353: Cf. lettre de Florent au Directoire: «Nous sommes enlacés dans des filets qui partent des bureaux de Paris. On y a semé l'or à pleines mains pour consolider le système de rapines et de dilapidations qui fait la base de toutes les entreprises et de toutes les dilapidations de l'armée d'Italie.»
354: Voir lettre des consuls romains aux commissaires du Directoire (6 brumaire an VII): «Comment concevra-t-on l'espoir d'un crédit solide, tant qu'on verra partout un pillage scandaleux, des dilapidations qui effrayeraient même des brigands vulgaires, tant qu'on n'aura pas arraché le maniement des deniers publics et des fournitures à ce tas de déprédateurs qui ne connaissent la République que par les trésors qu'ils volent?»
355: Lettre curieuse de Faypoult au Directoire (Arch. nat. A. F. 3, 77): «Depuis un certain temps il s'est répandu dans tous les corps militaires de l'armée, dans toute l'Italie, des impressions défavorables au citoyen Masséna; elles sont tellement généralisées que le soulèvement de tous les officiers contre son autorité n'a d'étonnant que l'irrégularité, l'illégalité de ce mouvement. Une multitude de guerriers remarquables par leurs longs et continuels services ont dit et répété hautement qu'ils mourront, quand vous l'ordonnerez, pour la patrie, mais qu'ils mourront aussi plutôt que de servir sous Masséna.»
356: L'insurrection de l'armée a été racontée avec détail par le général Koch. Cf. Garden, Histoire générale des traités de paix, t. VI, p. 385-489.
357: Rapport de Daunou et Monge (Archiv. nat. A. F. 3, 78).
358: Voir dans l'ouvrage de Potter (Mémoires de Ricci) une lettre de Ricci (10 mars 1798) et une lettre du prêtre Palmieri (Gênes, 12 mai).
359: Sciout, ouvrage cité, p. 177.—Mémoires du général Thiebaut, t. II.
360: Cuoco. Saggio storico sulla rivoluzione di Napoli. Milano, an IX.—Pepe. Mémoires.—Lomonaco. Rapport fait au citoyen Carnot, ministre de la guerre, sur les causes secrètes et les principaux événements de la catastrophe napolitaine, sur le caractère du roi, de la reine et du fameux Acton.—Forgues. Vie de Nelson.—Michelet. Histoire du XIXe siècle.—Coletta. Histoire de Naples de 1734 à 1825. Traduction B. et Lefebvre, 1840.—Maresca. Correspondance de la reine Marie-Caroline avec le cardinal Ruffo. 58 lettres de février à octobre 1799 (Archivio storico per la provincie napoletane, 5e année, fasc. 2).—Nelson. Despatches and letters, 1844.—SACCHINELLI. Vie du cardinal Ruffo.—HARRISON'S. Life of Nelson.—PIETRO ULLOA. Marie Caroline d'Autriche. Paris, 1872.—HELFERT. Konigin Carolina von Neapel and Sicilien in Kampf gegen die franzosischen Welterschaft, 1790-1804. Vienne, 1878.—HUFFER. Die Napoletanische Republick des Jahres1799; 1885.—G. FORTUNATO. I Napoletani del 1799. Florence, 1884.—DIOMEDE MARINELLI. Manuscrit sur les évènements de 1799, t. IX. Bibliothèque nationale de Naples.—PALUMBO. Maria Carolina di Napoli. Lettres autographes appartenant au British Museum, 1866. Volumes 1615, 1616, 1618, 1619, 1620, 1621 de la Bib. Eg.—GAGNIÈRE. La reine Marie-Caroline de Naples d'après les documents nouveaux, 1886.—BOGHETTI, Nelson alla corte di Maria-Carolina di Napoli. (Nuova antologia, 16 mai 1886).—GEORGES ANNESLEY, VICOMTE DE VALENTIA. Private journal of the affairs of Sicily. (British-Museum, manuscrit 19426).—GÉNÉRAL THIÉBAUT, Mémoires, T. II.
361: Gagnière. Ouvrage cité.
362: Louis XVII.
363: Gagnière, p. 43.
364: Gagnière, p. 44.
365: Lettres au Directoire du 2 mai 1796 (Bosco), du 6 mai (Tortone) et du 1er juin (Peschiera), Corresp., I, 218, 236, 345.
366: Milan, 7 juin. Lettre au Directoire. (Corresp., t. I, p. 373.)
367: Miot. Mémoires, t. I, p. 88.
368: Conditions d'une suspension d'hostilités entre les troupes françaises et les troupes napolitaines. Brescia, 5 juin 1796. (Corresp., t. I, p. 363.)
369: Milan, 7 juin, t. I, p. 373.
370: Lettres du 7 juin et du 20 juin. Correspondance, t. I, 374.—Id., p. 433.
371: Lettre du 26 juin (I, 434) au Directoire. «Le prince Pignatelli part demain pour Paris en passant par Bâle. Je lui ai signifié l'ordre d'être rendu dans cette première ville avant quinze jours. Il paraît disposé à s'y conformer.»
372: Lettres du 13 août (Correspondance, t. I, p. 544) et du 26 août (Id., t. I, p. 568).
373: Lettre du 6 septembre 1796. T. I, p. 598. Cf. lettre du 2 octobre (I, II, p. 33).
374: Correspondance, t. II, p. 322. Lettre d'Ancône, 12 février 1707.
375: Lettre de Bonaparte à Pignatelli, 13 février 1797. Corresp., t. II, p. 318.
