Le village de Dugny (Seine) était à peu près inconnu avant la guerre de 1870. Perdu dans la plaine Saint-Denis, entre Stains et le Bourget, il fallait les désastres de la dernière invasion pour tirer son nom de l'oubli. En tant que commune ravagée, Dugny méritait, en effet, de fixer l'attention. Occupé par les troupes ennemies dès le 10 septembre 1870, il a vu partir le dernier soldat prussien le 20 septembre 1871.
Pendant cette occupation, qui a été la plus longue du département de la Seine, les projectiles, la rapine, la dévastation même pendant l'armistice, tout a contribué à la ruine du village.
Grâce à l'énergie et au courage de sa population laborieuse, les traces de la guerre ont à peu près disparu.
Mais, par suite de ces désastres, la commune a dû faire construire une salle d'asile et une école de filles.
La pose d'une plaque commémorative et, plus tard, l'inauguration de l'édifice, ont donné lieu à des cérémonies qui ont été entourées d'un certain éclat.
Ainsi, pour ne parler que de la dernière, nous citerons la présence de monseigneur l'archevêque de Paris, de monseigneur Langenieux, évêque de Tarbes, de M. l'archidiacre de Saint-Denis, de MM. le préfet de la Seine, le préfet de police, le sous-préfet de Saint-Denis, de M. Artoux, inspecteur de l'instruction primaire, et enfin de tous les maires des communes voisines.
Le cortège, qui s'est formé chez M. Étienne Blanc, maire de la commune, où tous les invités s'étaient réunis, s'est rendu à la nouvelle école. Une nombreuse assistance l'attendait à son arrivée.
Les élèves de l'école des filles ont chanté, en chœur, un hymne en remerciement de la visite de monseigneur l'archevêque.
M. le maire de Dugny s'est ensuite adressé à Monseigneur, pour lui exprimer la reconnaissance des habitants, heureux et fiers de la présence de toutes les autorités dans leur modeste village.
Une jeune fille de l'école a adressé ensuite à monseigneur l'archevêque et à M. le maire un compliment au nom de toutes ses compagnes.
Monseigneur Guibert a pris alors la parole et a témoigné dans des termes empreints d'un sentiment tout paternel, l'intérêt que lui inspire ce malheureux village, si cruellement éprouvé pendant la guerre.
Après ce discours, Monseigneur a donné la bénédiction à l'édifice ainsi qu'à l'assistance; puis un chœur, chanté par des amateurs, a terminé la cérémonie.
Le cortège s'est reformé et a reconduit monseigneur l'archevêque de Paris et sa suite chez M. le maire.
LE NAUFRAGE DE LA "VILLE-DU-HAVRE".
LA DERNIÈRE MINUTE.
Note 1: 1 vol grand in-8º illustré. E. Plon et Cie éditeurs.
M. Bertall, dont le premier grand succès fut sa collaboration au Diable à Paris, revient aujourd'hui au genre qui lui valut sa réputation, et il publie sous ce titre la Comédie de notre temps, un livre qui sera, pour la société de 1870 à 1875, ce que le Diable à Paris fut pour le monde de 1840, avec cette différence qu'ici, dans ce nouvel ouvrage, Bertall tient à la fois la plume et le crayon. Il est l'auteur et l'illustrateur d'un certain nombre de chapitres tout parisiens, d'une curiosité et d'un intérêt absolus, sur les mœurs actuelles, et, je n'hésite pas à dire que ce livre, qui nous plaira si fort aujourd'hui, constituera pour l'avenir un véritable monument où l'on puisera des notes certaines et originales sur la vie morale de notre époque. Bertall passe en revue toutes les choses et tous les mondes: le vêtement, le costume, la toilette, les manières, les manies, les types, les caractères; il étudie les soirées et les bals, les dîners d'apparat, les banquets, les artistes, les coulisses (celles de la Bourse et celles du théâtre), les premières représentations, les soupers, les églises, la Chambre et la politique, le jeu et les joueurs, en un mot tout ce qui constitue la vie même de ce temps-ci. Quel dommage qu'un observateur aussi perspicace, doué d'un pareil talent, ne se soit pas trouvé à chaque époque pour nous léguer la vérité vraie et la vérité vue sur l'époque qu'il traversait! Les croquis de Debucourt et de Carle Vernet nous en disent long sur le Directoire, les muscadins et les merveilleuses, mais Debucourt pas plus que Vernet n'avaient, comme eût dit Musset, un joli brin de plume emmanché dans le crayon. Bertall, du moins, s'il enlève lestement un croquis du gommeux, y ajoute le texte et les réflexions morales: «Le gommé ou gommeux est l'antithèse du dégommé. Celui donc qui est bien en vue, qui brille, qui est envié pour sa toilette, sa position, son genre et son chic, est un gommeux.» Balzac, qui fut le parrain de Bertall, en littérature et en art, eût applaudi à ces chapitres alertes de la Comédie de notre temps qui constituent, en somme, la physiologie de la seconde partie du XIXe siècle: Album, recueil, livre, dit Bertall en parlant de son ouvrage, quelque nom que l'on veuille bien lui donner, il n'a pas d'ambitions bien hautes.» Il aurait tort de n'en pas avoir, car, sans prétention, c'est là l'œuvre d'un philosophe et d'un satirique qui a beaucoup vu, beaucoup étudié, très-bien observé, et qui nous donne sous une forme durable, agréable, charmante, le fruit à point mûri de ses observations.
