l'entendoit presque toujours dire: Sicome diceva il Michel-Angelo Buonarotta

347: Voy. pl. 41. Le roi en posa la première pierre avec un grand éclat. La médaille qu'on y plaça étoit d'or, et de la valeur de 2,400 liv. Elle représentoit d'un côté la tête de Louis XIV, et de l'autre le dessin du cavalier Bernin, avec ces paroles: Majestati et æternitati imperii Gallici sacrum. La médaille étoit du célèbre Warin, et l'inscription de Chapelain.

348: T. I, vie du Bernin.

349: Patte, dans ses Mémoires sur l'architecture, porte à peu près le même jugement de ce projet. Presque tous les artistes qui en ont parlé sont d'avis que c'est une composition médiocre: cependant aujourd'hui que le goût de l'architecture est changé en France, il est probable qu'on le jugeroit plus favorablement; et l'on ne peut nier que les lignes qu'il présente n'aient plus de grandeur, et ne soient conçues dans un style plus pur que la colonnade actuelle.

350: Ceci arriva après que le Bernin eut quitté la France. Il n'avoit point vu ce projet; et si l'on ne savoit d'ailleurs la haine qui existoit entre lui et les Perrault, cette circonstance suffiroit seule pour détruire entièrement la petite anecdote qu'on a tant répétée de son admiration pour le dessin de la colonnade, anecdote que Voltaire a dite d'abord en prose, et ensuite en vers:

«À la voix de Colbert Bernini vint de Rome:

De Perrault dans le Louvre il admira la main.
Ah! dit-il, si Paris renferme dans son sein
Des travaux si parfaits, un si rare génie,
Falloit-il m'appeler du fond de l'Italie?»

Si le Bernin a jamais exprimé sa façon de penser sur Perrault, il a certainement dit à peu près le contraire de ce qu'on lui fait dire ici.

351: Voy. pl. 42.

352: On lui reproche de n'être qu'une décoration théâtrale, sans liaison entre ses parties ni avec l'édifice, qu'elle ne sert qu'à masquer; on critique l'innovation des colonnes accouplées, qui n'offre, dit-on, aucun résultat avantageux; et l'on prétend qu'avec des colonnes solitaires, même d'un diamètre égal à celles qu'il a employées, l'architecte eût donné plus de majesté à sa façade, sans priver de lumière l'intérieur du péristyle. Mais ce que l'on blâme surtout universellement, c'est cet avant-corps du milieu qui interrompt la colonnade, et en forme deux péristyles séparés. Par là le monument perd la moitié de sa noblesse et de sa grandeur.

353: Voy. pl. 44. C'est cette façade qui masque celle de Levau, déjà existante, et dont nous venons de parler.

354: Voy. pl. 43.

355: Pour les trois façades intérieures du Louvre qui se composent des trois ordres, Voyez la pl. 45; et pour les vestibules ou entrées, la pl. 46.

356: Voyez à la fin de ce quartier l'article Monuments nouveaux.

357: Voyez p. 275, 1re partie.

358: On sera peut-être curieux d'avoir ici un détail circonstancié des formalités qui s'observoient en pareille circonstance, pour donner une sanction entière à de semblables établissements. Sur le consentement de l'évêque, du 15 octobre 1612, ces lettres-patentes furent enregistrées au parlement le 4 septembre d'après; l'année suivante, le pape Paul V l'autorisa par une bulle du 6 des ides de mai (le 10) 1613; et en conséquence des lettres de relief adressées à la cour des aides le 16 décembre 1618, celles de 1611 y furent enregistrées le 18 février 1619, et à la chambre des comptes le 10 avril 1629, en exécution de semblables lettres qui leur avoient été adressées au mois de janvier précédent.

359: Voyez pl. 47.

360: Sur un mausolée de marbre noir, le cardinal[360-A] est représenté à genoux, ayant devant lui un livre ouvert que lui présente un ange. Ce mausolée, remarquable parmi les monuments de la sculpture française, est de François Anguier. (Déposé pendant la révolution au musée des Petits-Augustins.)

360-A: Ce prélat, digne des anciens temps, mourut en disant la messe, et au moment qu'il prononçoit ces mots du canon: hanc igitur oblationem; il fut ainsi lui-même la victime du sacrifice qu'il n'eut pas le temps d'achever. Cette circonstance est rappelée dans son épitaphe, et exprimée dans le distique suivant:

Cœpta sub extremis nequeo dùm sacra sacerdos
Perficere, at saltem victima perficiam.

361: L'église de l'Oratoire a été concédée à des protestants qui y célèbrent leur culte; on a placé dans les bâtiments de la communauté les bureaux de la caisse d'amortissement.

362: Cart. S. Germ. Autiss., fol. 46.

363: Ibid.—et Dubreul, p. 802.

364: Hist. S. Mart. de Campis, p. 200.

365: Hist. de Par., t. V, p. 602.

366: Huit sacerdotales, deux diaconales et deux sous-diaconales. (Petit Pastor., fol. 86.)

367: Hist. de Par., t. III, p. 77.

368: Voyez p. 361, 1re partie.

