178: Lettre à Battaglia, Vérone, 26 janvier 1797 (Correspondance, t. II, p. 281).
179: Mantoue, 6 mars (Corresp., t. II, p. 367). Cf. lettre du 24 mars (t. II, p. 415). Bonaparte, qui est alors engagé dans les défilés de l'Allemagne, ne cherche qu'à gagner du temps, et il le dit expressément.
180: Bassano, 10 mars 1797 (Corresp., t. II, p. 373).
181: Goritz, 21 mars 1797 (Corresp., t. II, p. 406).
182: Lettre de Goritz, 21 mais 1797 (Corresp., t. II, p. 415): «Le grand point dans tout ceci est de gagner du temps.»
183: Lettre citée par Daru, t. VII, p. 267.
184: Voir le rapport d'un émissaire, Stephani, envoyé à Milan par Ottolini (10 mars 1797).
185: Ce rapport, qui a été conservé, est fort curieux. On y accuse Bonaparte d'une ambition effrénée: il aurait, paraît-il, «voler esse il Cromwell della Italia».
186: Leurs dépêches au Sénat ont été publiées par Daru, t. V, p. 303-313. Cf. lettre de Bonaparte au Directoire (Correspondance, t. II, p. 415). «J'ai dit à M. Pesaro que le Directoire exécutif n'oubliait pas que la République de Venise était l'ancienne alliée de la France, que nous avions un désir bien formel de la protéger de tout notre pouvoir... que nous ne soutenions pas les insurgés; qu'au contraire je favoriserais les démarches que ferait le gouvernement.»
187: Rapport d'Antonio Turini, syndic du Val-Sabbia (4 avril 1797).
188: Déclaration du Doge: «Le Sénat n'a pas appris sans surprise et sans indignation qu'un acte signé du nom du provéditeur Battaglia, essentiellement faux et contenant des principes en tout contraires à ceux que le gouvernement vénitien professe pour le gouvernement français, était colporté partout. Il entendait le démentir et le proclamait une embûche opposée aux tendances continues de la Seigneurie.»
189: Lettre de Schetting, Corresp., t. II, 458.
190: Id., id.
191: Id., id. «Mon intention est qu'il n'y ait aucune espèce de trouble ni de mouvements de guerre, et je prendrai toutes les mesures pour maintenir la tranquillité sur les derrières de l'armée. Les troupes françaises continueront de vivre avec le peuple dans le même esprit de neutralité et de bonne intelligence, et je désire, dans toutes les occasions, vous donner des preuves de l'estime que j'ai pour vous.»
192: Lettre de Bonaparte au Directoire, Leoben, 16 avril. Corresp., t. II, p. 489.
193: Articles secrets des préliminaires. Id., II, 497. Lettre de Bonaparte au Directoire (II, 489).
194: Lettre de Bonaparte au Directoire. Leoben, 19 avril 1707. Corresp., t. II, p. 501.
195: Correspondance, t. II, p. 474.
196: Id., id.
197: Id., p. 477.
198: Id., p. 476.—Cf. lettre du 11 avril au général Baraguey d'Hilliers (Correspondance, t. II, p. 479).
199: Correspondance, II, p. 498. Cf. la curieuse lettre adressée par Bonaparte à Pesaro, le 11 avril (Correspondances, t. II, p. 483). «Il serait singulier que le Sénat de Venise nous obligeât à lui faire la guerre, dans le moment où nous sommes en paix avec tout le continent.»
200: Rapport de Junot à Bonaparte, cité par Daru, t. VII, p. 302.
201: Corresp., t. II, p. 473.
202: La lettre du Doge a été donnée par Daru, t. V, p. 335-338.
203: D'après le rapport du provéditeur et du podestat (daté de Vienne, 18 avril): «il était à peu près quatre heures du soir lorsque, sans que rien nous en eût fait connaître la cause, on entendit partir du fort le plus élevé au-dessus de la ville, trois coups de canon à poudre qui paraissaient un signal.» D'après les relations françaises, Balland n'aurait ouvert le feu, qu'en apprenant les premiers assassinats. Les relations françaises ont été imprimées dans le recueil de pièces relatives aux affaires de Venise, du 22 floréal an V.
204: Rapport du général Chabran daté de Croce-Bianca.
205: Rapports adressés par Kilmaine à Bonaparte, Mantoue, 22 avril, et Vérone, 27 avril. Rapport du général Balland, Vérone, 27 avril.
206: Sur l'affaire de Laugier, voir la protestation du ministre Lallement. Elle a été insérée par Daru dans les pièces justificatives de son Histoire de Venise, t. VII, p. 309. Cf. lettre de Bonaparte au Directoire (Trieste, 30 avril. Correspondance, t. III, p. 12).
207: Le rapport de l'officier vénitien a été cité par Daru, t. V, p. 356. Cf. la relation envoyée par le Sénat à son ambassadeur à Paris, le 26 avril 1797.
208: «Lorsqu'une révolution aussi fatale qu'imprévue a éclaté dans les villes au delà du Mincio, les sentiments unanimes de nos peuple leur ont fait prendre spontanément les armes dans la seule intention de comprimer la révolte et de repousser la violence des insurgés... Si, dans une confusion aussi grande, quelques malheurs sont arrivés, il ne faut les attribuer qu'à la confusion même et nullement à la volonté du Sénat. Empressé de satisfaire à votre demande, le Sénat fait rechercher pour les consigner en vos mains ceux qui ont osé commettre des assassinats sur les individus de l'armée française. Les mesures les plus efficaces sont prises pour en découvrir les auteurs, afin qu'ils subissent le châtiment qu'ils méritent.» Document cité par Barral, p. 269.]
209: Eggen-Wald, 22 avril 1797 (Correspondance, t. III, p. 1).
210: Trieste, 30 avril (Corresp., t. III, p. 11). Cf. seconde lettre du même jour: «Si le sang français doit être respecté en Europe, si vous voulez qu'on ne s'en joue pas. Il faut que l'exemple de Venise soit terrible. Il nous faut du sang.»
211: Voir le rapport de Dona et Giustiniani, en date du 28 avril. Il est cité par Daru, t. V, p. 367.