La Comédie de notre temps fera doublement honneur à Bertall, et elle
obtiendra un double succès: œuvre de piquante littérature, elle sera
classée parmi les plus jolies études de mœurs; œuvre d'art, elle
léguera à l'avenir la physionomie même de ce temps, avec tous ses tics,
toutes ses élégances, toutes ses habitudes, toutes ses séductions et
tous ses ridicules.
Jules Claretie.
Le succès de Jeanne d'Arc, que notre collaborateur M. Savigny avait signalé dès la première représentation de ce drame lyrique, qui devient populaire, s'affirme de jour en jour. L'Illustration lui doit les honneurs d'une gravure et les lui fait bien volontiers, en s'associant à la vive sympathie du public pour le poète, M. Barbier, et pour le musicien, M. Gounod. Elle rend aussi le tribut d'éloges dû aux décorateurs et aux interprètes de cet ouvrage. Elle donne les principales scènes du drame et dans la décoration du fort et de la courtine d'Orléans, au-dessous desquels se dessine le pont de la Loire, et dans cette vue du parvis et de l'église de Reims, et dans cet acte où s'élève le bûcher qui doit dévorer l'héroïne. Au centre, le dessinateur a placé le portrait de Mlle Lia-Félix. Bien des rôles ont marqué la carrière déjà longue de l'éminente artiste. Elevée à cette grande école du bien dire que Mlle Rachel a formée autour d'elle et dans sa propre famille, au milieu de ses sœurs dont elle est aussi une des gloires, Mlle Lia-Félix a fait, dans une série de drames joués depuis tantôt quinze ans, une foule de créations qui lui ont mérité une légitime réputation et qui lui ont valu la première place parmi les interprètes du drame. Jamais le triomphe de Mlle Lia-Félix, même aux jours de la Fille du paysan, n'a été plus vif et plus grand que dans Jeanne d'Arc. Jamais elle n'a déployé des qualités dramatiques aussi saisissantes. Mlle Lia-Félix a résumé dans ce rôle toute la puissance de son talent, par l'émotion vraie, le sentiment, la noblesse et l'énergie. Il y a là comme le souvenir de l'illustre tragédienne, et nous avons cru la voir revivre surtout dans cette scène finale du drame, dans laquelle Mlle Rachel n'aurait pas arraché plus de larmes et appelé à elle plus d'applaudissements.
Les Applications de la physique, par M. Am. Guillemin.--La librairie Hachette, à laquelle on doit déjà les beaux volumes de science illustrés qu'elle a édités depuis plusieurs années avec un véritable dévouement scientifique: le Ciel, l'Atmosphère et les grands phénomènes de la nature, les Voyages aériens, la Terre, le Monde souterrain, les Phénomènes de la physique, vient de publier un nouvel ouvrage de M. Guillemin, qui certainement n'aura pas moins de succès que ses prédécesseurs.
Après avoir raconté les phénomènes de la physique, l'auteur vient aujourd'hui nous en exposer les applications, dans le triple domaine de l'art, de l'industrie et de la science elle-même. Quel sujet serait plus fécond que celui-ci? Le monde n'est-il pas véritablement transformé depuis la découverte des agents qui régissent l'univers? Neuf jours suffisent aujourd'hui pour traverser l'Atlantique et passer de notre vieux continent dans le continent découvert, il n'y a pas encore quatre siècles, par Colomb! Quelques jours suffisent pour traverser l'Europe entière et parcourir l'Asie! En quelques secondes nous envoyons une dépêche d'Europe en Amérique et en recevons la réponse! Merveille plus surprenante encore: Nous écrivons de notre, main un billet de Paris à Marseille, et 1e fac-similé de notre l'écriture se transporte lui-même et se reproduit à 864 kilomètres de distance! La lune est à 96,000 lieues d'ici; nous la rapprochons à 48 lieues pour en étudier les paysages, et l'on s'occupe actuellement de réaliser en Amérique le projet de construire le gigantesque télescope qui doit la rapprocher à 3 lieues.
Le soleil est éblouissant; après l'avoir pesé et mesuré, on l'éclipse à volonté pour analyser les gaz qui brûlent autour de lui avec des flammes de 30,000 lieues de hauteur.