376: Lettres du 26 mai 1797, t. III, p. 65 et 72.
377: Correspondances, t. III, p. 352.
378: Gagnière, p. 46.
379: Gagnière, p. 46.
380: Gagnière, p. 50.
381: Gagnière, p. 50, 51.
382: Lettre de Nelson à sa femme: «Sir William et lady Hamilton vinrent au-devant de moi, accompagnés d'une multitude de barges et de canots chargés d'emblèmes et décorés de banderoles. L'un et l'autre étaient convalescents ... Milady de s'élancer et de tomber inanimée devant moi: je la crus morte. Ses larmes heureusement se firent un passage et elle parut aussitôt soulagée. Le roi arrivait. Cette seconde scène, dans son genre, fut des plus attendrissantes. Sa Majesté daigna me tendre la main, en m'appelant son libérateur, et en me donnant tous les autres noms qu'ait jamais inventés la reconnaissance. Enfin, même Naples, je crois, m'a proclamé son libérateur.»
383: Le prince Belmonte Pignatelli avait écrit à ce propos au ministre piémontais Priocca une lettre, qui fut interceptée, et qui prouve à quel point d'aveuglement et de passion était arrivée la cour napolitaine. «Nous savons que, dans le conseil de votre roi, plusieurs ministres circonspects, pour ne pas dire timides, frémissent à l'idée de parjure et de meurtre, comme si le dernier traité d'alliance entre la France et la Sardaigne était un acte politique à respecter. N'a-t-il pas été dicté par la force oppressive du vainqueur? De pareils traités ne sont que des injustices du plus fort à l'égard de l'opprimé qui, en les violant, s'en dédommage à la première occasion que lui offre la faveur de la fortune.» Lettre citée par Coletta, t. II, p. 46 de la Traduction française.
384: Cette incroyable bravade, d'une longueur démesurée, est reproduite in extenso dans le rapport adressé par Lomonaco à Carnot.
385: Gagnière, p. 81.
386: Gagnière, p. 84.
387: Id., p. 85.
388: Coletta, Histoire de Naples, t. II, p. 56.
389: Lire au sujet de ces préparatifs les curieuses lettres adressées par la reine à Emma Hamilton. En voici quelques extraits (Gagnière, p. 94): «Je brûle de vous envoyer ce soir tout notre argent d'Espagne, du roi et le mien. Ils sont [Montant illisible]: Voilà tout notre avoir, mais nous n'avons jamais thésaurisé. Les diamants de toute la famille, hommes et femmes, arriveront demain soir pour être tout consigné au respectable amiral lord Nelson.» Id., p. 96. 18 décembre: «Voici encore trois malles et une petite caisse. Dans les trois premières, il y a un peu de lingerie pour tous mes enfants, pour servir à bord et quelques habits dans la caisse. J'espère ne pas être indiscrète en vous les envoyant. Le reste de ce qui pourra aller ira sur un bâtiment sicilien.» Id. 19 décembre: «J'abuse de votre bonté et de celle de notre cher amiral. Les caisses grandes, faites-les déposer à fond de cale, et petites plus à portée de la main. C'est que j'ai malheureusement une nombreuse famille. Je suis dans le comble de la désolation et des larmes ... Adieu, ma chère. L'horrible ruine abrège deux tiers de notre pure existence. Je m'en remettrai à la divine Providence et m'en ferai une raison.» Id. p. 97. 19 décembre: «Voyez les bijoux de toute une malheureuse famille, le paquet de notre personnelle et un peu d'argent, et une caisse avec des chemises et hardes en cas de besoin sur le bord. Demain, j'enverrai des autres pour mes enfants, étant douze personnes de famille ...»
390: Coletta, ouv. cit., t. II, f. 77.
391: Un contemporain, Cuoco, l'a traité bien sévèrement, t. III, § 44. «C'était un scélérat ambitieux, sans principes d'honneur et de morale. Il avait toujours mille expédients pour réussir dans ses projets. Suo Ruffo ad onta dello porposa onde apparivo rivestito, non ero che un capo di brianti.»
392: Liv. III, p. 239. Chi scrive lo ha vedute egli stesso beversi il sangue suo, dopo essersi valassate, e cerca con avidita quelli degli altri scolassati che erano con lui; beveva in un cranio.
393: Aussi comprend-on et partage-on l'indignation du napolitain Cuoco. (Liv. III, p. 216): «E voi, Inglesi, voi che vi chiamate i piu colti, piu buoni tra popoli: voi stessi permetteste, voi vedeste, voi anche eccitaste tali orrori!»
394: La trahison de Méjean n'est que trop prouvée. Lire le rapport accablant de Lomonaco à Carnot, et surtout les deux lettres de Marie-Caroline à Emma, en date du 7 et du 18 juillet 1799 (Gagnière, p. 171): «Je vous conjure, que l'on ne paye pas un sou à Méjean. Après une si obstinée défense, ce serait réellement être dupé et me faire croire que c'est parce que le généralissime (de l'armée) cisalpine la veut partager avec Méjean.»—«Je relève tout ce que vous me dites de Méjean. Je désire beaucoup que cette affaire soit mise entièrement au clair et que tout soit découvert pour n'avoir plus avec vous aucune sorte de traîtres ...»
395: Gagnière, p. 187.
396: Gagnière, p. 208.
397: Coletta. Ouv. cit., t. II, p. 221.
398: Gagnière, p. 237.
399: Id., p. 233.
400: T. III, p. 9-10.