369: Ce clocher fut élevé vers l'an 1300, et l'abbé Lebeuf a trouvé dans un acte de 1424 que le chapitre acquit, moyennant seize sous de rente, un petit terrain dans la justice de l'évêque, et faisant le coin de la rue des Petits-Champs, pour y construire le portail. C'étoit ainsi que la plupart des anciennes églises se formoient de parties incohérentes, élevées successivement à de longs intervalles, ce qui d'ailleurs ne répugnoit point au système de l'architecture gothique. La représentation que nous donnons de celle-ci doit paroître d'autant plus curieuse qu'elle provient d'un dessin original, lequel est unique, et n'a jamais été gravé. (Voy. pl. 47.) Il ne reste plus d'autre vestige de cette église, qu'une petite portion du mur du portail; le reste a été remplacé par des maisons; et le cloître est devenu un passage qui donne de la rue des Bons-Enfants dans la rue Croix-des-Petits-Champs, et que croisent deux autres passages aboutissant à la rue Saint-Honoré et à la nouvelle rue de Montesquieu.

370: Sur son tombeau, déposé pendant la révolution au musée des Petits-Augustins, cet homme trop fameux est représenté à genoux devant un prie-Dieu, sur lequel est posé le livre des psaumes ouvert à ces mots: miserere mei Deus, etc. Cette figure est de Coustou, habile sculpteur du siècle dernier; et l'on prétend qu'il y a parfaitement saisi les traits et la physionomie du ministre. Il l'a représenté la tête et les yeux tournés vers l'épaule gauche, du côté du peuple, et la légère altération qu'il a mise dans ses traits semble indiquer le repentir. Il n'y a pas moins d'adresse et de circonspection dans l'épitaphe qui étoit encore plus difficile à traiter que la figure. Elle est de M. Couture, recteur de l'université de Paris, et mérite d'être citée:

D. O. M.
AD ARAM MAJOREM.

In communi Canonicorum sepulcreto situs est Guillelmus Dubois, S. R. E. cardinalis, archiepiscopus et dux Cameracencis, S. Imperii princeps, regi à secretioribus consiliis, mandatis et legationibus, publicorum cursorum præfectus, primus regni administer, hujus Ecclesiæ canonicus honorarius. Quid autem hi tituli? nisi arcus coloratus, et fumus ad modicum pariens. Viator, stabiliora solidioraque bona mortuo apprecare. Obiit anno 1723. Hœredes grati erga regem et summum pontificem animi monumentum posuêre.

371: Elle fut ouverte en 1583.

372: Arch. S. Germ. Autiss., reg. 1, fol. 70.

373: Arch. de l'archev.

374: Elles n'avoient pas sans doute dix toises chacune; car tout l'emplacement du Petit-Bourbon n'en contenoit guère plus de deux mille huit cents. (Jaillot.)

375: Il avoit été en partie démoli en 1527, à l'occasion de la révolte et de l'évasion du fameux connétable de Bourbon. On sema du sel sur le sol qu'il occupoit; les armoiries du coupable y furent brisées, et le bourreau barbouilla les fenêtres et les portes qui restoient encore, de ce jaune infamant dont on barbouilloit les maisons des traîtres, et notamment des criminels de lèse-majesté.

376: On la nommoit aussi rue du Louvre.

377: Sauval, qui cite pour garant un registre de l'hôtel-de-ville (t. I, p. 27 et 431; t. II, p. 237 et 260), prétend que ce fut dans cet hôtel que Henri IV fut blessé par Jean Châtel. Le chancelier de Chiverni dit, dans ses mémoires, que ce malheur arriva dans l'hôtel de Schomberg, depuis l'hôtel d'Aligre. D'autres historiens avancent que ce fut au Louvre.

378: En 1281.

379: Ce fut dans cet hôtel de Retz que fut conduit l'exécrable Ravaillac après son attentat.

380: Entre autres par l'hôtel d'Angeviller.

381: Elle a été depuis abattue, ainsi que plusieurs maisons de la rue du Petit-Bourbon, contiguë à ce passage, pour former une place devant l'église.

382: On avoit déjà parlé de marier Henri IV avec Marie de Médicis; et comme Zamet étoit né sujet du duc de Florence, ses ennemis le soupçonnèrent d'un crime dont il n'y eut toutefois aucune preuve.

383: Dans cette maison du Doyenné qu'elle occupoit, sans doute pour être à la proximité du Louvre et de sa tante la marquise de Sourdis, dont l'hôtel étoit situé dans un cul-de-sac, rue des Fossés-Saint-Germain.

384: Sauval assure avoir connu des vieillards qui lui avoient dit qu'après sa mort on l'exposa dans la grand'salle de sa maison; qu'elle étoit vêtue d'une robe de satin blanc, et couchée sur un lit de parade de velours cramoisi, enrichi de dentelles d'or et d'argent.

Saint-Foix dit qu'il n'est pas vraisemblable qu'on ait exposé à la vue du public une personne à qui des symptômes terribles de mort avoient défiguré tous les traits et tourné la bouche jusque derrière le cou.