A la surface de la terre, le microscope nous a révélé l'existence d'un monde invisible, incomparablement plus peuplé que tout ce que nous voyons de nos yeux autour de nous. Les nuages s'élèvent des mers et sont amenés par le veut au-dessus de nos têtes; l'aérostat glorieux les traverse et nous emporte, palpitants d'émotion et de bonheur, dans le ciel toujours pur illuminé par le soleil, au-dessus des agitations et des tourmentes d'ici-bas! Jamais, non jamais, les procès de sorcellerie du moyen âge ni les routes féeriques de l'Orient enchanté, n'ont rien imaginé de comparable à la situation scientifique du XIXe siècle, dont les savants nous gratifient, malgré toutes les sottises politiques, tous les errements religieux, tous les troubles internationaux qui, semble-t-il, devraient arrêter la marche du progrès.
En décrivant les applications de la physique, et en les expliquant par
de nombreux dessins, M. Guilledin a mis en évidence cette situation
scientifique, si éminemment digne de notre attention. Je répéterai ici
les lignes que j'écrivais en souhaitant la bienvenue, il y a neuf ans,
au Ciel, du même auteur: «Un vulgarisateur doit être à la fois
littéraire, éloquent et familier pour ceux qui l'écoutent, savant et
fidèle interprète de la science; ceux qui, comme l'auteur de ce livre,
réunissent ces facultés ont droit à l'estime et à la reconnaissance des
amis du progrès.»
Camille Flammarion.
Nous nous bornerons à annoncer aujourd'hui les excellents livres de la Bibliothèque d'éducation et de récréation de la librairie Hetzel; nous reviendrons à loisir dans notre prochain numéro sur l'ensemble de cette collection, si justement appréciée des familles.--Quatorze nouveaux ouvrages signés par MM. Jules Verne, Viollet-le-Duc, P. J. Stahl, Lucien Biart, Mayne Reid, et par M. le capitaine de frégate Louis du Temple, illustrés par nos meilleurs artistes, enrichissent aujourd'hui le trésor littéraire de l'enfance et de la jeunesse, avec les deux volumes de l'année 1872 du Magasin d'éducation et de récréation de M. J. Macé, Stahl et Jules Verne.--Nous renvoyons nos lecteurs et nos lectrices à l'extrait du catalogne de la Bibliothèque d'éducation et de récréation que nous donnons à la fin de ce numéro.
L'Essai loyal en Espagne, par MM. Louis Teste et Francis Magnard. (1 vol. E. Vatou.)--Le 11 février 1873, les Cortès espagnoles ont proclamé la République. Cette forme de gouvernement s'imposait à la nation, après l'abdication et le départ du roi Amédée. Quelqu'un avait dit en parlant de ce règne du prince italien: «La royauté sera un expédient jusqu'à la majorité de la République.» Majeure ou non, en février 1873, la République était née et elle fut proclamée. D'honnêtes gens, de bons citoyens, se mirent à l'œuvre pour fonder le régime nouveau, et nul d'entre eux, je gage, ne se dissimulait les difficultés de son œuvre. Mais ce n'est pas au moment de la tempête qu'on discute la forme du bateau de sauvetage. Le brave et probe Emilio Castelar essaya de lutter, et, jusqu'ici, par quelque dures épreuves qu'ait passé l'Espagne, il faut reconnaître que M. Castelar a fait mieux que des discours. Il a affirmé sa foi par des actes et risqué un peu sa vie chaque jour, ce qui constitue déjà un certain avoir. Sans nul doute la République, l'Essai loyal, comme disent les auteurs du présent livre, a vu, en Espagne, de terribles, d'affreux épisodes; mais, sans compter les anecdotes qu'on pourrait porter au compte de la monarchie, il faut reconnaître que la République avait accepté et non créé la situation présente.
La République n'a pas craint de faiblir devant la tâche qu'Amédée a refusée. Le hideux spectacle donné par un Santa-Cruz ou par les intransigeants de Carthagène doit-il faire maudire la République, ce génie fatal, disent les auteurs, et donner raison au mot d'O'Donnell: «L'Espagne est un bagne en liberté?» Nous estimons que non. J'ajoute que O'Donnell est sujet à caution.
Toujours est-il que MM. Teste et Francis Magnard ont voulu spirituellement railler l'Essai loyal en Espagne, et il faut bien reconnaître qu'ils y ont réussi. En dehors de toute affaire de parti, la situation de l'Espagne, on doit l'avouer, est tout à la fois tragique et comédie. Le drame tourne souvent à l'opérette et l'opérette à la boucherie, sur cette terre détrempée de sang. Pauvre pays, jadis si grand et je dirai toujours si grand, car si les mains armées y sont promptes, les cœurs y sont toujours fiers et les fronts y demeurent hauts.