212: Lettre citée par Daru, t. V, p. 378.
213: Trieste, 30 avril. Correspondance, t. III, p. 13.
214: Rapport des envoyés vénitiens en date du 1er mai. Il est cité par Daru, t. V, p. 379.
215: Palmanova, 30 avril 1797. Correspondance, t. III, p. 14.
216: Lettres à Augereau, Milan, 5 mai (Corresp., III, 21). Ordre général du 6 mai (III, 27). Ordre du 8 mai (III, 31).
217: Manifeste de Palmanova (Corresp., t. III, p. 16).
218: Lettre de Palmanova, 3 mai 1797 (Corresp., t. III, p. 21).
219: Arrêté de Milan, 6 mai 1797 (Corresp., t. III, p. 23).
220: Lettre du 8 mai au Directoire (Corresp., t. III, p. 29): «Je ne suis éloigné actuellement que d'une petite lieue de Venise, et je fais les préparatifs pour pouvoir y entrer de force, si les choses ne s'arrangent pas. J'ai chassé de la terre ferme tous les Vénitiens, et nous en sommes en ce moment exclusivement les maîtres. Il n'existe plus de lion de Saint-Marc.»
221: Voici le texte de la délibération: «Vu le malheur des circonstances et le péril imminent de la patrie, le Sénat ayant, dans sa prudence, jugé nécessaire d'envoyer deux députés auprès du général en chef Bonaparte, pour tâcher d'éviter la ruine dont la République et cette capitale sont menacées, et ayant autorisé ces deux citoyens et l'amiral des lagunes à entrer en négociation, le Grand Conseil juge nécessaire d'étendre leurs pouvoirs jusqu'à traiter, même sur des objets qui sont de la compétence de son autorité souveraine, sous la réserve cependant de sa ratification.»
222: Voir le rapport des commissaires (Daru, V, 399): «Il a ajouté que dans quinze jours il serait maître de Venise, que les nobles Vénitiens ne se déroberaient plus à la mort qu'en se dispersant pour aller errer sur la terre, comme les émigrés français; que leurs biens dans les provinces déjà conquises allaient être confisqués; que les lagunes ne l'épouvantaient pas; qu'il les trouvait conformes à l'idée qu'il s'en était faite, et sur laquelle il avait arrêté ses plans. Tous nos arguments furent inutiles.» Cf. lettre transmise par Berthier aux députés Dona et Giustiniani, et confirmant tous les détails de l'entrevue (Corresp., t. III, p. 16). Lettre datée de Mestre, 2 mai 1797.
223: Aussi Bonaparte n'hésitait-il pas à écrire au Directoire (Milan, 8 mai 1797, Correspondance, t. III, p. 29): «Le Grand Conseil a déclaré qu'il allait abdiquer sa souveraineté et établir la forme de gouvernement qui me paraîtrait la plus convenable. Il compte d'après cela y établir une démocratie, et même faire rentrer dans Venise 3 à 4000 hommes de troupes. Je crois qu'il devient indispensable que vous renvoyiez M. Querini.»
224: C'est ce que constatait Bonaparte dans une dépêche au Directoire: Milan, 13 mai 1797 (Corresp. t. III, p. 41). «Les affaires marchent à grands pas dans Venise même, où l'emprisonnement des Inquisiteurs et l'effervescence populaire rendront les propriétés incertaines sans la présence d'une force française.»
225: Il est probable que Villetard avait des instructions secrètes. Cf. lettre de Bonaparte à Haller (Mombello, 21 mai 1797, Corresp., t. III, p. 61): «Villetard, qui part à l'instant pour Venise, a eu de moi diverses instructions verbales pour la conduite politique qu'il doit y tenir.»
226: L'ultimatum de Villetard, ou du moins attribué à Villetard, a été inséré tout au long dans l'ouvrage de Daru, t. V, p. 412, 415.
227: Bonaparte tenait à ce licenciement des Esclavons. Ce qui semblerait indiquer qu'il connaissait à l'avance l'ultimatum présenté par Villetard ou du moins par ses amis, au Grand Conseil, c'est que, dès le 14 mai, c'est-à-dire au surlendemain de la révolution démocratique, il réclamait l'exécution d'une des conditions qui figuraient dans cet ultimatum. Voir lettre aux Vénitiens, datée de Milan (Correspondance, t. III, p. 34): «Si vingt-quatre heures après la publication du présent ordre, les Esclavons n'ont pas, conformément à l'ordre qui leur a été donné par les magistrats de Venise, quitté cette ville pour se rendre en Dalmatie, les officiers et les aumôniers des différentes compagnies d'Esclavons seront arrêtés, traités comme rebelles, et leurs biens en Dalmatie confisqués.»
228: Art. II du traité. Voir Correspondance, t. III, p. 49.
229: Mombello, 26 mai 1797 (Correspondance, t. III, p. 70).
230: Id., id., t. III, p. 74. On peut rapprocher de cette lettre l'article qui parut dans le Moniteur du 29 mai: «Voici ce qu'on lit dans plusieurs journaux. Les chants joyeux de la paix se font entendre de toutes parts. Bientôt toute l'Europe, tout le globe en va retentir. L'Angleterre et Venise seules restent sur le champ de bataille, mais ne tarderont pas l'une à renoncer à ses projets ambitieux et destructeurs, l'autre à expier ses imprudentes perfidies.»
231: Ce projet de traité se trouve dans la Correspondance (t. II, p. 267).
232: Les dépêches de Querini, toutes rédigées de sa main, et faisant partie de sa collection, ont été léguées à Venise par son fils et sa fille. C'est à Venise que les a consultées M. Barral, qui en a tiré un excellent parti dans son Histoire de la chute de Venise.
233: Dépêche du 8 avril 1797. «Che forse si protrebbe ottener cosi essenziali oggeti con qualche sacrifizio in danare che dall'Eccelentissimo Senato fosse ancora per forsi... Di penetrare che sei o sette millioni di franchi sarebbero sufficienti.»
