137: Histoire de François Sforce, par Jean Simoneta, liv. 2e.

138: Ici l'orateur cite Philippe de Macédoine, Mithridate et Carrare; et l'ambassadeur milanais ne manque pas d'opposer à ces exemples ceux d'Attale, d'Hiéron, de Massinissa, etc. C'était l'esprit du temps. Les lettres venaient de renaître, tout le monde croyait devoir affecter un grand savoir, et on ne croyait pas avoir donné de bonnes raisons si on ne citait des autorités prises chez les anciens.

139: A' 25 del detto mese fù preso di condurre il conte Francesco Carmagnola con lancie 300, e per la sua provigione della sua persona dargli all'anno ducati 6,000, dovendo tener egli in casa sua cavalli 100 a sue spese.

(Sanuto, Vite de' duchi, F. Foscari.)

140: Cominciò, come quello ch'era di natura collerico, a dir male di Filippo, con acerbissime parole.

(Historia veneziana di P. Giustiniano, lib. 6.)

Le discours de Carmagnole et celui que François Foscari prononça ensuite, sont rapportés par André Biglia, dans son Histoire de Milan, liv. 5.

141: Fatti veneti di Francesco Verdizzotti, lib. 18. Historia di Venezia di Paolo Morosini, lib. 19. Le Pogge, Histoire de Florence, liv. 5.

142: Codex Italiæ diplomaticus. Lunic, tom. II, pars 2, sectio 6, XXI.

143: Furono obbligati i cittadini alli soliti imprestiti, con assignamento annuo di uno per cento, de' quali si cavo 43,600 ducati.

(Historia di Venezia di Paolo Morosini, lib. 19.)

On veut que cela signifie que l'intérêt de cet emprunt était fixé à un pour cent. Je ne saurais expliquer comment l'intérêt était si faible, sur-tout dans un pays où les fonds publics perdaient depuis long-temps, et étaient, dans ce moment, à quarante pour cent au-dessous de leur valeur nominale.

144: Denina, Révolutions d'Italie, liv. 18, ch. 3.

145: Machiavel explique fort bien l'origine et le résultat de ce système de milices. «L'Italie, dit-il, leur dut d'être envahie par Charles XII, dévastée par Louis XII, opprimée par Ferdinand, et insultée par les Suisses. Les chefs de ces bandes, ne pouvant lever un grand nombre d'hommes, commencèrent par décréditer l'infanterie; la solde de quelques cents chevaux qu'ils louaient fort cher, leur procurait plus de bénéfice. On les en crut, et sur une armée de vingt mille hommes, il n'y avait pas quelquefois deux mille fantassins. Outre cela, pour éviter des pertes, et pour recruter plus facilement, ils imaginèrent de dispenser leurs soldats des fatigues et même des dangers; plus de combats de nuit, plus de campagnes d'hiver. On se dispensait de faire des retranchements, on évitait de se tuer dans la mêlée, on se battait pour se prendre des armes, des chevaux, et quand on avait fait des prisonniers, on se bornait à les dépouiller, et on se les renvoyait sans rançon. Ce fut ce bizarre droit de la guerre, qui rendit l'Italie esclave et méprisable.»

Le Prince, ch. 12.

146: Quindi puote attestar il giureconsutto Bartolo aver letta sentenza di Enrico, poi rivocata, cite condannava Brescia all'aratro.

(Storia civile veneziana da Vittor Sandi, lib. 7, cap. 1, art. 2.)

147: Hist. de Mantoue de Barthélemi Platina, liv. 5.

148: Ce commandant paraîtrait être François Sforce, d'après Sanuto, Vite de' duchi, F. Foscari. Verdizzotti le nomme Oldrado, et dit qu'il défendit la place con la fortezza del petto e del luogo. Sabellicus est du même avis.

149: Constans fama est culpâ præfectoram Philippi eam urbem non esse recuperatam, nam cum liber aditus ad illam esset, facilè fossam prohibituros fuisse aiunt, nisi certamen dignitatis inter eos ortum facultatem spatiumque perficiendi operis hosti per ignaviam præbuisset.

(Poggii, Hist. florentinæ, lib. 5.)

150: Fatti veneti di Francesco Verdizzotti, lib. 18.

151: Tous ces détails sur le gouvernement de la province de Brescia sont tirés de l'Histoire civile de Venise par Victor Sandi, liv. 7, ch. 1, art. 1.

152: Voici la suite des Visconti d'abord seigneurs et puis ducs de Milan:

C'est ici que se termine la liste des Visconti, dont le caractère présente à l'histoire quelques traits louables.

Bernabos, neveu du dernier.
Galéas, frère de Bernabos.
Jean Galéas, fils de Galéas.
Jean-Marie,   fils de Jean Galéas.
Philippe-Marie,

153: Ces détails, et en général tous ceux qui sont relatifs à cette campagne me sont fournis par Marin SANUTO, Vite de' duchi, F. Foscari.

154: E vedendo i nostri di Casal-Maggiore che la nostra armata si partiva della quale speravano aver soccorso rimasero tutti come morti, benchè pel suo provveditore fossero confortati.

(Marin SANUTO, Vite de' duchi, F. Foscari.)

155: Marin Sanuto ajoute que le duc de Milan y était en personne.

156: Nulla qui fù però compatito di tale azione. Gli avogadori di Comune lo inquirono, fù obbligato in prigione a scolparsene e restò severamente punito.

(Fatti veneti di Francesco Verdizzotti, lib. 19.)

Fù il Pisani, con privazione di cariche, condannato alla prigione.

(Historia veneta di Paolo Morosini, lib. 19.)

157: E certamente traevansi per cadauna volta da cento verettoni in sù, e tante bombarde che pareva un tuono.