M. Teste, qui avait déjà publié un livre remarquable sur l'Espagne contemporaine, et M. Bagnard, qui s'était si bien imprégné, dans un voyage, de la couleur du pays, ont présenté un tableau de l'Espagne républicaine qui n'est pas sans rapport avec la Grèce contemporaine de M. About. C'est un pamphlet spirituel, mordant, railleur, où l'oreiller de don Nicolas Salmeron est mis en scène comme les massacres d'Alcoy, et,--en faisant la part des tendances du livre,--on ne saurait mieux peindre et mieux conter. M. Bagnard, dont la plume vive et mordante aborde avec talent le roman, a donné là à l'histoire le ton de la chronique armée en guerre. On se plaît au style alors même qu'on se cabre devant l'opinion politique. Livre à lire, donc, et à garder, car il est plein d'idées qui appellent la discussion, et de faits, hélas! qui amènent la réflexion. Que la France jamais ne devienne l'Espagne!
Le Repos hebdomadaire, par M. Julien Hayem. (I vol. in-18, Didier et Cie.)--Voici, je pense, le premier ouvrage d'un écrivain qui n'est pas seulement un homme de lettres, mais tut homme d'action, en ce sens que, non content d'être licencié en droit et licencié ès-lettres, il s'est fait encore manufacturier, pour suivre le courant du siècle et obéir au mot d'ordre américain, Go ahead! M. Julien Hayem a mis pour épigraphe à son livre sur le Repos hebdomadaire une citation de l'Émile; «Le grand secret de l'éducation, dit J. J. Rousseau, est de faire que les exercices du corps et ceux de l'esprit servent toujours de délassement les uns aux autres.» L'épigraphe donne, en effet, résume l'esprit du livre. Il faut du repos à l'homme qui travaille, il faut détendre la corde de l'arc si l'on ne veut point qu'il se brise. Le repos dominical n'est pas seulement une habitude, c'est un besoin. M. J. Haye l'a parfaitement fait sentir en parlant du respect merveilleux qui s'attache à ce repos hebdomadaire et concluant que le passé de cette institution répond de son avenir. M. Haye a d'ailleurs le bon sens de ne point demander que cette fête magistrale du dimanche soit rendue obligatoire. Les mœurs se chargent toutes seules de faire ce que ne feraient peut-être pas les décrets. «Qu'on se garde donc, dans l'intérêt du repos hebdomadaire, de substituer,--dit l'auteur de ce livre,--à des fondements taillés dans le roc de l'histoire et appuyés sur les besoins les plus légitimes du corps et de l'esprit humain, la base fragile et périssable de l'obligation et de la contrainte légales.»
On voit quel est l'esprit de cette utile monographie. M. Haye, après avoir recherché les origines historiques du repos hebdomadaire,--qui remontent au sabbat des Hébreux,--résume l'histoire de la législation de ce bienheureux septième jour, depuis le IV siècle jusqu'à la Révolution; il examine ensuite l'utilité du repos dominical pour les ouvriers, les enfants, les adultes; il se demande enfin par quelles institutions on pourrait propager l'habitude du repos hebdomadaire et en utiliser l'emploi. Et toujours, dans ces divers chapitres, l'auteur voit et dit juste et apporte de vives lumières sur la question en litige. M. Julien Haye a obtenu, avec ce livre, le prix qu'avait mis au concours, en 1871, l'Académie des sciences morales et politiques. C'est le plus bel éloge qu'on puisse faire de ce travail solide, très-curieux sur un sujet spécial, et écrit avec talent, sans phrase et sans recherche, par un esprit très-pratique et très-libre.
Études sur la littérature contemporaine (quatre séries), par M. Edmond
Schérer. (4 vol. chez Michel Lévy.)--M. Edmond Schérer s'est fait à la
fois, dans la politique et dans les lettres, une place privilégiée, hors
de discussion et, si je puis dire, en pleine estime. C'est un esprit
net, solide, un peu froid, mais érudit, plein de pensées et ne
sacrifiant rien au faux goût en littérature, à la popularité facile, en
politique. Critique littéraire au journal le Temps, il a depuis dix
ans acquis une autorité incontestée dans ce domaine des études
bibliographiques que les rudes événements de ces années dernières ont
fait un peu trop délaisser. M. Schérer a toujours réuni (et il a eu
raison) ses articles de journaux et volumes. On eût regretté de ne point
retrouver, sous une forme plus durable, ces études savantes ou
savoureuses dont on avait fait sa lecture d'un soir. On peut dire de M.
Schérer ce qu'il a écrit de Prévost-Paradol: Il improvise des pages
durables.
Jules Claretie.
THÉÂTRE DE LA GAÎTÉ.--Mlle Lia-Félix dans Jeanne
d'Arc.