234: Dépêche du 17 avril: «E che era venuto da me per veder se voleva far un qualque sacrifizio; che in tal caso m'assicurava che la questione sarebbe stata decisa a favor del mio governo.»
235: Dépêche du Doge à Querini, à la date du 20 avril.
236: Lettre présumée de Mombello, 30 juin 1797 (Correspondance, t. III, p. 151).
237: Note sur les événements de Venise, présumée de Mombello, 30 juin 1797 (Correspondance, t. III, p. 156).
238: Cantu, liv. XI, p. 87.
239: Daru, ouv. cit., t. VII, p. 373.
240: Daru, id., 396. «Les provinces qui gémissaient sous le joug des Vénitiens, représentées par leurs députés réunis dans un congrès central, réclament de vous leur liberté et leur réunion à la République Cisalpine.» Cf. lettre de Joubert à Bonaparte, Bassano, 14 mai 1797 (Daru, VII, p. 315). Id., Vicence, 9 août 1797 (VII, p. 396).
241: Arnault écrivait à Bonaparte, le 5 juin 1797: «La municipalité, faible et divisée, ne se regarde pas comme suffisamment constituée; les opérations se ressentent de ce manque de confiance. Composée d'un grand nombre d'hommes timides et de quelques hommes trop hardis, elle donne peu à espérer et beaucoup à craindre. Livrée à elle-même, elle passerait facilement de son inaction actuelle aux plus terribles abus de l'autorité révolutionnaire.»
242: Mombello, 3 juillet 1797. Corresp. III, 167.
243: Le même jour, l'arbre de la Liberté était planté dans toutes les villes du territoire vénitien, sauf à Udine où Bernadotte, qui connaissait les projets de Bonaparte, ne voulut pas se prêter à une indigne comédie, et aima mieux préparer les habitants à la pensée de leur prochain abandon.
244: Marmont, Mémoires, t. I, p. 293.
245: Passariano, 6 octobre 1797, Correspondance, t. III, p. 368.
246: Passariano, 6 septembre. Lettre de Bonaparte au ministre des relations extérieures. Corresp., t. III, p. 205.
247: Correspondance, 13 septembre, III, 295.
248: Dépêche de Grimani, du 29 avril. «Il mio spirito non cessa di cercare vie a penetrare l'arcano de segnati preliminari di pace.»
249: Document cité par Daru, ouv. cit., t. VII, p. 331.
250: Daru, VII, 379.
251: Id., VII, 399: «Le principal de ces objets est d'éloigner l'Empereur de l'Italie et d'insister sur ce qu'il s'étende en Allemagne. Vous concevez sans peine l'intérêt que nous y avons. Nous réduisons sa puissance maritime; nous le mettons en contact avec son ancien rival, le roi de Prusse, et nous l'écartons des frontières de la république, notre alliée, qui, dénuée de forces militaires, et située entre les états du grand-duc de Toscane et ceux de l'Empereur, serait bientôt influencée et subjuguée par la maison d'Autriche.»
252: Daru, VII, 411.
253: Id., VII, 420.
254: Id., VII, 422.
255: Passariano, 19 septembre. Correspondance, t. III, p. 309. Cf. lettre du même jour adressée au ministre des affaires étrangères, Id., III, 308.
256: Correspondance III, 345.
257: Lettre au ministre des affaires étrangères, 7 octobre 1797. Corresp., t. III, p. 360.
258: Passariano, 25 sept. 1797, t. III, p. 337.
259: Daru, VII, 425, donne le mot substituée. La Correspondance (t. III, p. 425) a corrigé et mis suppléé. On se demande pourquoi ce changement?
260: Daru, VII, 427.
261: Passariano, Correspondance, III, 376.
262: Passariano, Id., III, 390.
263: Œuvres de Napoléon à Sainte-Hélène. Édition de la Correspondance, t. XXIX, p. 355.
264: Correspondance, t. XXIX, p. 355.
265: Un des admirateurs de Napoléon, Stendhal, n'est-il pas dans le vrai, lorsqu'il écrit dans sa curieuse Histoire de Napoléon (p. 270): «À l'occupation de Venise finit la partie poétique et parfaitement noble de la vie de Napoléon. Désormais, pour sa conservation personnelle, il dut se résigner à des mesures et à des démarches, sans doute fort légitimes, mais qui ne peuvent plus être l'objet d'un enthousiasme passionné.»
266: Il nous faut pourtant signaler une exception. Les Milanais, sans doute par ressentiment héréditaire, ne témoignèrent que peu de sympathies à Venise. Une presse, probablement vendue, se permit même contre l'infortunée République de cruelles attaques. C'est à Milan que furent publiés divers factums très violents: Testamento del leone Adriatico, Trame degli oligarchi Venedi, I delitti della Veneta aristocratia, etc. À Milan furent aussi composées et gravées de nombreuses caricatures. L'une d'entre elles intitulée I funeralli della republica Adricatica, figure le lion de Saint-Marc, jambes liées et tête en bas, porté, comme un trophée de chasse, par des soldats français. Une autre caricature est intitulée: Il faut danser, et, en effet, le Vénitien Pantalon danse d'une façon grotesque, mais c'est un soldat fiançais qui lui tire la barbe.
267: Alfieri, Conclusion du Miso Gallo. Traduction inédite d'Hugues.
268: Correspondance, t. III, p. 395.
269: Voir les belles lettres d'Ugo Foscolo dans Jacopo Ortis. Lettre du 11 octobre 1797: «Le sacrifice de notre patrie est consommé: tout est perdu; et la vie, si l'on daigne nous la laisser, ne nous servira plus qu'à déplorer nos malheurs et notre infamie. Mon nom est sur la liste de proscription, je le sais: mais veux-tu donc que, pour me soustraire à mes oppresseurs, je me livre à des traîtres? Console ma mère: Vaincu par ses larmes, je lui ai obéi, et j'ai quitté Venise pour éviter les premières persécutions qui sont toujours les plus cruelles.» Lettre du 13 octobre: «Dans quel lieu chercherai-je un asile? Sera-ce dans l'Italie, cette terre prostituée qui devient sans cesse le prix de la victoire? Pourrais-je voir devant mes yeux ces hommes qui nous ont dépouillés, insultés, vendus, et ne pas répandre des larmes de colère? Dévastateurs des peuples, ils se servent de la liberté, comme les papes se servaient des croisades... Et ces autres misérables, ils ont acheté notre esclavage et reconquis, au prix de l'or, ce qu'ils avaient lâchement perdu par les armes. Ah! pourquoi nous faire voir et sentir la liberté, pour nous la ravir ensuite pour toujours et avec tant d'infamie!»