385: Il est remarquable que la première fontaine qui fut élevée dans la Cité étoit alimentée par les eaux de l'aquéduc Saint-Gervais. Ce fut en 1605 et sur l'emplacement de la maison du père de Jean-Châtel, que le prévôt des marchands Miron la fit construire, après qu'on eut abattu la pyramide infamante qui d'abord avoit été bâtie sur les ruines de cette maison. On y lisoit ce distique latin qui rappeloit la mémoire de l'attentat du régicide, et de la destruction du monument destiné à en éterniser le souvenir:

Hic, ubi restabant sacri monumenta furoris,
Eluit infandum Mironis unda scelus.

Peu d'années après, cette fontaine fut transférée dans la cour méridionale du Palais de Justice, et elle y étoit déjà en 1724. Elle existe encore sous le nom de fontaine Sainte-Anne, et reçoit de l'eau de la pompe du pont Notre-Dame.

386: Pet. cart., fol. 163, c. 223.

387: Cens. de l'évêch., 1489.—Sauval, t. I, p. 109.

388: Il y a dans cette rue trois culs-de-sacs:

1o. Celui des Provençaux. Il doit son nom à une enseigne qui subsistoit encore en 1772. On l'appeloit anciennement Arnoul de Charonne, du nom d'un particulier qui y demeuroit en 1293. Depuis, par altération, Raoul de Charonne et Arnoul le Charron. (Cart. S. Germ. Autiss., fol. 38 et 39.—Cens. de l'év.)

2o. Celui de la Petite-Bastille. En 1499, il étoit cité sans nom dans les censiers de l'évêché, sous la seule dénomination de Ruelle-sans-bout. En 1540, on le trouve nommé Jean de Charonne. Enfin il a reçu son dernier nom d'un cabaret qui en occupoit le fond.

3o. Le cul-de-sac de Court-Bâton[388-A]. Il formoit autrefois avec celui de Sourdis une rue qui aboutissoit dans celle de l'Arbre-Sec et sur le fossé. On la nommoit Chardeporc; et elle devoit ce nom à Adam Chardeporc, qui, en 1251, possédoit plusieurs maisons sur le fossé Saint-Germain. (Cart. S. Germ. Autiss., fol. 72.) Comme on appeloit anciennement un porc bacco, et bacon quand il étoit salé, on donna à cette rue le nom de Bacon, qu'elle portoit en 1340. (Reg. 1, fol. 13.) On voit cependant, par le dit de Guillot et le rôle de 1313, que cette rue s'appeloit du Col-de-Bacon, vraisemblablement d'une enseigne. Il fut ensuite changé, par altération, en Cop ou Coup-de-Bâton; et c'est ainsi qu'elle est désignée dans la liste du quinzième siècle. On a dit ensuite de Court-Bâton, du nom d'une maison qui faisoit le coin de cette rue et de celle des Fossés. (Reg. des Ensaiss. de l'archev., 1636)

388-A: Il est maintenant fermé d'une grille.

389: T. I, p. 243.

390: Arch. de N. D., compte de 1407.

391: Cette place devint un lieu de rassemblement. En 1505 il y éclata une espèce de sédition, à l'occasion d'une marchande que le curé, dit-on, ne vouloit pas enterrer, avant qu'on ne lui eût montré si, dans son testament, il existoit un legs pour l'église; ce qui semble bien incroyable. Sous Charles VI, il y avoit déjà eu au même endroit une émeute, à laquelle l'excès des contributions avoit servi de prétexte.

392: Voyez p. 837.

393: Cart. S. Germ. Autiss., fol. 27—verso et seq.

394: Cens. S. Germ. Autiss., an. 1554.

395: Hist. univ. Par., t. III, p. 459.—Arch. de l'archev.

396: La portion de cette rue qui étoit du côté de la vieille place du Louvre a été abattue pour l'agrandir; cette place est nommée maintenant place d'Austerlitz, et l'espace qui est devant la façade latérale du palais, du côté de la rue du Coq, se nomme place de Marengo.

397: Voyez p. 822. Elle fait maintenant partie de la place qui est devant la colonnade, et qu'on nomme place d'Iéna.

398: Cart. S. Germ. Autiss., folio 28, verso.

399: Cart. S. Germ. Autiss., fol. 28, verso.

400: Arch. de l'archev.

401: Arch. de S. Germ. l'Auxer.

402: Cette rue est maintenant fermée du côté du cloître.

403: Cart. S. Germ. Autiss., fol. 14 et 61.

404: Ibid.

405: Ensaiss. de S. Germ., reg. 2, fol. 36 et 64.

406: Ensaiss. de S. Germ. Reg. 3, fol. 54. Devant cette place étoit un port qui servoit d'arrivage aux marchandises, et de dépôt de navigation. Avant la construction du pont Neuf, il y avoit sur cette place, comme sur d'autres points des rivages de la Seine, un nombre suffisant de bachoteurs ou passeurs d'eau pour la facilité des communications.

407: Cart. S. Germ. Autiss., fol. 67 et 68.

408: Arch. de l'archev., et de S. Honoré.

409: Abb. v. 174 et seq.