L'Histoire de France de M. Guizot en est à son troisième volume. Ce
volume ne le cède en rien aux deux qui l'ont précédé. On y retrouve la
même clarté et la même élégance dans l'exposition des faits. C'est la
même intelligence nette et vive qui en éclaire les points obscurs, le
même esprit ferme qui en dégage la moralité. Il commence avec François
Ier pour finir avec Henri IV. Cette période est l'une des plus
intéressantes et des plus dramatiques de notre histoire nationale.
D'abord c'est du commencement du XVIe siècle que date la Renaissance.
Non que le moyen Age ait été une époque de stérilité et de décadence. Il
a son encyclopédiste, le moine Vincent de Beauvais; ses philosophes,
Gerbert, Abélard, Bernard, Robert de Sorbon; il a ses prosateurs,
Villehardouin, Joinville, Froissart, Commynes. Mais au moment où nous
sommes parvenus, une grande révolution a lieu dans la marche de notre
génie national. Il quitte sa voie propre, originale, pour
Abjuration de Henri IV.
s'engager dans celle de l'imitation, où vont le pousser peuples et
princes, également affolés des œuvres et des gloires des sociétés de la
Grèce et de Rome, remises en honneur. C'est encore à cette époque que
remonte la révolution religieuse opérée par Luther en Allemagne, Zwingle
en Suisse et Calvin à Genève et en France, révolution qui alluma tant de
guerres dans ce dernier pays, et, au nom de Dieu, y fit commettre tant
de crimes. Deux figures se détachent au point culminant de cette lugubre
époque, les héros de la Saint-Barthélemy, Charles IX et Catherine de
Médicis. Que de nobles victimes tombées à côté de l'amiral de Coligny,
dans cette nuit sanglante! On sait que ce n'est qu'en abjurant le
protestantisme que le prince de Condé et celui qui devait être Henri IV
purent sauver leur vie. Mais le Béarnais n'était pas homme à se laisser
lier par cet acte obtenu par la violence. Sous une apparente bonhomie,
c'était un esprit fin, rusé, souple au besoin, peu scrupuleux sur
l'emploi des moyens, et allant avec une invincible ténacité à son but,
qui était la conquête du royaume et de la royauté. Et lorsque parvenu au
pied du trône, il mil à interroger sa conscience pour savoir si elle lui
Vincent de Beauvais.
Abélard.
permettait d'en escalader les marches, il trouva tout naturellement que
«Paris valait bien une messe». Un de nos dessins se rapporte à cette
seconde abjuration du roi Henri, qui eut lieu le dimanche 25 juillet
1593. Le roi est représenté se rendant en grande pompe à l'église
Saint-Denis. Arrivé avec toute sa suite devant le grand portail, il y
fut reçu par l'archevêque de Bourges, Regnault de Beaune, et tous les
religieux de l'abbaye.--Qui êtes-vous? lui demanda l'archevêque, qui
officiait.--Je suis le roi.--Que demandez-vous?--Je demande à être reçu
dans le giron de l'église catholique, apostolique et romaine.--Le
désirez-vous?--Oui, je le veux et le désire. A cette parole, le roi se
mit à genoux et fit la profession de foi convenue. Tout était fini et
Henri IV, suivant son expression, «avait fait le saut périlleux». Par
cet acte et la trahison de Brissac, le nouveau roi, mis en possession du
trône, eut vite réduit sous son obéissance la Bourgogne, la Picardie et
la Bretagne, qui seules refusaient de se soumettre. Libre désormais de
soucis de ce côté, il travailla alors énergiquement à la restauration de
l'autorité royale, et par diverses mesures: la destruction des
franchises municipales, les rigueurs de la censure royale,
l'asservissement du parlement
Charles IX et Catherine de Médicis.
et la réforme universitaire, il prépara et rendit possible la monarchie
despotique de Richelieu et de Louis XIV. Seize ans plus tard, passant
dans la rue de la Ferronnerie en son carrosse où il se trouvait avec MM.
de Montbazon et d'Epernon, il tombait frappé de deux coups de couteau
par Ravaillac. Malherbe, alors attaché au service d'Henri IV, a raconté
dans une lettre cet abominable assassinat. «Tout aussitôt, écrit-il, le
carrosse tourna vers le Louvre. Le roi fut porté en haut par M. de
Montbazon, le comte de Curzon en Quercy et mis sur le lit de son
cabinet, et sur les deux heures porté sur le lit de sa chambre, où il
fut tout le lendemain et le dimanche. Un chacun allait lui donner de
l'eau bénite. Je ne vous dis rien des pleurs de la reine; cela se doit
imaginer. Pour le peuple de Paris, je crois qu'il ne pleura jamais tant
qu'à cette occasion.» Tels sont les événements retracés dans le
troisième volume de l'Histoire de France de M. Guizot. Nous avons dit
combien attachante en est la lecture; nous n'y reviendrons pas. Ajoutons
que ce volume qui, on le sait, sort de la librairie Hachette, est
magnifiquement illustré de soixante-quatorze gravures dessinées sur bois
par M. de Neuville.
