[96] Comparez le chroniqueur de Moissac et le continuateur de Frédegaire. L’histoire se tait au sujet de Carcassonne. Il est probable que cette ville, alors bâtie au haut du rocher où se voit encore la cathédrale et défendue par le cours de l’Aude, ne tarda pas à retomber au pouvoir des chrétiens.

[97] Charvet, Histoire de la sainte église de Vienne, p. 147.

[98] Voy. la Lettre de saint Boniface, archevêque de Mayence, à Ethelbaldus, roi de Mercie, en Angleterre, vers l’an 745, recueil de Ferrarius, 1605, in-4o, p. 76. Voy. aussi différens passages des capitulaires de Charlemagne, édition de Baluze, t. I, p. 413, 526, 1056 et 1227.

[99] Gallia Christiana, t. XII, p. 270.

[100] Continuation de Frédegaire, recueil des Historiens des Gaules, t. II, p. 457.

[101] Les détails qu’on lit dans la vie de saint Porcaire, et qui sont relatifs aux dévastations commises par les Sarrazins dans l’intérieur de la Provence, nous paraissent devoir se rapporter à l’occupation du pays par les barbares, postérieurement à l’an 889. Voy. le recueil des Bollandistes, 12 août, p. 737. Il en est de même des autres récits du même genre. Il sera question plus tard de ces mêmes récits.

[102] Voy. nos Extraits d’auteurs arabes relatifs aux guerres des Croisades, Paris, 1829, p. 370 et 476.

[103] Pour tous les détails qu’on vient de lire, voyez le traité arabe destiné à exciter les musulmans à faire la guerre aux peuples d’une autre religion que la leur, et intitulé: les Routes de l’empressement vers les rendez-vous des Amans, et le Guide de la Passion vers le séjour de la Paix. Cet ouvrage a été imprimé au Caire, l’an 1242 de l’hégire (1826 de J.-C.). Voy. la notice que nous en avons donnée, dans le Nouveau Journal Asiatique, t. VIII, p. 337, et t. IX, p. 189.

[104] Notices et extraits des manuscrits de la Bibliothèque du Roi, t. II, p. 157.

[105] Ibn-Alcouthya, fol. 52 verso.

[106] Novayry, manuscrits arabes de la Bibliothèque royale, ancien fonds, no 702, fol. 10 verso.

[107] Un auteur corse du quinzième siècle a prétendu que les Sarrazins étaient entrés dans l’île de Corse dès le tems de Mahomet, et qu’ils occupèrent l’île sans interruption jusqu’à Charlemagne. Ce récit est controuvé.

[108] Portus Agathonis.

[109] La fête de saint Porcaire et de ses compagnons est célébrée au 12 août. Voy. le recueil des Bollandistes. Voy. aussi la Vie de saint Honorat, en vers provençaux, par le troubadour Raimond Féraud.

[110] Novayry, no 702, fol. 11 verso.

[111] De tout tems les nomades se sont refusés à toute espèce d’impôts; il fallut toute l’adresse de Mahomet pour y soumettre les Arabes bédouins, et ceux-ci s’en affranchirent dans la suite. Comparez Gagnier, Vie de Mahomet, t. III, p. 119; les Annales d’Aboulfeda, tom. I, p. 214, et Burckhardt, Voyages en Arabie, traduction française, t. II, p. 26 et 296.

[112] Ibn-Alcouthya, fol. 7 verso.

[113] Voy. les annales d’Aboulfeda, en arabe et en latin, Copenhague, 1789, t. I, p. 468 et suiv.

[114] Voy. l’Histoire du Languedoc, par dom Vaissette, et l’Histoire de Nîmes, par Menard. Il sera question de ces mêmes faits plus tard.

[115] Chronique de Moissac dans le recueil des Historiens de France, t. V, p. 68.

[116] Comparez la chronique de Moissac, dans le recueil de dom Bouquet, et Ibn-Alcouthya, fol. 75.

[117] Abd-alrahman avait pour père un prince ommiade, appelé Moavia, et d’après l’usage des arabes on l’appelait quelquefois fils de Moavia, Ebn-Moavia, d’où nos vieux chroniqueurs ont fait par corruption Benemaugius.

[118] C’est à tort qu’Assemani, trompé par des écrivains arabes modernes, a soutenu le contraire. Voy. le recueil intitulé Italicæ Historiæ scriptores, Rome, 1752, t. III, p. 135 et suiv.