410: Dans cette rue est un cul-de-sac appelé de Sourdis. Il doit ce nom à un hôtel qui y subsistoit encore en 1772. Vis-à-vis ce cul-de-sac étoit autrefois la poste aux chevaux.

411: On donnoit indifféremment à ces trois rues le nom de rues ou ruelles du cloître, ruelle par laquelle on va à l'église, et y aboutissant.

412: Il y a dans le cloître un cul-de-sac que l'on nommoit, au quinzième siècle, rue de la Treille, ensuite, ruelle du Puits du Chapitre. Un titre de 1271 la désigne sous le nom de ruella Guidonis de Ham. Elle a repris le nom de cul-de-sac de la Treille.

413: Elle a pris ce nom de l'église qui étoit sous l'invocation de saint Honoré, évêque d'Amiens.

414: Arch. du chap. de N. D.

415: On la nomme maintenant rue de la Bibliothèque.

416: Cart. S. Germ. Autiss., fol. 52, verso.

417: Arch. de l'archev.

418: Cart. de Sorb., fol. 145, verso.—Cart. épiscop. 1282.

419: Les anciens bâtiments qui subsistoient encore vers le milieu du dernier siècle annonçoient le règne de saint Louis, ou celui de Philippe-le-Hardi.

420: T. I, p. 159.

421: Cart. S. Germ. Autiss., fol. 52.

422: Germ. Brice, t. IV, p. 180.

423: Une des plus grandes effronteries de Buonaparte avoit été de faire mettre son buste au milieu de tout ce magnifique appareil, honneur insigne qu'il jugeoit lui être dû, pour avoir fait regratter cette belle colonnade.

424: À la place de ce casque étoit encore un portrait de Buonaparte.

425: Le quartier des Halles.

426: Vis-à-vis la rue Royale, à l'endroit où commence aujourd'hui le nouveau faubourg qui porte ce même nom de faubourg Saint-Honoré.

427: Cet arrêt avoit pour fondement six motifs qui regardoient la santé, la subsistance et la sûreté des citoyens. «Le premier, que la ville de Paris, portée à une grandeur excessive, seroit plus susceptible de mauvais air; le second, que cela rendroit le nettoiement de ses immondices beaucoup plus difficile; le troisième, que l'augmentation du nombre des habitants augmenteroit à proportion le prix des vivres et autres denrées, ouvrages et autres marchandises; le quatrième, que l'on avoit depuis couvert de bâtiments les terres qui avoient autrefois servi d'agriculture pour les légumes et les menus fruits nécessaires aux provisions de la ville: ce qui en causeroit immanquablement la disette si l'on continuoit d'y bâtir; le cinquième que les habitants des bourgs et des villages voisins, attirés par les prérogatives des faubourgs de cette capitale, venoient s'y habituer en si grand nombre, que, si cela continuoit, la campagne deviendroit déserte; le sixième enfin, que la difficulté de gouverner un si grand peuple donnoit lieu au déréglement de la police et aux meurtres, vols et larcins qui se commettoient fréquemment et impunément, de jour et de nuit, en cette ville et ses faubourgs.»

Cependant l'on bâtit encore depuis, et hors des bornes qui avoient été plantées en 1638; ce qui provoqua, en 1672, un nouvel arrêt, qui ordonnoit qu'il seroit planté de nouvelles bornes aux extrémités des faubourgs pour en marquer l'enceinte, et faisoit de très-expresses défenses de les passer à l'avenir par aucun bâtiment. (Delamare.)

428: On en trouvera plus loin la preuve.

429: Recherch. sur Par., quart. du Palais-Roy., p. 77.

430: Hist. eccles. Par., t. II, p. 182.

431: La ville de Brie s'appeloit anciennement Braie, Braia. C'est des premiers comtes de Dreux qu'elle a été nommée depuis Brie-comte-Robert.

432: Gall. christ., t. VII.—Hist. univ., t. III, p. 53.

433: Hist. eccles. Par., t. II, p. 184.

434: On disoit également dans ce temps-là, les pauvres maîtres de Sorbonne. On conserve, à la fin d'un petit cartulaire de l'évêque de Paris, les statuts de ce collége écrits en caractères du quinzième siècle. Selon ces statuts, le proviseur devoit donner à chaque écolier trois sous par jour pour sa nourriture, et ceux-ci étoient tenus de ne parler qu'en latin dans sa maison. (Lebeuf.)

435: Past. D., p. 323.

436: Il le fit comme étant de fondation royale, le roi ayant succédé aux droits des comtes de Dreux.

437: L'église de Saint-Nicolas fut dès ce moment totalement abandonnée. Depuis elle a été démolie, et il n'en reste plus aucuns vestiges, mais nous ignorons à quelle époque. Elle existoit encore en 1780.

438: Ces bénéfices étoient à la collation de l'archevêque, excepté les quatre royaux, et celui des Gallichers, ainsi appelé du nom de son fondateur, qui étoit un gentilhomme limousin.

439: Il a construit une autre église à Livourne.

440: Voyez pl. 65.