270: Le discours de Villetard est rapporté par Botta, liv. XII.
271: Mémoires de Marmont, t. I, p. 307.
272: Elle a été conservée par Botta, liv. XII.
273: Correspondance, III, 399.
274: Lettre conservée par Botta, liv. XII, p. 101.
275: Cf. Minutelli, Dernières cinquante années, p. 226. Avec le catalogue des objets d'art enlevés à Venise.
276: Lettre du 5 juin 1797 citée par Daru (Histoire de Venise), t. VII, p. 370.
277: D'après une indication de Cantu, on comptait 5.293 canons, dont 1.518 en bronze à l'arsenal, et dans les forts 4.478 canons dont 1.925 en bronze.
278: Lettre de Bonaparte à Villetard, Milan, 2 novembre 1797. Correspondance, t. III, p. 402. «Je donne ordre au général Sérurier de se concerter avec la municipalité pour que tout reste tranquille à Venise, d'employer tous les moyens pour cela, et de fermer même la société d'instruction publique s'il le juge nécessaire.»
279: Gaffarel, La France aux îles Ioniennes. Nouvelle Revue, 1880.
280: Daru, t. V, p. 442.
281: Botta, ouv., cit., liv. XII.
282: L'affaire Basville a été étudiée et racontée avec de minutieux détails par Fr. Masson. Voir ses trois ouvrages: Le cardinal de Bernis depuis son ministère. Le département des affaires pendant la Révolution. Les Diplomates de la Révolution. On peut également consulter: Monti. In morte di Ugo Bassville, cantica. Vicchi. Saggio d'un libro intitulato: Vincenzo Monti, le lettere e la politica in Italia dal 1750 al 1830 (1879).
283: Annibale Mariotti.—Parlata intorno ad alcune imputazioni che si credino (juin 1800).
284: Quadro storico-morali dell'Italia nazione seguita nel 1796, e del portentoso e contemporaneo aperimente d'occhi della sagra imagine di Maria santissima venerata nella cattedrale di Ancona.
285: Abominal razza di antisociali e misantropi, se dicenti filosofi rigeneratori.
286: Milizia était né à Oria, près d'Otrante, en 1725. Il vécut dans la familiarité des artistes les plus célèbres et du ministre espagnol Azara. Il a composé un Dictionnaire biographique des architectes, des Éléments d'architecture, etc. Les lettres de Milizia ont été publiées dans les Mémoires de Ricci, traduction de Potter.
287: Bologne, 20 juin 1796. Corresp., I, 413.
288: Milan, 7 juin 1796, Corresp., I, 377.
289: Id., I, p. 421.
290: Cf. la curieuse lettre écrite par Marmont, alors aide de camp de Bonaparte, à son père (Mémoires du Maréchal, t. I, p. 327): «Enfin, la voix de la raison a été entendue, et le gouvernement renonce à une expédition aussi ridicule que dangereuse par ses suites. Nous n'irons pas à Rome. Notre armée n'était pas assez forte pour la diviser ainsi, et les dix mille hommes jetés au fond de la botte n'entraîneront point la grande armée dans des malheurs incalculables. Le plan sage, si bien conçu, de Bonaparte est adopté. Nous reprendrons incessamment l'offensive. Car c'est le moyen le plus sûr de triompher.»
291: Armistice entre la République française et le Pape (Correspondance, I, 426). Bonaparte avait, dès le 7 juin, résolu les conditions de cet armistice. Curieuse lettre au Directoire (Correspondance, t. I, p. 371).
292: Lettre de Bonaparte au Directoire, Pistoïa, 26 juin 1796. Corresp., I, 431: «Cette manière de négocier à trois est absolument préjudiciable aux intérêts de la République, parce qu'un homme habile se retourne, va chercher chez l'un ce qu'il ne peut obtenir chez l'autre... Azara, voyant qu'il ne pouvait obtenir de diminution, s'est tourné du côté des commissaires du gouvernement et il a si bien fait, qu'il leur a arraché notre secret, c'est-à-dire l'impossibilité où nous étions d'aller sur Rome. Alors il n'a été possible d'en tirer vingt millions qu'en faisant la nuit une marche sur Ravenne.»
293: Id. Id. «La légation de Bologne est une des parties les plus riches des États du Pape. On ne se fait pas une idée de la haine que cette ville a pour la domination papale.»
294: Id. Id. «Si jamais vous pensez qu'il est de votre intérêt de garder à perpétuité Ancône, je vous engage à y envoyer un ingénieur, afin d'accroître ses moyens de défense.»
295: Lettre au Directoire, Bologne, 21 juin. (Correspondance, t. Ier, p. 121.)
296: Lire dans la Correspondance (I. 451) une lettre de Bonaparte à Miot (Bologne, 2 juillet 1796) pour le féliciter d'avoir accepté une mission à Rome, et le presser de partir.—L'autre commissaire était Cacault. Voir dans la Correspondance deux lettres en date du 21 juillet 1796 (t. I, p. 490-491) pour l'accréditer auprès du cardinal Zélada, et préciser ses instructions au sujet de l'exécution de l'armistice de Bologne.
297: Miot. Mémoires, t. I, p. 112.
298: Curieuse lettre de Milizia. «Le premier jour d'août, au matin, le fiscal Barberini est nommé dictateur, ne quid detrimenti res publica capiat, et monsignor Consalvi magister equitum. Le soir, aux armes! Les places, les ponts, les rues, tout est encombré du soldats. Le palais de Montecavallo est mis en état de siège. On ne voit que canons, caissons, escadrons, cuirassiers et chevau-légers armés de carabines, troupes de ligne et gardes nationaux. Qui va ci? qui va là? En arrière! On ne passe pas. Le général Giustiniani, le général Sinibaldi, tous les généraux enfin font pendant la nuit la veillée qui ne fut pas celles des capacités.»