(Marin Sanuto, Vite de' duchi, F. Foscari.)

158: En effet on lit dans Marin Sanuto, quelques pages plus haut: Non aspettando neppure che li fosse tratta una pietra di bombarda.

159: Antonello di Pisa era in Casal-Maggiore con cavalli 360, e con fanti 850, e con molti balestrieri genovesi.

(Marin Sanuto, Vite de' duchi, F. Foscari.)

160: Teneva già un esercito aggrandito a venti-due mila cavalli, otto mila fanti pagati, e sei mila paesani.

(Fatti veneti di Francesco Verdizzotti, lib. 19.)

La flotte de Bembo portait 10,000 hommes.

(Ibid.)

Voyez aussi l'Historza veneta de Paul Morosini, liv. 19, et celle de P. Justiniani, liv. 6.

161: Quindici mila Milanesi, intorno a dodici mila cavalli, e sei mila pedoni.

(Fatti veneti di Francesco Verdizzotti, lib. 19. Storia civile di Sandi; lib. 7, cap. 1, art. 2.)

162: Sanuto donne à cette bataille la date du 16 octobre, mais, d'après son texte même, cela n'est guères vraisemblable; car il dit: A' 16 d'ottobre al levare del sole, s'ebbero lettere de' rettori di Brescia venute in pochissime ore; quali scrivono, etc. Comment aurait-on pu recevoir à Venise le 16 au matin la nouvelle transmise de Brescia d'une bataille donnée le même jour à Macalo? et remarquez qu'il dit à la fin de son récit: E sé non fosse venuta la notte addosso non saria scampato alcuno di loro; de sorte que la bataille ne se serait terminée qu'avec le jour, et que cependant on aurait eu la nouvelle de la victoire à Venise le matin de ce même jour.

163: Philippus diligentem ad afflictas opes reparandas curam adhibuit: salvisque ductoribus cum omni militum robore, paucis diebus facilè arma et equos comparavit. Ferunt duos eâ tempestate fabros Mediolani repertos qui tot hominum millia armaturos se professi sint quot eo prælio capta dicerentur.

(Sabellicus, Secundæ decadis lib. 10.)

164: Ce traité est rapporté textuellement dans Marin Sanuto, qui dit: «E la lega rimase con suo onore e il duca di Milano ha lasciato del pelo.»

165: E nota che furono spesi, in questa guerra col duca di Milano, due millioni e mezzo di ducati in mesi 28. Fatto 33 per cento alla camera degli imprestiti, di fazioni, e il capitale degli imprestiti era venuto a ducati 57 il cento.

(Marin Sanuto, Vite de' duchi, F. Foscari.)

166: Nella città in questo mentre, per sollevar il pubblico dalli molti debiti, che nella continuazione di tante guerre aveva contratti, che ascendevano a nove millioni di ducati, e portavano grossissimi interessi, fù instituito il magistrato de i governatori dell'entrate, perchè havessero carico di ritrovar modo di fare qualche opportuna provvisione atta a moderare tanto danno.

(Historia veneta di Paolo Morosini, lib. 19.)

167: Storia civile e politica del commercio de' Veneziani di Carlo Antonio Marin, tom. 6, lib. 3, cap. 2.

168: Ibid.

169: Machiavel a dit formellement que les Vénitiens auraient mieux fait de demeurer puissants insulaires:

San Marco .....
Non vidde come la potenza troppa
Era nociva, e come il me' sarebbe
Tener sott'acqua la code e la groppa.

asino d'oro, cap. 5.

170: Martin Sanuto, Vite de' duchi, F. Foscari.

171: Marin Sanuto, Vite de' duchi, F. Foscari.

172: Marin Sanuto dit page 1012: deux cents barques et trente-cinq galères, dont onze commandées par des gentilshommes, et vingt-quatre par des capitaines di popolo; et page 1013, trente-sept galères et quarante-huit barques.

173: Je suis ici l'opinion la plus généralement adoptée. Sanuto dit précisément le contraire.

174: Il y avait certainement de l'artillerie sur les deux flottes: «Bombardæ multos mortales cadere compellebant.

(Poggii Bracciolini, Historia Florentina, lib. VI.)

175: Nella qual battaglia morirono assaissimi uomini, e in gran quantità ne furono feriti, e alquanti brugiati dalla polve di bombarda, e assai annegati. Nota, tu che leggi, che questo fù grandissimo danno a Venezia, e fù una delle mortali battaglie che fossero mai state in Pô a ricordo di alcun uomo et io scrittore fui alla detta battaglia e furono maggiori i fatti che non sono i scritti.

(Cronica di Bologna. Rerum italicarum scriptores, tom XVIII, p. 639.)

176: Victor Sandi dit 6000, liv. 7, chap. 1, art 3.

177: 300 mille ducats, suivant Sanuto.

178: Voyez une lettre du temps, et le rapport de Loredan sur cette bataille, dans Marin Sanuto, Vite de' duchi, F. Foscari.

179: Decem et octo galeæ Venetorum, quibus præerat Petrus Lorodanus et galeatia una, et galeæ quatuor Florentinorum, quæ omnes erant in portu Pisarum venientes die 23 septembris apud ecclesiam sancti Fructuosi, quæ longè est à Januâ per 20 milliaria, pugnaverunt cum galeis Januensium, quarum dux erat Franciscus Spinola Octoboni filius: et Januenses afflicti sunt et ex galeis Januensium 8 captæ fuerunt, reliquæ vero fugerunt. Franciscus quoque captas fuit, et Venetias missus, ubi in carcere stetit.

(Chronique d'Asti par Suondini Ventura. Rerum italicarum scriptores, tom. XI, p. 271.)