441: Le Moine, qui avoit décoré la chapelle de la Vierge, fut chargé de l'exécution du mausolée de cette Éminence, lequel étoit placé sous l'arcade opposée. Ce ministre y étoit représenté expirant dans les bras de la Religion. La France, désignée par son écusson, exprimoit le regret de la perte qu'elle étoit sur le point de faire; derrière le piédestal s'élevoit une pyramide chargée d'une urne, et du pied de cette urne descendoit une grande et lourde draperie qui couvroit en partie le squelette de la Mort, que l'artiste avoit jugé à propos d'offrir aux regards du mourant. Ce monument, mal conçu et encore plus mal exécuté, présentoit une image frappante de cette dégradation rapide où l'art étoit parvenu sous le règne de Louis XV.

442: Cette église avoit été concédée, depuis la révolution, à des protestants qui, pendant quelques années, y ont exercé leur culte. Depuis elle a été abattue, et le terrain sur lequel elle étoit située entrera nécessairement dans le grand plan qui doit lier ensemble le Louvre et le palais des Tuileries.

443: Recherch. sur Paris, quart. du Pal.-Roy., p. 23.

444: Cette inscription fut vivement critiquée. Balzac prétendit qu'elle n'étoit ni grecque, ni latine, ni françoise; il la trouvoit d'ailleurs pleine de vanité: elle sembloit, selon lui, offrir ce sens absurde, qu'il n'y avoit point en France d'autres cardinaux que le cardinal de Richelieu, ou bien qu'il étoit le cardinal des cardinaux françois. On réfuta l'opinion de Balzac, et on lui prouva que c'étoit un gallicisme consacré par un ancien usage, et qui n'étoit pas plus ridicule que l'Hôtel-Dieu, les Filles-Dieu, la place Maubert, la rue Bourg-l'Abbé, etc.

445: Cette salle pouvoit contenir environ trois mille spectateurs. Le roi la donna à Molière en 1660; et après sa mort, arrivée le 17 février 1673, elle fut destinée aux représentations de l'Opéra. Ce spectacle a toujours été donné depuis sur ce théâtre jusqu'au 6 avril 1763, qu'il fut consumé par un incendie. Il y avoit en outre dans le même emplacement un second théâtre également construit par les ordres du cardinal, et qui n'étoit fait que pour contenir cinq cents spectateurs choisis. La passion que ce ministre avoit pour les représentations dramatiques l'avoit porté à ces dépenses.

446: Le roi fit expédier un pouvoir à Claude Bouthillier, surintendant des finances, pour accepter cette donation. Comme ce pouvoir contient un détail assez curieux des choses que le cardinal donnoit au roi, nous croyons à propos de le rapporter ici.

«S. M. ayant très-agréable la très-humble supplication qui lui a été faite par M. le cardinal de Richelieu, d'accepter la donation de la propriété de l'hôtel de Richelieu, au profit de S. M. et de ses successeurs rois de France, sans pouvoir être aliéné de la couronne, pour quelque cause que ce soit; ensemble sa chapelle de diamants, son grand buffet d'argent ciselé et son grand diamant, à la réserve de l'usufruit de ces choses, la vie durant du sieur cardinal, et à la réserve de la capitainerie et conciergerie dudit hôtel pour ses successeurs ducs de Richelieu, même la propriété des rentes de bail d'héritages constituées sur les places et maisons qui seront construites au dehors et autour du jardin dudit hôtel: sadite Majesté a commandé au sieur Bouthillier, conseiller en son conseil d'état, et surintendant de ses finances, d'accepter, au nom de sadite Majesté, la donation, etc., etc.»

447: Cette galerie, construite avec tant de soins et de dépenses, fut dans la suite si négligée, qu'on se vit forcé de la détruire en 1727; des appartements furent pratiqués dans l'espace qu'elle occupoit.

448: Un nouvel incendie la consuma une seconde fois en 1781; alors ce spectacle fut transporté sur le boulevart de la porte Saint-Martin.

449: Desgots, architecte du roi.

450: On détruisit aussi l'orangerie, qui étoit placée au-dessous des anciennes galeries, et séparée du grand jardin par une grille de fer.

451: Il y avoit, dès le principe, dans le Palais-Royal, sans compter une foule de cafés, de salles de restaurateurs, de maisons de jeu, de lieux de prostitution, etc., un grand et un petit théâtre, deux spectacles d'ombres chinoises et de fantoccinis, trois clubs, une assemblée militaire, des bains, une loge de francs-maçons, des maisons de vente, etc., etc.

452: Cette salle sert maintenant aux comédiens françois. On en a depuis changé la décoration intérieure, laquelle étoit composée de loges coupées et saillantes en forme de balcons; ce qui faisoit l'effet le plus bizarre et le plus désagréable. Son architecture extérieure n'a d'ailleurs rien de remarquable.

453: C'étoient des enfants qu'on avoit stylés à paroître sur la scène et à faire des gestes, tandis que des acteurs cachés dans les coulisses chantoient et parloient pour eux. Cette salle est maintenant un café.

454: Nous suivons l'ordre dans lequel ces tableaux étoient placés à l'époque où ils ont été vendus par le dernier duc d'Orléans.