299: Lettre de Milizia à Lami.
300: Lettre de Bonaparte à Cacault (I, 450). Brescia, 12 août 1796: «Le Pape a envoyé un cardinal légat à Ferrare, dans le temps qu'il croyait sans doute les Français perdus. Cela est-il conforme au traité d'armistice que nous avons signé?... Je viens de donner l'ordre à ce cardinal de se rendre sur-le-champ au quartier général.» Cf. lettres au Directoire du 13 et du 26 août (I, 544-569).
301: Lettre de Milizia à Lami: «Si Bonaparte avait encore demandé une douzaine de cardinaux et six douzaines de prélats et douze douzaines d'abbés, le tout avec plusieurs autres musiciens de tout sexe, il aurait fallu qu'ils fussent tous allés se prosterner devant lui. Oh! Quanto abbiamo daridere!»
302: Brescia, 17 août 1796 (Correspondance, t. I, p. 541). «On m'assure que la cour de Rome vous a demandé de lui prouver que la France était érigée en République. Ou m'assure que Rome ne veut plus accorder de bénédictions aux Ferrarais et aux Bolonais, mais bien à ceux de Lugo. Joignez à cela le légat envoyé à Ferrare, et le retard de l'exécution de l'armistice, et le roi votre maître se convaincra de la mauvaise foi d'un gouvernement dont l'imbécillité égale la faiblesse.»
303: Lettre du 8 juillet 1796, citée par A. de Montor. Pie VI, t. I, p. 20.
304: Sur l'affaire de Lugo on peut consulter deux lettres de Bonaparte au Directoire (14 juillet, t. I, p. 477) et à d'Azara contre Capelletti (12 août, t. I, p. 541).
305: Milan, 26 septembre 1796 (Correspondance, t. II, p. 13). Cf. lettre du 5 octobre (t. II, p. 37).
306: Curieuse lettre de Bonaparte au Directoire, en date de Milan, 28 décembre 1796 (Correspondance, II, 205).
307: Lettre du 12 janvier 1707.
308: Lettre du 6 mars 1797.—Cf. lettre du 7 janvier, adressée par le cardinal Busca au cardinal Albani alors à Vienne: «Je vois que les propositions du prince du la Paix avaient pour objet de nous intimider, et que, si l'on n'avait pas pour but de dépouiller le Pape de sa puissance temporelle, au moins voulait-on lui en retrancher une bonne partie. La reine d'Espagne a le plus grand désir d'agrandir les États de l'infant de Parme, mari de sa fille, et fera tout pour le contenter. Le chevalier Azira, mécontent de nous, ne laisse pas de souiller, mais je ne crois pas que la cour de Vienne puisse voir tranquillement les Espagnols maîtres des meilleures parties de l'Italie.»
309: Lettre de Milizia: «Messieurs les Romains se présentent la bourse à la main pour fournir des dons gratuits en faveur des armées pontificales, qui feront monts et merveilles. Les femmes aussi, même celles qui n'ont rien, donnent gratis ce qu'elles savent donner. Vous seriez-vous jamais attendu à voir les troupes du Pape monter à 50.000 hommes?»
310: Castro, Ouv. cité, t. II, p. 18.
311: Lettre du 3 février 1797. Cf. les lettres de Milizia.
312: Cf. Correspondance. t. II. p. 291.—Lettre de Bonaparte à Cacault, en date du 22 janvier 1797 (Corresp., II, 265): «Vous aurez la complaisance de partir de Rome six heures après la réception de cette lettre, et vous viendrez à Bologne. On vous a abreuvé d'humiliations à Rome et on a mis tout en usage pour vous en faire sortir. Aujourd'hui résistez à toutes les instances: partez.»
313: Lettre de Bonaparte au Directoire (3 février). Correspondance, II, 301.
314: Mémoires de Marmont, I, 259.
315: Arrêtés pris à Forli (4 février), à Pesaro (7 février), à Macerata (15 février). Voir Correspondance, II, 308, 313, 335.
316: Lettre au Directoire (Correspondance, II, 332): «Ils sont très misérables; les trois quarts pleurent quand ils voient un Français. D'ailleurs, à force d'en faire des battues, on les force à se réfugier en France. Comme ici, nous ne touchons en aucune manière à la religion, il vaut beaucoup mieux qu'ils y restent. Si vous approuvez cette mesure, et qu'elle ne contrarie pas les principes généraux, je tirerai de ces gens-là un grand parti en Italie.» Cf. Proclamation de Macerata, du 15 février 1797, t. II, p. 334.
317: Ferrare, 21 octobre (Corresp., II, 66). Il est vrai que Bonaparte, tout en affectant une grande confiance à l'égard du cardinal, ne cherchait au fond qu'à utiliser ses services. N'écrivait-il pas au Directoire, à la date du 24 octobre (Corresp., II, 68): «Je l'ai envoyé à Rome sous prétexte de négocier, mais dans la réalité pour m'en débarrasser.»
318: Correspondance, t. II, p. 264.
319: Id., t. II, p. 329.
320: Miot. Mémoires, I, p. 121. Voici les conclusions de sa réponse au Directoire: «Une révolution complète en Italie est, selon moi, impossible. Si cela pouvait avoir lieu dans l'état actuel des esprits, elle serait terrible par les excès auxquels se porteraient des hommes féroces et sans principes. Elle serait sans avantages pour l'humanité et le bonheur de la société, parce qu'elle serait l'ouvrage du fanatisme et de la vengeance.»
321: On s'attendait à Rome à la prochaine arrivée de Bonaparte. Le club des Amis de la Liberté lui avait même écrit pour l'inviter à assister à l'inauguration d'une statue en son honneur. L'inscription avait même été rédigée à l'avance: Alexandre Boneparti, duci Gallorum invictissimo, quod senatum populumque Romanum, a Pontificibus maximis vi et metu conculcatum, in pristinum splendorem et auctoritatem restituent.» Cf. Barral, Histoire de la chute de Venise, p. 213.