180: Sabellicus, 3e décade, liv. Ier. Pierre Giustiniani, liv. 7.

181: Opinione di frà Paolo Sarpi in qual modo debba governarsi la repubblica veneziana.

182: Toutes les circonstances de l'arrestation et du supplice de Carmagnole, sont prises du récit de Matin Sanuto, (Vite de' duchi, F. Foscari.)

Le récit de Victor Sandi, commence d'une manière remarquable. «Le 8 avril 1432, sur le rapport de Paul Trono, le conseil des Dix, renforcé de vingt adjoints, traita l'affaire de Carmagnole. Sa mort fut arrêtée, rien n'en transpira, et il fut convenu qu'on appellerait le coupable à Venise, sous prétexte de le consulter sur les conditions de la paix, etc.» Il est assez remarquable aussi que l'histoire qui contient ce passage ait été imprimée à Venise, en 1756, avec l'approbation du conseil des Dix.

183: Voyez Machiavel sur la mort de Carmagnole.

184: E fù fatta la mostra del nostro campo ch'erano cavalli vivi 11600, pedoni 8000, cernide 11000.

(Marin Sanuto, ibid.)

185: Celle de Saint-George-Majeur qu'il fit bâtir par un architecte florentin qu'il avait à sa suite, Michel Ozzo.

186: Eum susceperunt Veneti non ut à patriâ exsulem, sed cum honore maximo, velut optimum et ad omnia virum egregium.

(Benedicti Accolti Aretini de præstantiâ virorum sui ævi dialogus.)

187: Machiavel, Histoire de Florence, liv. 5.

188: Cosimo de' Medici, uomo ricchissimo andò in collegio e offerse di prestare alla signoria ducati 15000, in questo bisogno.

(Marin Sanuto, Vite de' duchi, F. Foscari.)

189: Ibid.

190: Marin Sanuto, Vite de' duchi, F. Foscari.

191: Machiavel, Histoire de Florence, liv. 5.

192: E questo è stato per averli liberati, e n'è cagione l'ingratitudine, e per aver speso dal 1434 in quà sette millioni di ducati per loro.

(Marin Sanuto, Vite de' duchi, F. Foscari.)

193: Fù preso di fare un dono al marchese di Ferrara del Polésine, il quale fù suo, e la signoria l'avea avuto in pegno per ducati 60,000, sicchè se gli dona liberamente.

(Marin Sanuto, Vite de' duchi, F. Foscari.)

194: Voyez la description de cette marche dans Sabellicus, 3e décade, liv. 3.

195: E dove la sera era la nostra armata non vi rimase niente d'acqua.

(Marin Sanuto, Vite de' duchi, F. Foscari.)

196: Marin Sanuto, ibid.

197: I quali Bresciani hanno fatto più che se fossero stati Veneziani. (Marin Sanuto, ibid.)

198: Sabellicus, decad. 3, lib. 3.

199: Voyez dans Marin Sanuto, ubi suprà, une lettre qu'il rapporte qui contient une relation de ce siége.

200: Scriva Piccinino a' Vicentini che per ogni dì ch'egli dimorasse giunto ivi, voleva ducati 2000.

(Marin Sanuto, Vite de' duchi, F. Foscari.)

201: Marin Sanuto, Vite de' duchi, F. Foscari.

202: Machiavel, Histoire de Florence, liv. 5.

203: L'état de la composition des deux armées est dans Marin Sanuto, page 1008 de l'édition de Muratori: je le rapporte, parce qu'on y prend quelque idée de la puissance respective des états.

Armée du pape Eugène IV.
Le révérendis. cardinale de Tarente 600   4,200 chevaux.
Le révérendissime cardinale de Capoue 400
Le comte d'Anguillara 400
Le comte d'Anversa 600
Don Simonetto 600
Don Paolo della Molara 300
Don Otto di Dotti 200
Don Gaspard di Cavadolo 500
Don Antoine del Rio 300
Don Gabriel de Rome 300
Armée de la seigneurie de Venise.
Le comte François Sforce, capitaine-général 4,000   16,100  
Michel de Cotignola 1,000
Gatta-Melata 1,500
Le marquis Taddeo 1,000
Don Christophe de Tolentino 800
Don Pierre de Navarino 800
Don Jean de Tolentino 500
Don Jean de Malavolta 500
Don Cavalcabo 300
Don Iberto 500
Le comte Dolce 400
Don Iscariote de Faenza 300
Don Guido Rangone 300
Don Bartelemi Coleoni 400
Don Jacques Catelano 300
Don Pierre del Testa 200
Don Pierre Torcello da Prota 200
Don Nicolas de Brescia 300
Don Catta Briga 400
Don Jean Conte 400
Don Baldone de Tolentino 300
Le seigneur Riniere 600
Le seigneur Sigismond 500
Le seigneur Dominico 600
 
  20,300  
Armée du duc de Milan.
Nicola Piccino 2,500   19,750  
Le marquis de Mantoue 1,500
Autres compagnies de divers condottieri 15,750
 
Troupes de Sienne 1,000  
Troupes de Florence 3,000  
Troupes du roi Alphonse d'Arragon 17,800  
Troupes du roi René-d'Anjou 2,800  
Ainsi cette guerre occupait 64,650 Chevaux

Sanuto ne donne pas le détail de l'infanterie, tant on la comptait alors pour peu de chose. On peut remarquer que les compagnies de condottieri, qui, deux siècles auparavant, étaient de 30, 40, 50 hommes, sont devenues bien plus considérables; ce sont déjà des régiments ou même de petites divisions.

204: Peninsularum Sirmio insularumque, etc.