Gravures extraites de l'Histoire de France racontée à mes petits-enfants, par M. Guizot. (Hachette et Cie, éditeurs.)
Nomination des quatre généraux pour commander l'armée carliste: Ellio, Dorregaray, Lissarraga et de Valdespina.--Entrée de don Carlos en Espagne.--Appel aux armes.--Le château de la duchesse de M***.--Le journalisme espagnol.--Succès remportés par les carlistes.--Situation actuelle.--Comment pourra se terminer ta guerre civile; solution probable.
C'est vers le courant du mois de juin, alors que les bandes nombreuses disséminées en Biscaye, dans le Guipuzcoa et la Navarre, avaient étendu partout leurs opérations, que la junte de guerre, qui venait de réaliser un nouvel emprunt en Angleterre, jugea à propos de les former en trois corps d'armée placés sous les commandements de Dorregaray, Lissarraga et de Valdespina. Je dois constater que ce fut la première organisation sérieuse qui ait été faite de l'insurrection carliste. Le général Ellio fut placé, en qualité de major-général, à la tête de ces trois corps d'armée.
Un mot sur ces quatre chefs.
Ellio est un vieux général bien connu, qui a fait ses preuves pendant la guerre de Sept ans. Ami et compagnon de Cabrera et de Zumalacarregui, il a été un des plus braves adversaires du général Espartero, commandant en chef des troupes de la reine Christine, et l'a battu dans plusieurs rencontres, notamment à la bataille livrée aux environs de Vitoria. Pendant sept ans, à la tête des bandes navarraises, il a parcouru toutes les provinces du Nord, franchi l'Ebre et fait trembler la régente jusque sur son trône. Il connaît donc tout le pays envahi encore aujourd'hui par les carlistes, et nul ne peut mieux que lui savoir tirer un bon parti de sa topographie. Aussi, les mouvements stratégiques que les troupes carlistes effectuent en ce moment s'exécutent-ils d'après le plan qu'il a tracé lui-même. Ellio est donc, à l'heure qu'il est, l'âme et l'inspirateur de l'insurrection carliste.
Dorregaray, que don Carlos a investi du commandement de la Navarre, est un officier très-distingué, d'origine basque, et connaissant, lui aussi, parfaitement la carte du pays, théâtre actuel de la guerre civile. Il l'a prouvé, au reste, d'une manière incontestable, à la bataille d'Eraül, où en faisant mouvoir savamment ses troupes à travers les montagnes, il parvint à couper la brigade de Novarro de celle de Cabrinetti; ce qui décida de la bataille qu'il gagna. On sait que la bataille d'Eraül passe, à juste titre, pour un des plus beaux faits d'armes de l'insurrection actuelle.
Lissarraga est un ancien lieutenant-colonel de l'armée régulière, sous le règne d'Isabelle II. Après la révolution de septembre 1868, qui détrôna cette reine, il embrassa le parti de don Carlos. Nommé au commandement de la Biscaye, il a su concentrer habilement les bandes qui, disséminées sur divers points, opéraient sans ordre et sans but déterminé d'avance. Il en forma un corps d'armée qui a fait, pendant plus d'un mois, le blocus de Bilbao, un instant sur le point de tomber au pouvoir des carlistes.
Quant au marquis de Valdespina, un des plus riches propriétaires du Guipuzcoa et dont le château, situé aux environs de Loyola, passe à bon droit pour une merveille d'architecture; il est très-aimé dans la contrée. Distingué par la noblesse de son caractère, la sincérité de ses convictions royalistes, sa bravoure et sa loyauté, de Valdespina jouit de l'estime de tous les habitants des quatre provinces, même de celle de ses adversaires politiques. La meilleure preuve qu'on puisse en donner, c'est le respect qu'ont eu les libéraux et les troupes régulières pour son château qui, quoique placé au centre de l'insurrection, et par conséquent du mouvement des brigades républicaines, n'a éprouvé, de leur part, aucun dégât. J'ajouterai, en outre, qu'il est un des chefs les plus actifs et celui qui exerce le plus d'influence sur l'esprit des populations des provinces insurgées.
Ces quatre chefs, qui connaissent la contrée et ses montagnes dans tous leurs recoins, ont une grande supériorité de stratégie sur les généraux du gouvernement, dont la plupart n'ont pas la moindre notion géographique du terrain sur lequel ils font mouvoir leurs troupes. Ce qui explique combien il sera difficile à la république de Castelar, en supposant même qu'elle puisse disposer de forces suffisantes, d'étouffer l'insurrection. J'estime donc que, dans le cas où elle ne triompherait pas, l'insurrection peut durer encore bien des années.