322: Lettre du 1er février 1797 (Corresp., t. II, p. 271): «Ne pourrait-on pas donner Rome à l'Espagne? Alors nous pourrions restituer à l'Empereur le Milanais, le Mantouan et le duché de Parme, au cas où nous fussions obligés d'en passer par là afin d'accélérer la paix dont nous avons besoin.»
323: Correspondance, t. II, p. 69.
324: Vérone, 28 octobre 1796. Correspondance, t. II, p. 79.
325: Bologne, 1er février 1797. Corresp., II, 289.
326: Cette lettre du 13 février (Correspondance, II, 329) est bien curieuse: Bonaparte annonce au Directoire qu'il est partisan de la paix: «1o parce que cela m'évitera une discussion qui peut être très sérieuse avec le roi de Naples; 2o parce que le Pape et tous les princes se sauvant de Rome, je ne pourrai jamais en tirer ce que je demande; 3o parce que Rome ne peut pas exister longtemps, dépouillée de ses belles provinces, une révolution s'y fera toute seule; 4o enfin, la cour de Rome nous cédant tous ses droits sur ce pays, on ne pourra pas, à la paix générale, regarder cela comme un succès momentané, puisque ce sera une chose très finie.»
327: Article 18 du traité. Indemnité de 300,000 fr. à répartir entre tous ceux qui avaient souffert de l'attentat.
328: Lettre citée par Sybel, IV, 395.
329: Réclamations présentées à Bonaparte par le marquis Massimi. Voir Correspondance, Goritz, 25 mars 1797, t. II, p. 419. En effet, on ordonne de rendre les marchandises appartenant à des négociants romains, de lever le séquestre mis en Romagne sur des bénéfices dont les propriétaires résident à Rome, de restituer les biens et bénéfices appartenant à des princes romains. Lettres de Bonaparte à Pie VI (t. II, p. 418) et à Massimi (t. II, p. 419) pour leur annoncer ces mesures gracieuses.
330: Correspondance, t. II, p. 238.
331: Id., t. II, p. 347.
332: Id., t. II, p. 342.
333: Joseph n'avait pas été le seul à recevoir un bon accueil. Voir Mémoires de Marmont (I, 263) que Bonaparte avait envoyé à Rome pour veiller à l'exécution du traité.
334: On a conservé les noms de quelques-uns de ces libéraux: Sogetti, docteur Lucci, docteur Giavasetti, Bambocci, Pietro Succi, Zamboni, Borghe, Tomessani, Forne, Alessio Succi, etc. Cf. Mémoires de Joseph (I) et Correspondance, t. II, p. 448, 2 juillet 1796.
335: Correspondance, t. III, p. 254. Cf. Lettre du 3 août 1797 (III, 218): «Le Pape pensera peut-être qu'il est digne de sa sagesse, et de la plus sainte des religions, de faire une bulle ou mandement qui ordonne aux prêtres de prêcher l'obéissance au gouvernement, et de faire tout ce qui sera en leur pouvoir pont consolider la constitution établie.»
336: Correspondance, p. 255.
337: Correspondance, t. III, p. 255. Lettre à Joseph: «Il est indispensable que, tout en cherchant à maintenir une bonne amitié entre la République française et la cour de Rome, vous réprimiez cependant cette fureur, qui semble animer plusieurs ministres de cette cour, d'opprimer les hommes qui ont accueilli nos artistes ou servi nos ambassadeurs.»
338: Mémoires de Joseph. Lettre écrite de Passariano, 29 sept. 1797. Cf. Correspondance, t. III, p. 351.
339: En réalité, Provera avait été trois fois pris: à Cosseria, à la Favorite et à Mantoue.
340: Cf. Lettre écrite dans le même sens au cardinal Mattei (Milan, 14 novembre 1797, t. III, p. 242): «La cour de Rome commence à se mal conduire. Je crains bien que les maux que vous avez en partie épargnés à votre patrie ne tombent sur elle. Souvenez-vous des conseils que vous avez donnés au Pape à votre départ de Ferrare. Faites entendre à Sa Sainteté que, si elle continue à se laisser mener par le conseiller Busca et d'autres intrigants, cela finira mal pour nous».
341: Doellinger, Église et État, p. 546, cité par Sybel. Europe pendant la Révolution française, t. IV, p. 375.
342: Tacite. Annales III, 53.
343: Grellmann. Situation de l'État papal, Helmstadt, 1792. Silvagni. La Corte et la societa Romana nei secoli XVIII et XIX. Firenze, 1881.