205: O quanta carestia! O quanta fame! O quanto stremizio era ne i cittadini, e a tutto il popolo a comperar la biada a lire trenta la soma! Ma dicciamo della povera gente come stavano, ne moriva per le strade difame. Avresti veduto sulla piazza cento fantolini gridare pane, pane per amor di Dio. (Historia Bresciana di Christoforo Dasoldo. Rerum italicarum scriptores, tom. XXI. p. 819.)

206: Machiavel, Histoire de Florence, liv. 5.

207: Histoire de Florence, liv. 5.

208: On le comptait parmi les hommes de son temps qui connaissaient le mieux la langue grecque. Sa traduction de quelques-unes des vies de Plutarque justifiait cette opinion.

209: Ce cardinal excitait ses troupes au ravage. Il gratifiait de cent jours d'indulgences en purgatoire chaque soldat qui coupait un olivier. M. Sismonde Sismondi, à qui je dois cette anecdote, la rapporte d'après le journal napolitain Rerum italicarum scriptores, tom. XXI.

210: C'est ce que les Florentins appellent la bataille d'Anghiari; mais c'est aussi de cette bataille que Machiavel raconte qu'elle ne coûta la vie qu'à un seul homme, qui fit une chûte de cheval.

211: Hist. di Venezia di Paolo Morosini, lib. 22.

212: Cives Ravennates primarii, nacti urbis dedendæ occasionem, conventu habito reque constitutâ, dùm populus festum diem Mathiæ apostolo dicatum celebraret, anno à partu virginis 1441, arma capiunt. Ad nobiliorum tumultum accurrit populus; lætisque vocibus divum Marcum et senatum venetum undique conclamat; confestimque ad senatum Venetias missi qui rem significarent. Decrevitigitur senatus urbem suscipere, neque ampliùs tam propensam amantissimorum civium voluntatem refellendam aut parvi faciendam putavit, cùm præsertim non absque salutis multorum ingenti periculo, res ad Hortasium redire posse videretur. Itaque per litteras Ravennates certiores facit civitatem se recepisse. Quibus acceptis litteris, cogitatione consequi longè facilius est, quantum lætitiæ et hilaritatis animos omnium compleverit, quam scriptis explicare. Legati statim à Ravennatibus Venetias ad Franciscum Foscarum ducem et rempublicam missi, qui civitatis ditionem præsentes facerent. Eos cùm amanter Franciscus dux esset complexus, quæ in mandatis habebant, omnia prolixè et liberaliter XIII kal. aprilis concessit: illud autem fuit caput, ut Hortasius, ejusque uxor et filius in insulam Cretam, ne qua posset suspicio oriri, amandarentur; cùm pro eâ quâ præditi erant malevolentiâ, Hortasius, conjux, consortesque suspectos quotidie Venetis reddere Ravennates quærerent. Ad hæc se curaturos ut maneret Ravennæ archiepiscopus: et salinas propè Ravennam, quibus corrumpi cœli salubritas consuesset, destrui: frumentum quò vellent, ad loca Venetæ ditioni subjuncta, devehere Ravennates posse: fundos et cætera Hortasii et uxoris bona, ut memoria eorum omnis tolleretur, vendi: Judæos Ravennam mitti, qui, dandâ fœnori pecuniâ, aliquâ ratione egentium sublevarent inopiam. Nec diu post Hortasius, Ginevra uxor Hieronymusque filius, quatuor annos natus, in Cretam insulam, publico decreto, ablegati sunt. Quod eò etiam libentiùs à Venetis factum est, quia, cùm adhuc ipsi cum Philippo vicecomite bellum gererent, Hortasius, qui erat Taurisii, ad hostes profugerat. Ne autem omninò absque imperio esset, illi publicâ stipe nummi aurei octingenti, ab senatu Veneto quotannis, in præsidio insulæ collocato, constituti sunt. Verùm brevi post tempore, Hortasium, uxorem, ac filium mors ex hominum vitâ abstulit.

(Hieronymi Rubei, Historiarum Ravennatum, lib. 7.)

213: Jean Simoneta dit: «Missus in insulam Cretam, intrà paucos dies, cum unico filio, extinctus est.»

(Histoire de François Sforce, liv. 5.)

214: Sabellicus, 3e décade, liv. 4.

215: Marin Sanuto, Vite de' duchi, F. Foscari.

216: 30 juillet 1443; le cardinal de Saint-Ange écrit qu'il a la promesse des rois et des princes du nord pour 170,000 chevaux, outre une quantité innombrable de gens de pied. Le despote Georges de Russie y est pour 20,000 chevaux, les seigneurs de Hongrie, indépendamment du roi, pour 30,000.

(Cronaca di Venezia et come lo fù edificata, et in che tempo, et da chi, fino all'anno 1446. Manusc. de la biblioth. de St.-Marc, No 21, foglio 147.)

217: Voici comment cette bataille est racontée dans un manuscrit de la biblioth. de St.-Marc, intitulé: «Cronaca di Venezia et come lo fù edificata, et in che tempo, et da chi, fino all'anno 1446.»