455: Ces merveilles de l'école françoise étoient sorties du royaume; le Régent les fit racheter en Hollande pour la somme de 120,000 liv. Sortis une seconde fois de France, ces tableaux faisoient le principal ornement d'une des plus belles galeries de l'Angleterre; ils y ont été détruits, il y a quelques années, par un incendie.

456: Ce fut M. Charles d'Escoubleau, marquis d'Alluye et de Sourdis, qui l'acheta le 22 mars de ladite année. Le même jour il en fit sa déclaration au profit du cardinal de Richelieu.

457: Les historiens de Paris disent que la rue Saint-Thomas-du-Louvre étoit alors la seule avenue du Palais-Royal, d'où il s'ensuivroit que l'hôtel de Sillery auroit couvert toute la place, et que la rue Froid-Manteau auroit été prolongée sur ses ruines jusqu'à la rue Saint-Honoré, ce qui n'est pas exact; l'inspection seule du plan de Saint-Victor, publié par d'Heulland, suffit pour s'en convaincre. (Jaillot.)

458: Voyez pl. 65.

459: Belleforest, Corrozet, Dubreul, Sauval.

460: On en trouve aussi la réfutation dans des vers de Rutebœuf, poète contemporain de saint Louis, dont Fauchet a conservé un fragment, où l'hôpital des Quinze-Vingts est peint avec des couleurs qui ne conviennent en aucune façon à des gentilshommes. Voici ce fragment:

Li Roix a mis en un repaire,
Mes je ne sais pas porquoi faire,
Trois cents aveugles tote à rote.
Parmi Paris en va trois paires,
Tote ior ne finent de braire:
As trois cents qui ne voient gote,
Li uns sache, li autre bote,
Si se donnent mainte secosse,
Qu'il n'y a nul qui lor éclaire:
Si feux y prent, ce n'est pas dote,
L'ordre sera bruslée tote,
S'aura li Roix plus à refere.

461: Saint Louis avoit formé le projet de fonder cet hôpital dès l'an 1254.

462: On sait que, dans ces contrées brûlantes, le vent élève des tourbillons d'un sable extrêmement fin, qui, s'insinuant dans les yeux, attaque la vue de ceux qui ne prennent pas les précautions nécessaires pour s'en garantir.

463: Par un acte passé en 1282, entre la congrégation de la maison des pauvres aveugles et le chapitre de Saint-Germain-l'Auxerrois, cette congrégation cède au chapitre 10 liv. 15 s. de rente sur deux maisons près la Grande-Boucherie; et en échange le chapitre accorde aux Quinze-Vingts la permission d'avoir un cimetière et deux cloches du poids de cent livres chacune, leur abandonnant en outre la dîme qui lui appartenoit sur les terres de leur hôpital.

464: Voyez pl. 65.

465: Dans l'origine, le pape Clément IV avoit permis aux administrateurs de faire la quête par tout le royaume.

466: L'emplacement qu'occupoient les Quinze-Vingts forme maintenant un groupe de maisons et de rues, dont nous donnerons la nomenclature à la fin de ce quartier.

467: Les maisons qui formoient cette partie de la rue ont été abattues depuis la révolution, et la nouvelle galerie élevée en regard de l'ancienne a fait de la place du Carrousel une place régulière sur trois côtés. Le quatrième est encore couvert d'une partie des maisons qui la séparoient, en 1789, de la rue Saint-Thomas-du-Louvre.

468: C'étoit un poteau que l'on fichoit en terre, et contre lequel on s'exerçoit à rompre la lance ou à lancer des dards.

469: Entre les rues dites des Grands et des Petits-Augustins; on en faisoit aussi dans l'endroit qui conserve encore le nom de rue des Vieilles-Tuileries.

470: C'est le jardin des Tuileries.

471: Cens. de l'évêché.

472: Il ne faut point oublier qu'à cette époque les Quinze-Vingts et tous les édifices environnants étoient hors des murs de la ville.

473: Compte de l'ordinaire de Paris 1519.

474: Voyez p. 868.

475: D'après les plans et les dessins que Ducerceau nous en a conservés, son étendue devoit être bien supérieure à celle que présente aujourd'hui la ligne de bâtiments dont il est composé.

476: Voyez pl. 66. Ce palais y est vu du côté du jardin, dans le temps qu'il en étoit encore séparé par une rue et par un mur. Dans le principe, cette coupole et les quatre corps de bâtiments qui l'accompagnoient, n'avoient pas l'élévation qu'ils ont maintenant.

477: Voyez pl. 53.

478: Voyez pl. 54.

479: Le séjour que les officiers de Louis XV firent dans cette galerie pendant sa minorité, y causa de grandes dégradations; elle fut alors séparée, dans toutes ses dimensions, par des cloisons, et depuis on n'avoit point pensé à réparer le dommage que ces arrangements passagers y avoient causé.

480: Une grande partie des appartements de ce palais, et notamment le pavillon de Flore, étoient occupés depuis long-temps par diverses personnes de qualité. On avoit également accordé des logements aux Tuileries à des particuliers attachés au service de S. M., à des gens de lettres, à des artistes, etc. Il n'y avoit guère que l'appartement du roi et celui de la reine qui fussent restés intacts.