Un mois après les opérations vigoureuses entreprises par ces quatre commandants, la situation du parti carliste parut être si florissante que les chefs de l'insurrection crurent pouvoir engager don Carlos, qui habitait toujours le château de Peyrolhade, de venir se mettre à la tète des «troupes libératrices de l'Espagne». En conséquence, le 18 du mois de juillet dernier, le prétendant, escorté d'un brillant état-major, partit du camp de Pena-Plata, franchit la frontière et se rendit à Vera, où il fut reçu avec le plus grand enthousiasme de la part des populations et de ses troupes accourues sur son passage. Les cloches des églises sonnèrent à toute volée et les curés des paroisses que traversait le cortège vinrent processionnellement lui présenter leurs hommages. Jamais aucun souverain de l'Espagne n'avait été accueilli avec autant de démonstrations sympathiques.
Cette entrée triomphale et inattendue de don Carlos sur le territoire espagnol surprit le gouvernement de Madrid, qui ne s'attendait pas à le voir de sitôt se mettre à la tête des troupes insurrectionnelles. On avait répandu tant de faux bruits sur le compte du prétendant, que les uns faisaient voyager à l'étranger et dont les autres avaient annoncé tant de fois la mort, qu'il était bien permis à Figueras, chef du pouvoir exécutif, d'avoir été pris au dépourvu par cette audacieuse entreprise. Mais ce qui déconcerta le plus les membres du gouvernement républicain, c'est que don Carlos faisait coïncider précisément son entrée sur le territoire espagnol avec les insurrections internationalistes, fédérales, cantonales et autres qui agitaient Barcelone, Cadix, Carthagène, Grenade, Séville, et les principales villes du Midi et du Centre de la Péninsule.
J'étais à Pampelune lorsque la nouvelle de l'entrée du roi en Espagne se répandit dans le public. Dans cette ville, entièrement carliste, elle fut accueillie avec des transports d'allégresse par tous les habitants qui manifestaient ouvertement la joie et la satisfaction qu'elle leur faisait éprouver. On l'avait affichée sur tous les murs de la ville d'une manière tellement ostensible, qu'on n'aurait jamais cru se trouver dans une cité soumise au régime républicain. Pour ma part, j'en fus étrangement surpris, quoique habitué, depuis longtemps, aux bizarreries et aux contradictions du caractère espagnol en matière politique. Il est à remarquer que Pampelune, capitale de la Navarre, est une place forte de première classe, possédant une population d'environ seize mille habitants et une garnison ordinairement assez nombreuse. Celle-ci, dont l'effectif s'élevait à cinq ou six mille hommes de toutes armes, parut rester complètement indifférente à toutes ces manifestations politiques.
Tandis que don Carlos s'avançait ainsi dans l'intérieur de la Navarre, à la tête de son état-major, et qu'il allait établir son quartier général à San-Estaban, ses émissaires faisaient publier par les alcaldes (maires) et placarder dans les villages et les localités importantes l'ordonnance suivante, qui n'est autre qu'un appel aux armes, dont je reproduis la traduction comme étant à la fois un document et une curiosité historiques.
«Ordonnance de Sa Majesté le roi Carlos settimo, que Dieu garde!
«Mes fidèles et aimés sujets des provinces de la Navarre, du Guipuzcoa, de la Biscaye et de l'Alava, je vous ordonne par la présente patente de prendre les armes et de marcher à la défense de mes droits sacrés, qui sont aussi les vôtres, afin de reconquérir vos fueros, vos privilèges et toutes vos immunités que vous ont octroyés mes ancêtres et que les gouvernements usurpateurs vous ont ravis.
«Sur le vu de la présente, scellée de mon sceau royal, tout Basque âgé de vingt à quarante ans s'enrôlera sous ma noble bannière. Il obéira aux ordres des braves et vaillants cabecillos que j'ai investis de mon autorité. Des armes et des munitions seront fournies à tous. Avec l'aide de Dieu et le secours de mon épée, nous triompherons des usurpateurs et nous rétablirons le trône de mon auguste aïeul Philippe V. Que mes fidèles sujets des quatre provinces restées attachées à ma cause se le tiennent pour dit!--MOI, le roi Carlos settimo.»
Un exemplaire de cette ordonnance me fut donné, le lendemain même de sa publication, dans un des principaux cercles de Pampelune, où elle circulait de main en main. On se la communiquait sur la place de la Constitution, dans les promenades, et jusque sur les marchés publics, comme s'il se fût agi d'un acte officiel du gouvernement établi; avec plus d'empressement encore, car les actes officiels de ce dernier étaient loin de recevoir de la part des Pampelunais un accueil aussi empressé.
J'avais fait connaissance, pendant le peu de temps que je séjournai dans la capitale de la Navarre, de deux jeunes gens fort distingués qui avaient fait leurs études à Paris, fils d'un magistrat du tribunal supérieur de la ville. Quel ne fut pas mon étonnement, lorsque, le lendemain de la publication de la susdite ordonnance, les deux frères vinrent me trouver à l'hôtel pour me faire leurs adieux.