«28 septembre 1446, combat de Casal-Maggiore entre les Vénitiens, commandés par Michel Cotignola et les gens du duc de Milan: ceux-ci avaient fait un pont sur le Pô, à Mezian, où ils ont mis, (c'est la Chronique qui parle,) huit galions avec grande quantité de fusiliers, arbalétriers, infanterie, lances, plus de huit mille personnes en tout, et des palissades et fossés d'une grande force; c'est pourquoi Michel Cotignola convoqua, le 25 septembre, tous les capitaines, et voulut savoir leur opinion, et la voyant favorable, ordonna, qu'on se préparât et qu'on fît les escadres et batailles: et tout cela fait avec le nom de Dieu et de l'évangéliste saint Marc, le 28 septembre, à une heure du jour, la messe étant dite, il fit sonner les trompettes, mettre son monde en bataille, et commença d'envoyer en avant à tâter le gué du Pô, et mit là une grande quantité d'infanterie, de plus, soutenue de partisans et de lanciers légers à cheval, il descendit vers le Pô, mort, paisible, dormant, criant avec grande vigueur: Marc, Marc; et aussi les ennemis venant contre les nôtres avec autant de vigueur pour qu'on ne leur ôtât pas le pont, et il y avait une telle multitude de traits et de balles qu'il semblait qu'il en plût: cette mêlée dura plus de deux heures et demie; et comme il plut à Dieu et à l'évangéliste messire saint Marc, vers les 18 heures (midi) que nos gens vinssent à bout du pont, que l'infanterie y montât et que les lanciers à cheval traversant le Pô arrivaient au Mezian et à la digue où ils combattaient main à main avec l'ennemi; enfin, le nom de monseigneur J. C. leur obtint la victoire, rompit et mit en désordre toute l'armée du duc de Milan; les uns s'enfuirent, les autres rendirent leurs armes, d'autres se jetèrent dans le Pô, et il s'en noya plus de 500; et ce fut certainement un des plus beaux faits d'armes qui fut fait depuis long-temps en Lombardie, et il fut fait avec grande prudence et fidélité à la louange de Dieu, du glorieux messire saint Marc. Pour le seigneur capitaine et Condottieri, je dois dire qu'ils ont tous fait vigoureusement et qu'ils méritent d'être recommandés. Le partage du butin se faisait en monnaie fictive de chevaux[217-A]; si je ne me trompe, Cotignola en avait eu pour sa part 800, Guillaume de Montferrat, 100; Gentil de Gatta Melada, 800; le marquis Taddée d'Este, 600; l'infanterie en masse, 500; les gens de cheval du comte François, 200; en tout, la valeur de 4200 chevaux, plus les provisions et les femmes qui se trouvèrent.

217-A: En prenant un cheval pour une somme donnée, et en répartissant ensuite le butin selon ce que chacun pouvait prétendre, le cheval était l'unité et on faisait les comptes d'après cette mesure.

218: Mai non fù veduta una rotta così grande, nè così aspra, nè così per affato come fù quella, di quanti capitani li erano, ch'erano più di sedici, tutti quanti furono svaligiati.... e non credere tu che leggi qui ch'io scriva per fiorire il detto; ma per dio omnipotente scrivo la verità. S'erano in campo cavalli dodici mila, non nescamparono mille cinque cento.

(Histoire de Brescia, de Christophe de Soldo.)

219: Machiavel, Histoire de Florence, liv. 6.

220: Henrico Panierolæ, qui per id temporis Venetiis negociandi gratiâ agebat, publico est consilio mandatum, ut Venetum adeat senatum, ac multis propositis pollicitationibus roget obtesteturque ne qui uni omnium Italorum libertatem adamant et tuentur, patiantur mediolanensem rempublicam suâ ope atque operâ à Francisco Sfortiâ subjugatum iri. Is quæ jussus est, diligentissimè peregit. Nam sæpiùs modò palam, modò clam in senatum admittebatur. Seque ad Francisci Foscari sapientissimi et invicto animo principis pedes quàm humillimè projiciebat. Et ut erat homo callidus, sublatas manus ad cœlum tendens ingemiscere, flere ac prolixà implorare oratione ne ampliùs Franciscum Sfortiam suis copiis et pecuniis adjuvaret.

(Jean Simoneta, Histoire de François Sforce, liv. 19.)

221: Machiavel, Histoire de Florence, liv 6.

222: L'abbé Laugier dit que la mesure de blé se vendait plus de vingt mille écus. C'est sans doute une faute d'impression. Verdizzotti dit 20 ducats d'or le moggio (le muid); or le ducat d'or valait 17 francs. Un autre historien Nicolas Doglioni, liv. 7, dit que le staio de froment se vendait 20 ducats. Le staio de froment de Milan équivaut à un boisseau de Paris, trois dixièmes.

223: Marin Sanuto Vite de' duchi, F. Foscari. Cet auteur n'évalue la dépense annuelle pendant cette guerre qu'à 670,000 ducats, dont 550,000 pour l'armée de terre, et 120,000 pour la marine.