[119] De longs détails à ce sujet existent, il est vrai, dans le roman de Philomène, publié à Florence, par M. Ciampi, en 1823, sous le titre de Gesta Caroli Magni ad Carcassonam et Narbonam. L’auteur prétend écrire par ordre de Charlemagne; mais cet ouvrage, rédigé originairement en provençal, et où l’auteur place sous Charlemagne des événemens qui avaient eu lieu sous son père Pepin et sous Charles-Martel, a été composé au plutôt dans le douzième siècle et ne mérite aucune foi.

[120] Recueil de dom Bouquet, t. V, p. 69 et 335.

[121] Voy. dom Bouquet, t. V, p. 6. Si on en croyait certains auteurs, il serait resté quelques partis de Sarrazins dans le Dauphiné, le comté de Nice et dans la chaîne des Alpes; et ces partis se seraient maintenus en silence pendant les règnes de Pepin et de Charlemagne. Il est fait mention dans divers ouvrages relatifs au Dauphiné de l’occupation de Grenoble et des pays voisins par les Sarrazins. D’un autre côté, un historien de l’abbaye de Lerins (Vincent Barral, part. Ire, p. 132) suppose les Sarrazins établis à Nice, et les fait chasser du pays par Charlemagne, aidé par son prétendu neveu, appelé Siagrius. Voy. le Gallia Christiana, t. III, p. 1275. C’est ce qui a fait croire à quelques auteurs que les Sarrazins n’ont jamais été entièrement chassés du Dauphiné, depuis Charles-Martel jusqu’au commencement du dixième siècle, époque où de nouveaux barbares, maîtres des côtes de Provence, s’avancèrent jusqu’en Piémont et en Suisse. Cette opinion, mise d’abord en avant par certains auteurs de romans de chevalerie, qui voulaient accumuler sous le règne de Charlemagne les principaux événemens de notre histoire, a été accueillie par les anciennes familles dont la fortune remonte à la part glorieuse que leurs ancêtres prirent aux guerres faites aux barbares, et qui étaient flattées de pouvoir faire remonter aussi loin la date de leur origine. Voy. l’Histoire généalogique des pairs de France, par M. de Courcelles, aux articles d’Agoult, Clermont-Tonnerre, etc. Mais cette opinion ne repose sur aucun témoignage contemporain, et l’on ne peut pas croire que si elle avait eu quelque fondement, des princes tels que Charlemagne et ses enfans eussent négligé de purger le cœur de leurs états de la présence des infidèles, eux qui allaient les attaquer dans leur propre pays.

[122] Voy. la dissertation de Deguignes, Mémoire de l’Académie des Inscriptions, t. XXXVII, p. 466. Voy. aussi M. Pardessus, Lois maritimes, t. Ier; Introduction, p. 62.

[123] Voy. la Vie de saint Guillebaud, dans le Recueil des Bollandistes, au 7 juillet.

[124] Annales de Metz, dans le Recueil de dom Bouquet, t. V, p. 335.

[125] البة والقلاع Ce sont les pays qui dans de vieilles chartes latines sont rendus par Alava et Castella Vetula. Voy. l’Art de vérifier les dates, édit. in-4o, t. II, p. 349.

[126] جبل البرطات

[127] Edrisi, de qui nous empruntons ces détails, a confondu quelques-unes de ces routes ensemble. Par exemple il confond la première avec une cinquième route qui mène de Jaca dans le Béarn. A la troisième route appartient le passage de Roncevaux qui traverse le pays de Cize, et qu’Edrisi nomme en conséquence port de Schazerou; ce lieu, dans la Chronique de Turpin, p. 60, et dans l’Histoire du Hainaut, par Jacques de Guyse, t. IX, p. 24, reçoit le nom de portus Ciserei, et dans Roger de Hoveden, ann. 1177, celui de portus Sizaræ. C’est de ce passage qu’est venu le nom de Saint-Jean-Pied-de-Port.

[128] Continuation de Frédegaire, dans le Recueil des Historiens de France, t. V, p. 8 et ailleurs.

[129] Gallia Christiana, t. VI, p. 15.

[130] On voit que nos rois commençaient à être jaloux de faire figurer les émirs sarrazins dans les grandes réunions publiques. C’est sans doute de là que dans les romans de chevalerie, à propos des tournois, il est si souvent parlé de chevaliers sarrazins qui venaient des extrémités de la terre pour disputer aux guerriers chrétiens le prix de l’adresse et de la bravoure.