344: On peut consulter sur la création de la République romaine: Artaud de Montor, Histoire du pontificat de Pie VI.—Abbé Baldassari (traduction Lacouture), Vie de Pie VI.—Abbé Blanchard, Vie de Pie VI.—Poncet, Pie VI à Valence (1868).—Duppa, Relation abrégée de la destruction du gouvernement papal, en 1798.—Abbé Barruel, Histoire de Pie VI.—Abbé Bertrand, Le pontificat de Pie VI et l'athéisme révolutionnaire.—Brancadoro (traduction d'Auribeau), Oraison funèbre de Pie VI, prononcée à Venise le 31 octobre 1799.—Bourgoing, Mémoires historiques sur Pie VI et son pontificat jusqu'à sa retraite en Toscane.—Ludovic Sciout, Le Directoire et la République romaine (Revue des questions historiques, janvier 1886).—Silvagni, La Corte e la societa Romana nei secoli XVIII et XIX (1881). En outre, il existe à la Bibliothèque nationale (Lb. 620) un recueil factice en deux tomes (297 pièces dans le premier et 241 dans le second) intitulé: Collezione della stampe publicale dal di 22 piovoso fino a tutto l'anno VI dell ere repub., con l'indice in principio cronologico analitico delle med, ed attro in fine alfabetico delle materie spellanti o relative al ministre delle finanze. Voici l'indication des principales pièces de ces deux volumes:
T. I: 2. Proclamation de Berthier pour le respect du culte, des ambassadeurs et des étrangers.—5. Ordre du trésorier général romain G. Della Porta pour la déclaration des effets en marchandises appartenant aux nations en guerre avec la Rép. française.—9. Proclamation de la République romaine.—11. Ordonnance de Berthier sur l'exclusion des émigrés français.—13. Suppression du droit d'asile et de juridiction des ambassadeurs.—15. Affectation d'une partie des biens religieux à l'extinction du papier monnaie.—27. Programme de la fête funèbre en l'honneur du général Duphot.—31. Avis du ministre de l'intérieur, Ennio Visconti, pour calmer les inquiétudes des habitants des campagnes et les engager à reprendre leurs travaux.—34. Proclamation des consuls au peuple et au clergé, au sujet du fanatisme religieux.—35. Id. au sujet de l'insurrection des Transtévérins, du 7 ventôse.—53. Ordre aux Transtévérins de déposer leurs armes.—68. Proclamation du ministre de la police, Giuseppe Toriglioni, relative aux armes de la République romaine à poser sur tous les édifices publics.—76. Proclamation d'Ennio Visconti pour procurer des vêtements aux soldats.—87. Police des théâtres.—90. Ordonnance du général Vial, commandant la place de Rome, contre les excitations hostiles de quelques prédicateurs.—101. Programme de la fête de la Fédération.—105. Arrêté de Toriglioni déclarant ennemis de la République ceux qui refuseraient de recevoir le papier monnaie.—122. Ministre de l'intérieur, Camille Corona, annonce distribution des secours aux pauvres.—126. Ordre de Toriglioni aux marchands d'étoffes de tenir leurs magasins ouverts.—139. Id. à tous les marchands de comestibles.—110. Ordre à tous les étrangers non domiciliés de sortir de Rome.—149. Vente de biens nationaux.—169. Décret des consuls pour l'organisation de la garde nationale.—197. Défense aux Français d'acheter du savon sans être munis d'un ordre du commandant de place.—202. Défense d'exporter les dentées nécessaires à l'alimentation.—203. Défense de recevoir des novices dans les couvents.—205. Défense de loger les étrangers sans autorisation.—209. Ordre d'arrêter tous les prêtres des communes où pourraient éclater des insurrections.—215. Suspension de toutes les permissions de chasse.—225. Ministre des finances, Bufalini, annonce prohibition des marchandises anglaises, russes et portugaises à la foire de Sinigaglia.—227. Décret des consuls ordonnant aux citoyens de livrer la moitié de leur argenterie à titre de prêt forcé.—233. Organisation judiciaire.—238. Réduction du nombre des fêtes.—249. Décret de Gouvion Saint-Cyr portant défense aux citoyens de porter le plumet tricolore ou des habits garnis de galons d'or et d'argent.—254. Condamnation de Pierre Borga, accusé de propos séditieux.—264. État des personnes qui ont payé l'amende de trois piastres pour ne pas avoir illuminé leurs fenêtres.—273. Ordre à tous les Français non fonctionnaires de sortir de Rome.—291. Avis des grands édiles, Maggi, Franchi et Laute aux paysans contre les instigations antirépublicaines.
T. II: 4. Indication des objets que peuvent emporter de leur couvent les religieuses qui renoncent à la vie monastique.—9. Fixation du revenu des évêques.—10. Suppression de toutes les corporations et associations laïques.—12. Aliénation de biens nationaux pour les fournitures de l'armée française.—13. Secours aux agriculteurs pauvres.—16. Dissolution du cercle dit constitutionnel.—23. Avis des membres du tribunal d'appel pour engager les défenseurs à ne jamais s'écarter des règles de la décence et de la modération.—30. Ordonnance de Gouvion de Saint-Cyr pour la suppression des clubs.—31. Ordonnance des consuls pour interdire aux fonctionnaires de recevoir ou laisser leurs domestiques exiger aucun pot-de-vin.—40. Introduction du calendrier républicain.—60. Soumission des Juifs à la loi commune.—73. Ordonnance des grands édiles relative aux aqueducs et fontaines publiques de Rome.—97. Décret de Macdonald contre les membres de la compagnie de la Foi-de-Jésus.—100. Répression des troubles dans le département de Circeo.—103. Arrêté Bufalini enjoignant aux propriétaires de déclarer leur revenu, afin d'assurer l'exécution de la loi sur l'emprunt forcé.—106. Décret de Macdonald contre les auteurs et instigateurs de troubles.—125. Ordre à tous les propriétaires de grains récoltés dans la saison courante de donner aux autorités le détail de ce qu'ils en possèdent.—136. Décret de Macdonald contre attroupements séditieux.—140, 141, 142. Condamnation de Belardini, Trina, Patughelli.—166. Décret de Macdonald sur les biens des établissements laïques supprimés, qui passeront aux hôpitaux.—168. Proclamation de Duport, Florent et Bertolio, au sujet des bruits malveillants répandus contre l'expédition d'Égypte.—186. Règlement de la poste aux lettres et de la poste aux chevaux.—200. Proclamation Duport et Bertolio contre les prévaricateurs et les ennemis de la République.—206. Décret de Macdonald supprimant plusieurs monastères à Rome.—221. Id. contre les émigrés.—227. Proclamation des consuls au sujet des victoires en Égypte, et ordre d'illuminer.—229. Décret de Macdonald acceptant démission des consuls Reppi, Angelucci, Matheis, et destituant consuls Panazzi et Visconti.—231. Nomination de nouveaux consuls.—236. Grande fête pour célébrer l'anniversaire de la fondation de la République française.
345: Voir dans les Mémoires de Joseph la longue et intéressante dépêche qu'il adressa à Talleyrand, le 30 décembre 1797, et la réponse de ce dernier.—Cf. Lettre de l'abbé Masi à Ricci (Potter, III, 243), en date du 20 décembre 1797, où est raconté tout au long l'attentat. Voir également le rapport, rédigé en français, afin d'être communiqué à l'ambassadeur, du chef de la patrouille romaine. Ce rapport, daté du 28 décembre 1798, a été inséré par Artaud de Montor dans son Histoire de Pie VII, t. I, p. 41.