224: Interea clarissimus vir Franciscus Barbarus ad magnificum Gentilem, exercitûs gubernatorem, luculentam ac gravem epistolam scripsit in hanc sententiam; quòd cùm indictum sit bellum à senatu Veneto in Annibalem pro pace Italiæ, cùmque ad eam rem ipse delectus sit exercitûs gubernator, omnium senatorum suffragiis admonet atque hortatur hominem, ne collatis signis, aut ab Annibale vocatus, aut inconsultò, dimicare audeat, præsertim cùm ipse velit, aut cùm sibi ipse locum delegerit, nisi occasio se obtulerit rei benè gerendæ, aut si æquo loco dimicetur; ostendens pluribus verbis, ingenium plerùmque viribus anteponi, et Venetorum imperium non tam militum numero, et auxiliorum multitudine, quàm virtute stare et sapientiâ; præsertim cùm nec commeatus, nec stipendium, nec sociorum vires, nec demùm viscera caritatis sibi defuturæ sunt: ponens proptereà ante oculos, non deesse sibi clarissimos duces, et veteranorum utriusque ordinis militum copias, qui sint virtute, fide et militari gloria præstantes. Addit quin etiam futuræ victoriæ hujus belli spem ne parvam quidem, cùm brevi putet commeatus, supplementa rerum, pecuniam, milites etiam perpetuos hosti defuturos; immo victum Annibalem humanis necessitatibus ab agro Brixiensi, in quo nec castra locat, cedendo Gentili discessum, proptereà quòd à fronte, à tergo et à latere sociali bello distrahetur, quòd ne auro quidem cum Venetis certare potest, quòd nullum regnum violentum potest firmum esse et diuturnum. Concludit tandem plurimorum imperatorum exempta, ut voto hostis pugnare non debeat; sed ubi hostis non vult, tunc illum, si modò possit, dimicare cogat, cùm victoriæ hujus belli sit tota ferè Gallia, et pars non parva Italiæ præmium. Iterùm atque iterùm admonet, ne quid cùm hoste temerè agatur, qui militando consenuit. His literis, serenissime rex, tanti fit ab hoste Annibal, ut magni Pompeji, et Caji Cæsaris auctoritate par ac superior esse videatur. Primùm quidem præcautum ait ad tanti exercitùs gubernatorem, ne nisi datâ occasione cum hoste ferrum tractet; ne cùm velit, manus conserat; vocatus ad pugnam non eat, ne iniquo loco intercipiatur; videat proptereâ, ne quid cùm hoste inconsultò agat. Illi per insidias insistamus, quòd eâ ille militari arte vincatur, quâ sæpe victor exstitit. Sæpè de hostis auctoritate cogitemus, nec parvâ de re bellum geri. Denique cogitet rempublicam Venetorum Italiæ dignitatem, salutem tot provinciarum ac sociorum suis humeris sustinere, suæque fidei ac virtutì esse mandata, Postremum est, hæc non esse dicta illius monendi gratiâ, cùm nihil eum fugiat, quod spectet ad disciplinam militarem, sed quòd suæ laudi et amplitudini suæ dignitatis perlibentèr favet, etiam causâ patriæ, ne quid in hoc bello detrimenti, aut ignaviâ, aut temeritate patriatur.

(Vie de Jacques Piccinino, par Porcellio, liv. 2.)

225: Cette négociation est racontée fort au long dans la Vie du sénateur florentin Manetti, qui était le négociateur, par Naldi.

226: Marin Sanuto, Vite de' duchi, F. Foscari.

227: E qui la ferocità de' Francesi usò gran crudeltà contro de' castellani. La qual cosa tanto spaventò l'animo de' popoli che tutto quello che i nostri aveano nel Cremonese e nel Bresciano, salvo Soncino e Romanego, non aspettando il venire de' nemici, in pochi giorni si render loro.

(Marin Sanuto, Vite de' duchi, F. Foscari.)

228: Ce traité est dans la collection de Muratori. Rerum italicarum scriptores, tom. XVI, p. 1009.

229: Eodem ferè tempore ab senatu ad legatum duo tabellarii venerant, quorum alter litteras afferebat, quibus pacem transactam significabatur, alter quibus legatus jubebatur ab conducendis militibus et a pecuniis erogandis supersedere. Hi eâ usi celeritate dicuntur, ut, nisi in hostiam insidias præcipitatis moræ non nihil esset allatum, triduo ad legatum, CCC millibus passuum confectis, pervenire portuerint. Cùm a militibus, qui in insidiis delituerant, quæstioni subderentur, vi coacti, litteras ostendunt, ac pacem inter principes factam edocent. Quod unum omnium illi ægerrimè ferentes, tabellarios malè mulctatos, cùm nudati ac virgâ cæsi propè ad necem fuissent, cruore et sanguine madentes ad legatum sine litteris dimittunt.

(Francisci Contareni. Historia Hetruriæ, lib. 1.)

230: Varillas.

231: Voyez l'Histoire turque, par Saadud-din-Mehemed Hassan, traduite par Galland. Règne d'Amurath II. Man. de la Biblioth.-du-Roi.—No 10528.

232: Continuation de l'histoire du Bas-Empire, par Ameilhon, liv. 118, § 37.

233: Storia civile di Venezia, lib. 8, cap. 9.

234: Relation de Venise par Mr Delahaye, ambassadeur de France.

235: Voyez le récit de ce siége dans l'Histoire turque, de Saadud-din-Mehemed Hassan, citée ci-dessus.

236: L'historien Sandi, liv. 8, ch. 9, dit seulement que le baile fut mis à la chaîne.

237: Je rapporte ce traité d'après Marin Sanuto. Il est aussi dans la Chronique de Bologne. Rerum italicarum scriptores, tom. XVIII, p. 709.

238: Marin Sanuto Vite de' duchi, F. Foscari.

239: Elle est sous la date du 10 juin 1445: on la trouve dans le tom. 16e. Rerum italicarum scriptores, p. 91.

240:

241: E datagli la corda per avere la verità, chiamato il consiglio de dieci colla giunta, nel quale fù messer lo doge, fù sentenziato. (Marin Sanuto, Vite de' duchi F. Foscari).

242: E fù tormentato, nè mai confessò cosa alcuna; pure parve al consiglio de' dieci di confinarlo in vita alla Canea (Ibid.) Voici le texte du jugement: «Cùm Jacobus Foscari per occasionem percussionis et mortis Hermolai Donati fuit retentus et examinatus, et propter significationes, testificationes et scripturas quæ habentur contra eum, clarè apparet ipsum esse reum crimims prædicti, sed propter incantationes et verba quæ sibi reperta sunt, de quibus existit indictia manifesta, videtur propter obstinatam mentem suam, non esse possibile extrahere ab ipso illam veritatem, quæ clara est per scripturas et per testificationes, quoniam in fune aliquam nec vocem, nec gemitum, sed solum intra dentes voces ipse videtur et auditur infrà se loqui, etc.... Tamen non est standum in istis terminis, propter honorem statûs nostri et pro multis respectibus, præsertim quod regimen nostrum occupatur in hâc re et qui interdictum est ampliùs progredere: vadit pars quòd dictus Jacobus Foscari, propter ea quæ habentur de illo, mittatur in confinium in civitate Caneæ, etc. Notice sur le procès de Jacques Foscari dans un volume intitulé: Raccolta di memorie storiche e anneddote, per formar la Storia dell'eccellentissimo consiglio di X della sua prima instituzione sino a' giorni nostri; con le diverse variazioni e riforme nelle varie epoche successe.