[131] Voy. le Recueil de dom Bouquet, t. V, p. 19, 40, 142, 203, 319, et 328, ainsi que Ibn-Alcouthya, fol. 95, verso. Les auteurs arabes ne s’accordent pas sur le nom de l’émir. Les uns l’appellent Soleyman Ebn-Jaktan Alarabi; les autres, Motraf Ebn-Alarabi.

[132] Voy. le recueil de dom Bouquet, t. V, p. 14, 20, 26, 142, 203 et 343. Les auteurs chrétiens rapportent que Charlemagne entra de force dans Saragosse, et que l’émir, en punition de sa résistance, fut conduit enchaîné en France. Suivant quelques auteurs arabes, Charlemagne échoua dans ses efforts pour prendre la ville; mais peu de tems après le gouverneur ayant été assassiné, son fils se réfugia en France.

[133] Le souvenir de cet événement est encore si présent dans le pays, que les jours de fête le peuple joue une pièce dite pièce de Roncevaux. Voy. Histoire littéraire de la France, t. XVIII, p. 720.

[134] Les Arabes le nomment encore pays de Narbonne, soit parce que jusqu’à l’entrée des Français dans Barcelonne, les possessions françaises dépendirent de Narbonne, soit parce qu’il en avait déjà été de même à l’époque où la Septimanie se trouvait au pouvoir des Sarrazins.

[135] Recueil de dom Bouquet, t. V, p. 776; t. VI, p. 486.

[136] Telle est la maison des Villeneuve, du Languedoc. Voy. l’Histoire généalogique de la maison de Villeneuve. Paris. 1830, in-4o.

[137] Recueil de dom Bouquet, t. V, p. 74.

[138] Maccary, man. arab. anc. fonds, no 704, fol. 84 verso.

[139] Conde, Historia, t. I, p. 199.

[140] Ce mot est arabe. Les Arabes se servent encore du mot gazat.

[141] Nous empruntons ce discours à un formulaire de lois et d’actes de tout genre, en arabe, lequel a été imprimé au Caire, p. 78. Voy. le Nouveau Journal asiatique, t. VIII, p. 338. Il n’est pas certain que ce soit le même discours qui fut prononcé en cette occasion; mais le fond n’a pas pu différer beaucoup.

[142] Chronique de Moissac, dans le recueil de dom Bouquet, t. V, p. 74.

[143] Recueil des Historiens de France, t. V, p. 74 et 360. Novayry, man. arab., no 645, fol. 95 verso.

[144] Voy. l’extrait d’une Histoire des Arabes d’Espagne, à la suite des fragmens de la Géographie d’Aboulfeda, publiés par Rinck; Leipsick, 1791, in-8o.

[145] Comparez Roderic Ximenès, p. 18, et Maccary, manuscrits arabes, no 704, fol. 86, et no 705, fol. 51.

[146] Par exemple Edrisi place la Ville de Gironne, Gerunda, située en Catalogne, dans la Gascogne, aux environs d’Auch. D’ailleurs Novayry, qui raconte cette expédition avec quelques détails, ne dit pas positivement que Narbonne fût tombée au pouvoir des musulmans. Voy. les manuscrits arabes de la Biblioth. roy., ancien fonds, no 645, fol. 95 verso.

[147] Mabillon, Annales Benedictini, t. II, p. 369.

[148] Les récits qui forment le fonds de ce poème sont fort anciens, puisque déjà, au onzième siècle, ils avaient cours parmi le peuple. Voy. la chronique d’Orderic Vital, recueil des Historiens de la Normandie, par Duchesne, p. 598. Voy. aussi le roman de la Violette, publié par M. Francisque Michel, p. 72.

[149] Millin, Voyage dans les départemens du midi de la France, t. IV, p. 2.

[150] Recueil de dom Bouquet, t. V, p. 22 et 50.

[151] Recueil des Historiens des Gaules, t. VI, p. 90 et 91.

[152] Voy. Maccary, no 705, fol. 87. Ici Conde, trompé par le récit confus de quelques auteurs arabes, suppose que les Sarrazins entrèrent de nouveau dans Narbonne.

[153] C’est de là que nos vieux chroniqueurs ont fait le mot barbare abulafer.