481: Ce théâtre avoit cent quarante pieds de longueur, et soixante-deux pieds et demi de largeur dans œuvre. Sa hauteur depuis le sol du théâtre jusqu'au premier entrait étoit de cinquante-quatre pieds; celle de la mansarde, dans laquelle étoient placées les machines, les vols, les gloires, étoit de vingt-deux pieds, non compris le faux comble de la couverture. Les fondations destinées aux machines infernales avoient seize pieds de profondeur.

482: C'est dans l'emplacement de ce théâtre que fut construite la seconde salle de la Convention nationale, et que l'on a depuis élevé la nouvelle salle des spectacles du château des Tuileries.

483: Sur cette galerie et sur les diverses réparations et additions faites au château des Tuileries depuis 1789, voyez, à la fin de ce quartier, l'article Monuments nouveaux.

484: Il se trompe cependant dans cette partie de son récit, puisqu'il est incontestable qu'elle ne fut achevée que sous Louis XIII.

485: Il donna à cet effet des lettres-patentes, datées du 2 décembre 1608, dont voici le texte:

«Comme entre les infinis biens qui sont causés par la paix, celui qui provient de la culture des arts n'est pas des moindres, se rendant grandement florissants par icelle, et dont le public reçoit une très-grande commodité, nous avons eu aussi égard, en la construction de notre galerie du Louvre, d'en disposer le bâtiment en telle forme que nous y puissions commodément loger quantité des meilleurs ouvriers, et plus suffisants maîtres qui se pourroient recouvrer tant de peinture, sculpture, orfévrerie, horlogerie, insculpture en pierreries, qu'autres de plusieurs et excellents arts, tant pour nous servir d'iceux, comme pour être, par ce même moyen, employés par nos sujets en ce qu'ils auroient besoin de leur industrie, et aussi pour faire comme une pépinière d'ouvriers, de laquelle, sous l'apprentissage de si bons maîtres, il en sortiroit plusieurs qui par après se répandroient par tout notre royaume, et qui sauroient très-bien servir le public, etc.»

Par ces mêmes lettres-patentes, le roi donne à ces artistes le privilége de travailler pour le public, sans pouvoir être inquiétés par les maîtres de Paris, ni autres, et de pouvoir faire des apprentis qui auront ensuite le droit de s'établir dans tout autre endroit du royaume qu'il leur plaira de choisir.

486: Le module est une mesure en architecture qui se compose du diamètre, et plus souvent du demi-diamètre de la colonne.

487: En blâmant cette profusion d'ornements, Blondel loue avec raison la pureté et la délicatesse de leur exécution.

488: Voy. pl. 55.

489: Voyez p. 809.

490: On en a fait une suite de galeries où sont déposés les chefs-d'œuvre de sculpture antique apportés d'Italie.

491: Cette galerie, presque entièrement détruite en 1661 par un incendie, avoit été rétablie sur les dessins de ce peintre.

492: Ces tableaux ont été transportés dans la grande galerie, et remplacés par des cartons de Jules Romain. Au-dessous de ces cartons est une exposition d'une partie des dessins de la collection du Roi[492-A].

492-A: Ces dessins, qui étoient alors au nombre de dix mille, et dont le nombre a fort augmenté, sont maintenant déposés à l'hôtel d'Angeviller, rue de l'Oratoire.

493: On arrive à ce salon par un très-bel escalier construit, quelques années avant la révolution, par ordre de M. le comte d'Angeviller. L'exposition des tableaux des peintres vivants s'y faisoit tous les deux ans.

494: C'est ce fameux Musée où furent pendant quelques années rassemblées presque toutes les merveilles que l'Italie possédoit. Il contient encore, dans ce qui lui en est resté, une des plus belles collections de l'Europe. Voyez l'article monuments nouveaux.

495: Elle étoit située près du troisième guichet. Son établissement remonte à François Ier. Vers 1630, Louis XIII la plaça dans le pavillon de la reine. En 1690 elle fut transportée dans les galeries du Louvre. Ce fut alors qu'on acheva l'immense collection de caractères dont elle étoit composée, et qui en faisoit l'établissement le plus riche et le plus complet que l'on connût en ce genre. Cette imprimerie n'étoit point soumise aux réglements de la librairie, mais dépendoit immédiatement du roi.

496: La monnoie des médailles, transférée aux galeries du Louvre en 1689, étoit située au-dessus du troisième guichet. Elle contenoit une suite considérable de poinçons et de carrés composant l'histoire métallique des rois de France, histoire qui cependant ne remonte pas plus haut que François Ier. On y voyoit en outre les portraits de ces princes, depuis le commencement de la monarchie jusqu'à Louis XVI.

497: Ce guichet fut ainsi nommé, parce qu'il fut ouvert par le marquis de Marigny, directeur-général des bâtiments de Louis XV.

498: La plupart de ces sculptures, plâtres, portraits, etc., ont été d'abord transportes et déposés dans les galeries supérieures du musée des Petits-Augustins, et, depuis la restauration, dans des salles du collége des Quatre-Nations.

499: Voyez pl. 67.

500: En 1588.