--Où allez-vous donc? leur dis-je, étonné de leur départ précipité, dont ils ne m'avaient rien dit la veille.
--Nous allons rejoindre l'armée du roi, me dit l'aîné, à peine âgé de vingt et un ans; voyez l'ordre qui nous enjoint de partir, ajouta-t-il en me montrant la fameuse ordonnance dont j'avais un exemplaire entre les mains.
--Comment, lui dis-je, vous allez quitter votre famille, vous séparer de votre digne père qui vous adore, pour aller affronter à travers les montagnes les hasards de la guerre de partisans? Ce n'est pas possible. Le premier de vos devoirs, ce me semble, est de rester auprès de vos parents; c'est, au surplus, le conseil que je vous donne en véritable ami.
--Le roi a parlé, me répondit-il gravement, nous n'avons plus à hésiter. Notre valise est prête, et dans une heure nous serons sur la route qui conduit au quartier général de Sa Majesté, Adieu et au revoir!
Et les deux frères me quittèrent pleins de cette foi ou de ce fanatisme
politiques qui animaient les peuples du temps des croisades, et dont les
Basques et les Navarrais semblent avoir conservé, seuls, la tradition.
Quinze jours après leur départ, le plus jeune tomba mortellement blessé
à l'attaque de Tolosa, et l'aîné a été tué, il y a quelques jours, au
siège d'Estella, soutenu contre les troupes de Moriones, qui furent
forcées d'abandonner leurs positions.
H. Castillon (d'Aspet).
(La suite prochainement.)
On connaît deux espèces de chameaux, l'une africaine, le dromadaire, l'autre asiatique, le chameau à deux bosses ou de la Bactriane. C'est seulement de la première espèce que nous voulons dire quelques mots.
Le dromadaire est l'animal le plus utile qu'il y ait en Afrique. C'est un ruminant de grande taille, dont les variétés sont nombreuses. En effet, entre un bischarin, c'est-à-dire un chameau élevé par les nomades Bischarins, et le chameau de somme d'Égypte, il y a autant de différence qu'entre un cheval arabe et un cheval de trait. Tous, ou peu s'en faut, ils n'en sont pas moins également laids. Leurs poils sont laineux et inégaux ils ont des callosités à la poitrine, aux coudes, aux genoux et aux chevilles; leur tête surfont est affreuse.
Le chameau est un véritable animal du désert, que peuvent, grâce à lui seulement, traverser les caravanes qui vont commercer au sud, à l'est et à l'ouest. Il ne se trouve que dans les endroits les plus secs et les plus chauds.
Dans les lieux cultivés il perd sa véritable essence. Il est très-sobre, a une nourriture exclusivement végétale et n'est nullement difficile pour ses aliments. On sait qu'il peut rester longtemps sans boire, mais non quinze à vingt jours, comme d'aucuns le prétendent. Au bout de six à huit jours, il est urgent de lui présenter de l'eau. A voir un chameau au repos, on ne croirait pas qu'il puisse; rivaliser de vitesse avec le cheval. Et cependant rien n'est plus vrai. Les chameaux des steppes et du désert sont les plus rapides à la course; ils parcourent d'une traite un espace considérable aussi facilement que nul autre animal domestique.
Le dromadaire.--Caravane dans le désert. Gravure extraite
de la Vie des Animaux illustrés. (J.-B. Baillière, éditeur)
S'il a quelques qualités, en revanche le chameau compte de nombreux défauts, parmi lesquels la paresse, la stupidité, une mauvaise humeur continuelle, l'entêtement et l'obstination, la haine ou l'indifférence vis-à-vis de son gardien. Ajoutons qu'il répand une odeur infecte, et que son cri est épouvantable.
Le prix d'un chameau varie suivant les localités. Un excellent bischarin vaut de 300 à 450 francs de notre monnaie. Un chameau de somme ordinaire se paye rarement plus de 110 francs. D'après nos idées, ces prix seraient très-bas; mais dans le Soudan, où l'argent a une très-grande valeur, ce sont de fortes sommes. Pour 90 francs, on peut acheter un jeune chameau, ou un chameau de qualité inférieure. Presque partout, le prix d'un chameau est le même que celui d'un âne; dans le Soudan, un bon âne vaut plus que le meilleur des chameaux.
Les détails qui précèdent, ainsi que le dessin que nous donnons, sont extraits du très-intéressant et très-curieux ouvrage que publie la librairie J.-B. Baillière: La vie des Animaux illustrés ou description populaire du règne animal, composé de plusieurs séries et de plusieurs volumes grand in-8º colombier, illustrés de 800 figures dans le texte et de 40 planches tirées hors texte sur papier teinté.
L'asile de l'École de filles de Dugny.-(Voy. page 386.)
EXPLICATION DU DERNIER RÉBUS:
Ne crois point aveuglément les articles des journaux.