[154] Recueil de dom Bouquet, t. V, p. 213.

[155] Recueil des Historiens des Gaules, t. VI, p. 13 et suiv. Voy. le même recueil, t. V, p. 80 et 81.

[156] Eginard, recueil de dom Bouquet, t. V, p. 95; voy. aussi p. 56.

[157] Voy. le recueil de dom Bouquet, t. V, p. 53, 95 etc. Les auteurs arabes ne parlent pas des relations de Charlemagne avec le khalife Aaron-Alraschid; mais il en est fait mention dans la plupart des écrits des auteurs français de l’époque. Le récit de ces auteurs s’accorde avec ce que le continuateur de Frédegaire avait dit des relations de Pepin-le-Bref avec le khalife Almansor, et ce qui est dit plus bas de la députation envoyée par Almamoun, fils d’Aaron-Alraschid, à Louis-le Débonnaire. Ajoutez à ces témoignages celui du pape Léon III qui, après la mort d’Aaron-Alraschid, en 813, mande à Charlemagne que si les pirates des côtes d’Afrique commençaient à ne plus respecter les côtes de l’empire français, non plus que celles de l’empire grec, c’est que ces barbares n’étaient plus retenus par le grand nom du khalife. Voy. Pagi, Critique des annales de Baronius, an. 813, no 20 et suiv. Néanmoins le savant M. Pouqueville, dans le t. X, p. 529, des nouveaux Mémoires de l’Académie des Inscriptions, traite ces relations de fausses, et conteste le récit d’Éginard tout entier. Il est probable que M. Pouqueville aura confondu Éginard avec le moine de Saint-Gall qui a aussi écrit sur Charlemagne, et dont le récit a plus d’une fois donné lieu à des critiques fondées. Voy. la préface que dom Bouquet a placée en tête du cinquième volume du recueil des Historiens de France.

[158] Voy. le recueil de dom Bouquet, t. V, p. 58 et suiv.

[159] مولد Ce mot se rapproche de l’espagnol mulato et du français mulâtre.

[160] Voy. Ibn-Alcouthya, fol. 28 et 36 verso.

[161] Nous racontons ce fait d’après Ibn-Alcouthya, fol. 19, et Novayry, no 645, fol. 98. Voy. aussi Roderic, p. 20. Conde rapporte le fait un peu autrement.

[162] En 799, les chrétiens des îles Baléares, ayant remporté quelques succès sur les Sarrazins et enlevé plusieurs drapeaux, firent hommage des drapeaux au prince français. Voy. le recueil de dom Bouquet, t. V, p. 51.

[163] Recueil de dom Bouquet, t. V, p. 25 et 56.

[164] Recueil des Historiens de France, t. V, p. 56.

[165] Voy. le recueil de dom Bouquet, t. V, p. 60 et 61; voyez aussi p. 355. Si on en croit les écrivains du pays, les Sarrazins s’établirent sur la côte orientale de l’île, au milieu des débris de l’antique ville d’Aléria, et les Français, malgré le concours des habitans, eurent beaucoup de peine à les chasser. Jacobi, Histoire de la Corse, Paris, 1835, t. I, p. 110 et suiv.

[166] Dom Bouquet, t. V, p. 62.

[167] Pagi, critique des annales de Baronius, ann. 813, no 20 et suiv.

[168] Voy. M. Depping, Histoire des expéditions maritimes des Normands, Paris, 1826, 2 vol. in-8o; et M. Auguste Leprevost, Notes pour servir à l’Histoire de la Normandie, Caen, 1834, in-8o.

[169] Recueil de dom Bouquet, t. V, p. 96; t. VI, p. 93.

[170] Ibid., t. V, p. 60 et 82.

[171] Sourate VIII, vers. 39.

[172] Voy. Mouradgea d’Ohsson, Tableau de l’empire ottoman, t. V, p. 66; Reland, Dissertationes miscellaneæ, t. III, p. 50, et nos Extraits des historiens arabes relatifs aux guerres des Croisades, Paris, 1829, p. 164 et 542. (Bibliothèque des Croisades, de M. Michaud, t. IV.)

[173] Conde, Historia, t. I, p. 294, et recueil des Historiens de France, t. V, p. 82 et 258.

[174] Notice de l’église de Saint-Aventin, par M. le comte de Castellane, dans les Mémoires de la Société archéologique du midi de la France, établie à Toulouse, t. I.