501: Chronologie novennaire.

502: Elle étoit située de l'autre côté de la rivière.

503: Ces murs étoient alors situes à peu près vis-à-vis la rue Royale; la rue se nommoit rue des Tuileries.

504: Voy. le plan de Gomboust, gravé en 1652.

505: Voy. pl. 70. Ce Renard avoit été valet de chambre du commandeur de Souvré. C'étoit un homme d'un caractère souple et obligeant, qui ne manquoit point d'esprit, et se connoissoit fort bien en meubles et en tapisseries. Il faisoit de ces objets précieux une sorte de commerce avec les personnes de qualité; et le cardinal Mazarin, qui lui en achetoit quelquefois, s'amusoit de sa conversation. Dès que Louis XIII lui eut donné ce terrain, il en fit un jardin très-proprement tenu, qui, par sa situation et par les manières honnêtes du maître, devint le rendez-vous ordinaire des seigneurs de la cour, et de tout ce qu'il y avoit alors de plus galant dans la ville. Il est souvent parlé de ce jardin dans les mémoires de la minorité de Louis XIV; et, du temps de la Fronde, il devint même fameux par une aventure burlesque qui offre un nouveau coup de pinceau à ajouter au tableau de cette guerre à la fois déplorable et ridicule. Quoique les frondeurs ne voulussent pas permettre que le roi entrât dans Paris, les courtisans ne laissoient pas que d'aller en toute liberté aux Tuileries, et de là au jardin de Renard. Un jour que le duc de Candale, Jarzay, Boutteville, Saint-Mesgrin et quelques autres s'étoient réunis pour y souper et s'y divertir, les frondeurs commencèrent à craindre que, si le peuple voyoit souvent les seigneurs qui étoient dans le parti de la cour, il n'en prit insensiblement des dispositions favorables au jeune roi. En conséquence, ils y envoyèrent le duc de Beaufort, suivi d'une assez grosse troupe de gens. Ce prince chassa les violons, renversa les tables, mit tout en désordre dans le jardin; et cette belle expédition n'eut pas d'autres suites.

506: Il eût fallu rapporter trois mille toises cubes de terre, ce qui eût coûté une somme considérable, sans rien ajouter à l'agrément de cette promenade.

507: On donne ce nom à une épaisseur de maçonnerie qui sert de pied à un mur.

508: Il y avoit dans un de ces bosquets une salle de comédie en verdure, qui subsistoit encore du temps de la minorité de Louis XV. À la place de ce théâtre on fit un jeu de mail pour le jeune roi; et dans le vide de ce mail, on éleva un pavillon où fut placé un billard également destiné à son amusement.

509: Ces charmilles qui bordoient la lisière du bois ont été détruites.

510: Voyez pl. 56.

511: Ce vœu des artistes et généralement de tous les gens de goût a été exécuté depuis la révolution.

512: Il a été détruit pendant la révolution, et l'on a comblé le fossé.

513: Une de ces portes est celle du pavillon du milieu; les deux suivantes sont ouvertes de chaque côté de la terrasse contiguë au palais; il y en a une au milieu de la terrasse du nord; la cinquième est à l'extrémité du jardin du côté de la place Louis XV; la sixième au pont tournant. Depuis, on en a ouvert deux autres. (Voyez l'article monuments nouveaux.)

514: L'un de ces deux manéges, qui étoit couvert, est devenu depuis fameux pour avoir servi de local aux séances de l'assemblée nationale; il a été abattu, ainsi que les écuries et un grand nombre d'édifices qui remplissoient cet espace. C'est maintenant une très-belle rue qui va de la place du Carrousel à la place Louis XV.

515: Toutes ces sculptures sont en marbre, et n'ont point été déplacées. Depuis, ce magnifique jardin a été enrichi d'un grand nombre d'autres figures, ouvrages modernes ou copiés de l'antique. Voyez l'article Monuments nouveaux.

516: Voyez pl. 67.

517: Les plans de Quesnel et de Mérian.

518: Voyez p. 943.

519: Ce jardin, d'abord tracé et entouré de murs par Catherine de Médicis, ensuite abandonné, fut continué et planté sous Henri IV.

520: Néanmoins, soit qu'elle eût été bâtie par le propriétaire de l'hôtel Gaillon, soit en raison du voisinage de cet hôtel, elle est désignée dans tous les actes sous le titre de chapelle de Gaillon ou de Sainte-Suzanne de Gaillon; et lorsqu'il fut proposé de l'acquérir pour agrandir l'église que l'on vouloit élever, elle ne fut cédée par le titulaire qu'à la charge de construire dans la nouvelle église, et le plus près possible du grand autel, un autel dit de la chapelle de Sainte-Suzanne de Gaillon.

521: Cet hôpital étoit destiné aux malades affliges d'écrouelles. Le fondateur le transporta dans le faubourg Saint-Jacques.

522: Ces figures, cette croix et ces armes ont été détruites pendant la révolution. Depuis ce portail a été réparé.

523: Voyez pl. 57.

524: Ces deux chapelles furent bâties en 1709, au moyen d'une loterie que le roi accorda à la fabrique de cette église.