(Archives de Venise.)

243: La notice citée ci-dessus, qui rapporte les actes de cette procédure.

244: Ebbe prima, per sapere la verità, trenta squassi di corda. (Marin Sanuto, Vite de' duchi, F. Foscari.)

245: Historia di Venezia, lib 23.

246: Marin Sanuto dans sa Chronique, Vite de' duchi, se sert ici, sans en avoir eu l'intention, d'une expression assez énergique: «Il doge era vecchio in decrepita età e caminava con una mazzetta. E quando gli andò, parlògli molto constantemente che parea che non fosse suo figliuolo, licet fosse figliuolo unico; e Jacopo disse, messer padre, vi prego che procuriate per me, acciocchè io torni a casa mia. Il doge disse: Jacopo, va e ubbidisci a quello che vuole la terra, e non cercar più oltre.»

247: Cela fut un acte que l'on ne sçaurait ny suffisament louer, ny assez blasmer: car, ou c'estait une excellence de vertu, qui rendait ainsi son cœur impassible, ou une violence de passion qui le rendait insensible, dont ne l'une ne l'autre n'est chose petite, ains surpassant l'ordinaire d'humaine nature et tenant ou de la divinité ou de la bestialité. Mais il est plus raisonnable que le jugement des hommes s'accorde à sa gloire, que la faiblesse des jugeans fasse descroire sa vertu. Mais pour lors quand il se fut retiré, tout le monde demoura sur la place, comme transy d'horreur et de frayeur, par un long temps sans mot dire, pour avoir veu ce qui avait été fait.

(Plutarque, Valerius publicola.)

248: Je suis principalement dans ce récit une relation manuscrite de la déposition de François Foscari qui est dans le volume intitulé: Raccolta di memorie storiche e annedote, per formar la storia dell'eccellentissimo consiglio di X.

(Archives de Venise.)

249: Hasce tamen injurias, quamvis imaginarias, non tàm ad animum revocaverat Jacobus Lauredanus defunctorum nepos, quàm in abecedarium vindictam opportuna.

(Palazzi Fasti ducales.)

250: Ibid., et l'Histoire vénitienne de Vianolo.

251: Il faut cependant remarquer que, dans la notice où l'on raconte ce fait, la délibération est rapportée, que les vingt-cinq adjoints y sont nommés, et que le nom de Marc Foscari ne s'y trouve pas.

252: Cette harangue se lit dans la notice citée ci-dessus.

253: Ce décret est rapporté textuellement dans la notice.

254: La notice rapporte aussi ce décret.

255: On lit dans la notice ces propres mots: «Se fosse stato in loro potere, volontieri lo avrebbero restituito.»

256: Hist. di Venetia, di Paolo Morosini, lib. 24.

257: Hist. di Pietro Justiniani, lib. 8.

258: Hist. d'Egnatio, liv. 6, cap. 7.

259: Ce décret est du 25 octobre 1458. La notice le rapporte.

260: Notamment Léopold Curti, Mémoires historiques et politiques sur la république de Venise, 1re partie, chap. 4; et l'abbé Laugier, Histoire de Venise, lib. 30.

261: Formaleoni et l'abbé Tentori, qui le copie ici mot pour mot.

262: Storia civile di Venezia, lib. 8, cap.

263: Codice delle leggi attinenti al consiglio di X e a suoi tribunali, raccolte da Pietro Franceschi, segretario de' correttori nell'anno 1761.

(Archives de Venise.)

264: Ibid.

265: Statuti, leggi et ordini delli signori inquisitori di stato, tanto nella erezione loro, quanto ne' tempi moderni; ne' quali resta prescritto il modo del governo, cosi dentro, come fuori della città, e tanto con ministri de' principi, quanto con proprii ambasciatori, diffusi in capitoli 103.

(Biblioth.-du-Roi.) À la suite d'un manuscrit de l'ouvrage de Frà Paolo sur le gouvernement de Venise no 10462, in-4o. 3. 3

Ce manuscrit provient de la biblioth. de l'archevêque de Reims, Letellier de Louvois.

Second exemplaire in-fol., sous le no 1010—H/264; il est à la suite du même ouvrage de Frà Paolo, et provient de la biblioth. de Harlay.

Troisième exemplaire, bibliothèque de Monsieur, no 55, in-fo, relié avec l'ouvrage de Frà Paolo.

Voyez ces statuts ci-après dans les pièces justificatives de cette histoire.

Il existe à Florence, dans la biblioth. Riccardi, un man. des statuts de l'inquisition d'état. Il commence comme ceux que j'ai cités ci-dessus par la loi du grand conseil et le décret du conseil des Dix, qui précèdent les réglements que les inquisiteurs d'état se donnèrent eux-mêmes; mais ces trois pièces, au lieu d'être des 16, 19 et 23 juin 1454, portent les dates des 16, 19 et 23 juin 1504.

Ce manuscrit est moins digne d'inspirer de la confiance que ceux qui sont à Paris; 1o parce qu'il leur est fort postérieur, car on le juge de la fin du XVIIe siècle et peut-être même du XVIIIe; 2o parce qu'il est incomplet, le premier statut, au lieu d'être en 48 articles, n'en a que 44, et le second supplément ne s'y trouve pas.