[175] Comparez Conde, Historia, t. I, p. 253; M. Et. Quatremère, Mémoires historiques sur l’Égypte, t. II, p. 197, et Lebeau, Histoire du Bas-Empire, liv. LXVIII, §. 43.

[176] Recueil de dom Bouquet, t. VI, p. 98 et suiv.

[177] Recueil de dom Bouquet, t. VI, p. 180, et Conde, t. I, p. 255.

[178] ابو العاصى

[179] Recueil de dom Bouquet, t. V, p. 80 et 81.

[180] Recueil de dom Bouquet, t. VI, p. 48, etc.

[181] Ibid., p. 106 et 185.

[182] Novayry, manuscrits arabes, no 645, fol. 101 verso.

[183] Cette lettre, publiée d’abord par Lecointe, a été reproduite par dom Bouquet, dans le recueil des Historiens de France, t. VI, p. 379. Mais comme ces deux illustres savans ignoraient les rapports qui avaient existé entre l’empereur et les habitans de Merida, ils avaient changé le mot Emeritanos en Cæsaraugustanos.

[184] Recueil de dom Bouquet, t. VI, p. 107, 149 et 187.

[185] Recueil de dom Bouquet, t. VI, p. 108 et 188.

[186] Recueil de dom Bouquet, t. VI, p. 109.

[187] Ibid., t. VI, p. 308.

[188] Ni dans l’histoire de D. Morice, ni dans celle de M. Daru.

[189] Recueil de dom Bouquet, t. VI, p. 344.

[190] Vita Ludovici pii, et annales de saint Bertin, dans le recueil des Historiens de France, t. VI, p. 112 et 193. Le khalife est simplement désigné par son titre de emir-elmoumenyn.

[191] Voy. le recueil de dom Bouquet, t. VI, p. 199.

[192] Une inscription relative à sainte Eusébie existe encore à Marseille; mais elle ne porte pas de date. Voy. Millin, Voyage dans les départemens du midi de la France, t. III, p. 179. Mabillon, Annales Benedictini, t. II, p. 90, a placé le martyre de sainte Eusébie, en 732.

[193] Recueil de dom Bouquet, t. VII, p. 61.

[194] Maccary, man. arab., no 704, fol. 87 verso.

[195] Recueil de dom Bouquet, t. VII, p. 63, etc.

[196] Voy. le recueil des Bollandistes, Vie de saint Bernulphe, au 24 mars. Il existe sur les descentes des Sarrazins, dans le comté de Nice, beaucoup de détails dans l’ouvrage manuscrit de Giofredo, intitulé Storia delle Alpi maritime, et qui est conservé à Turin, dans les archives de cour. M. le chevalier César de Saluces, membre de l’académie de Turin, a bien voulu faire faire pour nous un extrait de ce manuscrit. On peut encore consulter l’Histoire de Nice, de M. Louis Durante, Turin, 1823, 3 vol. in-8o. Ces deux ouvrages au reste, pour ce qui concerne les Sarrazins, renferment beaucoup d’inexactitudes.

[197] Recueil de dom Bouquet, t. VII, p. 66.

[198] Recueil de dom Bouquet, t. VII, p. 41, 65 et 581.

[199] Recueil de dom Bouquet, t. VII, p. 42, 64 et 66, note.

[200] Voy. Mouradgea d’Ohsson, Tableau de l’empire ottoman, t. II, p. 313, t. V, p. 167.

[201] Ibid., t. VI, p. 111 et suiv.

[202] L’église célèbre la fête de saint Parfait le 18 avril.

[203] Voy. les Vies des Saints, aux 3, 5, 7 et 13 juin, 27 juillet, 16 septembre, 21 ou 22 octobre, 24 novembre, etc.

[204] Recueil de dom Bouquet, t. VII, p. 64, 74 et 354.

[205] Maccary, man. arab., no 704, fol. 88.

[206] Recueil des Historiens de France, t. VII, p. 75.

[207] Dom Vaissette, Histoire générale du Languedoc, t. I, preuves, p. 108.

[208] Voy. Casiri, Bibliothèque de l’Escurial, t. II, p. 200.

[209] Recueil de dom Bouquet, t. VII, p. 83, 88 et 92.

[210] Recueil des Historiens de France, t. VII, p. 107.