«La patrouille de ronde de la caserne Pont-Sixte, composée du chef Macchiola et de six soldats, était sortie vers les vingt-deux heures et demie et se trouva poursuivie d'une multitude de peuple armé, dont le plus grand nombre portait la cocarde nationale. Le chef de ladite patrouille ayant été averti par les citadins de se retirer, parce qu'il y avoit un projet de le désarmer, le susdit chef, d'après cet avis et vu l'inégalité des forces qui le mettoit dans l'impossibilité de se défendre, jugea à propos de se retirer dans son quartier pour y prendre les mesures convenables.
Dans sa retraite, il fut insulté par les cris et les sifflets du peuple dont la fureur le poursuivit même jusqu'à son quartier. Le tumulte fit penser aux officiers de la compagnie qu'il était à propos de faire armer tous les individus qui la composoient et de leur distribuer les postes de défense, pour lesquels ils avoient été rangés par pelotons en ordre de bataille au dedans des palissades. Aussitôt s'avance une phalange de peuple armés la plupart d'armes blanches et aussi tirent plusieurs coups de fusil par les palissades, qui en conservent encore des marques irrécusables. À la tête du peuple étoient deux Français vêtus de bleu, avec cocarde et le sabre nu, criant: Égalité! Liberté! Près de ceux-ci étoit un autre Français, avec un drapeau tricolore. Après des coups de fusil tirés à la barrière, nous ne pouvions plus retenir les soldats, et les bourgeois nous crioient du dehors: «Si vous ne sortez pas pour nous défendre, nous forcerons les palissades et nous nous défendrons avec vos armes.»
À ce moment, arriva une patrouille de quatre dragons qui sollicita vivement la compagnie de sortir, qu'autrement elle seroit perdue. Alors les soldats forcèrent les palissades, et, se portant avec l'escorte de dragons vers Santa Dorotea, ils firent feu pour les déloger de Longara, d'où étoit venue cette multitude armée. Ils tinrent bon sous la porte Settimiana, où un officier de milice remit le poste au caporal Marinelli. Quand les soldats y furent établis, une grande multitude portant cocarde française s'y porta de nouveau; elle avoit à sa tête deux François, sabres nus, cocarde en main. Un d'eux invitoit les troupes du Pape, en criant: «Avancez! Allons, courage! Vive la Liberté! Je suis votre général.» La troupe répondit, en couchant en joue: «N'approchez pas!» Et ceux-ci, sans y faire attention, s'approchèrent toujours davantage et répétoient, en sautant, ces mêmes paroles: «Vive la Liberté! Courage! Je suis votre général!» Mais les soldats se virent très exposés pour avoir trop laissé approcher les François, ainsi que cette multitude armée; un d'eux touchoit de son sabre la baïonnette du caporal Marinelli. Ce caporal, après les avoir plusieurs fois invités à mettre bas les armes, voyant que ceux-ci approchoient davantage leurs sabres des fusils, fit faire feu et en renversa quelques-uns, du nombre desquels étoit celui qui le menaçoit du sabre. Ils se retirèrent alors et le tumulte cessa pour le moment. Le caporal n'avoit pas quitté son poste, et, peu de temps après, une autre troupe du peuple ayant fait feu, le caporal fut contraint de poursuivre son feu. Repoussé par le grand nombre, il fut obligé ensuite de se replier sur la place de la caserne, auprès desdits seigneurs officiers, ayant laissé d'autres soldats pour apaiser les nouveaux troubles survenus dans les places voisines et dans les petites rues de Transtevere.»
346: Lettre de Milizia, en date du 2 février 1798: «Nous avons un carnaval continuel de processions, en signe de pénitence, pour la découverte de certaines reliques qu'on a tirées du sanctum sanctorum, et qui sont accompagnées de prophéties qui promettent des miracles de miracles. En attendant, les armées françaises ont occupé Urin, la Marche, l'Ombrie, et l'invasion de Rome est imminente.»
347: Le Directoire avait pris ses précautions pour empêcher l'intervention napolitaine. Lettre amère à Berthier (Arch. nationales AF3, C85): «Si vous n'aviez à craindre que les papistes, la moitié des forces que le Directoire désire que vous réunissiez à Ancône vous suffirait; mais il faut que vous soyez dans une position qui puisse en imposer au roi de Naples ... Il faut d'abord l'amadouer, gagner du temps, etc ... Si le roi de Naples intervenait avec des forces importantes, alors vous feriez votre traité avec le Pape ...»
348: Consulter à ce propos la curieuse correspondance échangée entre l'évêque réformateur Ricci et le chef des jansénistes français, Grégoire. Le premier, dans une lettre de Pontremoli (17 février 1798) ne cache pas sa joie de la chute du Pape. D'après lui, il doit en résulter pour l'Église un bien inappréciable, et il ajoute: «Ecco finalmente abbolito l'obbrobrioso nome di corte; ecco annichilata la superba monarchia». Grégoire, de son côté, lui répond (Paris, 20 germinal an VI): «Voilà enfin la République romaine établie. Combien je l'avais désiré! Combien j'en suis réjoui! Je respecte dans Pie VI le chef de l'Église, mais je ne puis m'empêcher de dire qu'il nous a fait bien du mal. D'un mot, d'un seul mot, il aurait pu calmer les troubles qui déchiraient l'église anglicane; ce mot eût empêché le sang de couler, il ne l'a pas fait».
349: Miot, Mémoires, t. I, p. 203.
350: À propos du serment civique imposé aux Romains, consulter: Abbé Mastrofini. Honnêteté du serment civique imposé par l'article 367 de la Constitution romaine.—Bolgeni. Jugement de Bolgeni, bibliothécaire du collège romain, sur le serment civique prescrit par la République romaine aux professeurs et aux fonctionnaires publics.—Métamorphoses du docteur Jean Marchetti changé de pénitencier en pénitent, exposé par Vincent Bolgeni, théologien de la sainte pénitencerie catholique.
351: Ils furent dénommés Cinino, Circeo, Clitumno, Metauro, Musone, Tevere, Trasimène, Trento.
352: Cité par Sciout, p. 177. La lettre des commissaires se trouve aux Archives nationales (A. F. 3,77).