266: Il governo dello stato veneto dal cavalier Soranzo, biblioth de Monsieur, no 54, in-fo.

267: Lettre de Louis XI, du 5 août 1479, pièces justificatives de l'Histoire de Louis XI, par Duclos.

268: En parlant des progrès que les arts faisaient chez ce peuple, je ne prétends point décider, sur l'invention de ces arts, des questions presque toujours insolubles. Ainsi par exemple l'art de la Mosaïque était connu fort anciennement en Italie. M. de Saint Marc, dans son Histoire d'Italie, tom. I, page 56, parle de deux statues de Théodoric, roi des Ostrogoths, composées de petites pièces rapportées; mais c'était de la sculpture en Mosaïque et non pas de la peinture: au reste, Muratori, dans le 2e volume de ses Antiquités d'Italie, a publié un manuscrit sur la peinture en mosaïque, et il le croit du IXe siècle.

269: Mémoires de Commines, liv. 7, chap. 15. On prétend que, dès le milieu du XIe siècle, cette basilique avait été décorée de Mosaïques exécutées par des ouvriers grecs, ce qui était indiqué par ces vers:

Historiis, auro, formâ, specie tabularum,
Hoc templum Marci fore die decus ecclesiarum.

270: Historia venetiana di Nicolo Doglioni, lib. 9; et Fatti veneti, di Verdizotti, lib. 28.

271: Mémoires de Commines, liv. 7, chap. 15.

272: Nicolaus Jenson, quem veneta civitas sortita est, omnes alios in eo genere laudis post se procul reliquit.

Sabellicus, 3e déc. lib. 8. Voyez aussi Marin Sanuto, Vite de' duchi, P. Malipiero.

273: Marin Sanuto, ibid.

274: Marin Sanuto, Vite de' duchi, C. Moro. Il y a cette singularité que la lettre est du 31 mai 1468 et la réponse du 10 août, ce qui indique la lenteur des formes de l'administration vénitienne.

275: Marin Sanuto, Vite de' duchi, P. Malipiero. Voici comment le sénateur, auteur de l'Historia di Venetia dall'anno 1457, all'anno 1500 (man. de la Bibliot.-du-Roi, no 9960), rapporte cette anecdote dans la 5e partie de son ouvrage. «Dandolo, vescovo de Padoa, mancò di questa vita: Pietro Barbo cardinale di San Marco, vescovo di Vicenza, ha ottenuto il vescovado del papa senza l'assenso del consiglio de' pregadi e è andato al possesso contre il voler della terra, tal che è stà intima a Paolo Barbo che subito et vada a Roma a trovarlo e a operar ch'el renunci al vescovado in termine d'un mese: altramente esso Paolo Barbo sia bandito in perpetuo da Venezia e delle terree luoghi nostri, e che sia confisca i boni. Paolo Barbo, inteso il decreto, ha risposto lagrimando che l'eseguirà quanto gle e commanda.

276: Elle est rapportée en italien dans Marin Sanuto, ibid.

277: Le récit de cette guerre est le sujet de la 1re partie d'une histoire manuscrite qui existe à la Bibliothèque-du-Roi, sous le no 9960, intitulée: Historia di Venezia dall'anno 1487, fino all'anno 1500. On y trouve notamment quelques détails sur les impôts qui furent établis à cette occasion.

278: Pour mettre le Péloponnèse à couvert de l'invasion des barbares, dit le père Coronelli dans sa description de la Morée, l'empereur Emmanuel y éleva en 1413, une forte muraille, que Volaterran et Niger nomment Examili, Hermolaüs Examilion, à cause que sa longueur est de six milles, et Nischins Dioclos. Cette muraille commençait au port de Léchée à seize stades de Corinthe et à cinquante stades du golfe Saronique, à qui Baudrand, contre le sentiment de Lauremberg, donne aujourd'hui le nom de Lestricori, situé à l'extrémité occidentale du golfe de Lépante. Cette construction avait six milles de longueur, et finissait au port de Cenchrée situé sur la côte orientale vers le golfe d'Engia. Amurath II, ayant levé le siége de Constantinople en 1424, fit démolir l'examilion, malgré la paix qu'il venait de conclure avec l'empereur grec. Les Vénitiens, pour conserver leurs états de la Morée, avaient grand intérêt de rétablir ce rempart, dont ils prévoyaient que les ruines donneraient une entrée trop ouverte aux invasions de leurs ennemis. Ce fut cette considération qui, en 1463, obligea Louis Loredan général de la république d'y débarquer ses troupes, et de les joindre à celles de Berthold d'Est, pour les employer conjointement à un si grand ouvrage. Ils y firent travailler trente mille ouvriers, qui, en 15 jours de temps, le mirent dans sa perfection, et qui y ajoutèrent de bons doubles fossés et cent trente-six tours, ce qui rendit cette muraille incomparablement plus forte qu'elle ne l'avait été.

279: L'abbé Laugier, Histoire de Venise, liv. 26. Il cite l'historien de Brescia pour autorité; mais on peut lui opposer celle de Marin Sanuto, qui dit que l'indulgence plénière coûtait 20 ducats: «Sicchè chi dava ducati 20, ovvero andava in persona, avea plenaria indulgentia, e quasi tutti pagarono molto allegramente a tanta buona opera.»

280: Ce bref est rapporté par Marin Sanuto, Vite de' duchi, C. Moro.

281: Marin Sanuto, Vite de' duchi, C. Moro.

282: Son traité avec la république est de 1463, voyez Codex Italiæ diplomaticus. Lunig, tom. II, pars 2, sectio 6, XXIV.

283: Marin Sanuto, Vite de' duchi, C. Moro.

284: Marin Sanuto, Vite de' duchi, C. Moro.