[211] Voy. surtout Liutprand, dans Muratori, rerum italicarum scriptores, t. II, p. 425; la chronique de l’abbaye de Novalèse, ibid., t. II, part. II, p. 730; et le recueil de dom Bouquet, t. IX, p. 48. La plupart des écrivains italiens modernes ont placé le lieu où s’établirent les Sarrazins, dans le comté de Nice, auprès de Ville-Franche, à l’endroit où fut bâti plus tard le château de Saint-Hospice. Voy. à ce sujet une longue discussion dans le grand recueil de Muratori, t. X, p. CIII, CV et suiv. Mais d’une part la suite des événemens, de l’autre l’état des lieux, nous paraissent lever toute incertitude à cet égard. Voy. au reste les observations de Bouche, Histoire de Provence, t. I, p. 170 et 772.

[212] Aujourd’hui il n’existe plus de frênes dans la contrée; mais M. Germond, actuellement notaire à Saint-Tropès, et qui a fait une étude particulière des localités, pense qu’anciennement il y avait un bois de frênes au fond du golfe sur les bords de la mer; que là se trouvait un village romain appelé Fraxinetum, et que les Sarrazins, après avoir ruiné ce village, ayant choisi sur les hauteurs un lieu pour en faire leur château-fort, lui donnèrent le nom de Fraxinet. A l’égard de la place qu’occupait ce château-fort, M. Germond croit que le lieu où d’après l’opinion commune nous l’avons mis n’était qu’une espèce d’avant-poste d’où l’on avait vue sur les plaines de la Basse-Provence; en effet le plateau n’a qu’environ trois cents pas de tour et il pouvait contenir à peine une centaine d’hommes; que le véritable château-fort était à une demi-lieue plus près de la mer, sur la montagne appelée aujourd’hui Notre Dame de Miremar, où l’on aperçoit encore des vestiges de larges fossés.

Bouche fait remarquer qu’il a dû exister plusieurs lieux appelés Frassinet ou Frainet, disant que sans doute les Sarrazins, à mesure qu’ils élevèrent quelque nouveau château-fort, soit en Dauphiné, soit en Savoie, soit en Piémont, lui donnaient le nom de leur principal boulevart. Cette opinion de Bouche nous semble fort juste; en effet, il existe encore dans les contrées que nous venons de citer plusieurs endroits ainsi dénommés.

[213] Voy. Liutprand à l’endroit indiqué. On lit dans l’Alcoran, sour. VIII, vers. 66: «Si vous êtes vingt hommes décidés à vaincre, vous vaincrez deux cents infidèles, et si vous êtes cent, vous en vaincrez mille.»

[214] Une étiquette trouvée en 1279, dans le tombeau de sainte Magdeleine, à Vézelay, en Bourgogne, portait que le corps de la sainte avait été transféré en ce lieu de la ville d’Aix, en Provence, par la crainte des Sarrazins, sous le règne d’Odoin. Voy. à ce sujet l’Histoire de Hainaut, par Jacques de Guyse, t. VIII, p. 203 et suiv., et Bouche, Histoire de Provence, t. I, p. 703. Les auteurs de l’Art de vérifier les Dates avaient placé cette translation sous Eudes, duc d’Aquitaine, vers l’an 730; mais l’abbaye de Vézelay ne fut fondée que vers l’an 867. Voy. le Gallia Christiana, t. IV, p. 466. Ainsi sur l’étiquette il ne peut être question que de Eudes, comte de Paris, lequel, vers l’an 897, prit le titre de roi de France.

[215] Il existe au sujet de ce siége un poème latin contemporain, par Abbon, publié en latin et en français avec des notes, par M. Taranne, Paris, 1834, in-8o. Mais tel était l’isolement où se trouvaient les diverses parties de la France, que dans tout le poème les Sarrazins ne sont pas nommés une seule fois.

[216] Voy. la chronique de l’abbaye de Novalèse, dans Muratori, Rerum italicarum scriptores, t. II, part. II, p. 730. Le chroniqueur, p. 743, cite entre autres chapelles de l’église de l’abbaye qui furent alors détruites, celle de saint Heldrad, ancien abbé du monastère et qui vivait au commencement du neuvième siècle. L’église célèbre la fête de saint Heldrad le 13 mars. Les auteurs du recueil des Bollandistes ont cru que ce saint était né aux environs de Nice; mais la ville de Lambesc, aux environs d’Aix, en Provence, réclame l’avantage de lui avoir donné le jour.