1: Jean Gosselin succéda à Mathieu LaBssie comme garde de la bibliothèque du Roi à Fontainebleau. (Discours sur l'histoire de la bibliothèque du Roi, en tête du 1er volume du catalogue imprimé, p. 16.)

2: Cette déclaration si positive de Jean Gosselin rétablit un fait altéré dans le Discours cité tout-à-l'heure. Il devient constant que ce ne fut pas sous Henri IV, en 1595, comme les auteurs de cette notice, d'ailleurs excellente, l'ont avancé, mais long-temps auparavant, sous Charles IX, que la bibliothèque fut transférée de Fontainebleau à Paris.

3: Jean Gosselin a fait ailleurs une autre constatation de cet acte de violence et des pillages qui en furent la conséquence. Entre autres choses précieuses, un manuscrit françois, Marguerites historiales de Jean Massuë, avoit été distrait de la bibliothèque. Il y fut réintégré après les troubles, mais un cahier y manquoit. J. Gosselin, qui étoit encore garde de la librairie, afin de renvoyer à qui de droit la responsabilité de cette mutilation, écrivit cette note sur le côté intérieur de la couverture du manuscrit: «Mémoire que le président de Nully, durant la ligue et durant la trève, s'est saisi de la librairie, laquelle il a possédée jusqu'à la fin du moys de mars, en MDXCIV, qui sont six mois, pendant lequel temps on a coupé ou emporté le premier cahier du présent livre, auquel cahier estoient contenues choses remarquables. Item, durant le temps susdit, ont esté emportez de cette dite librairie plusieurs livres dont le commissaire Chenault feist enqueste bientôt après que le dit président eut rendu cette librairie. Signé Gosselin, ita est.» Dans le Discours qui sert d'introduction au catalogue (p. 17), cette curieuse note est citée, puis il est dit après: «Ce garde (Jean Gosselin) parle ensuite des tentatives que Guillaume Rose, evesque de Senlis, et Pegenac, docteur de Sorbonne, fameux ligueurs, firent dans un autre temps pour envahir la Bibliothèque royale; et il a adjouté qu'ils en furent toujours empeschez par le président Brisson, à la requête et à la sollicitation de lui Gosselin.» Cette circonstance, comme le remarquent les auteurs du Discours, est en contradiction avec ce qu'assure Joseph Scaliger dans ses Lettres (lib. I, epist. 63). A l'entendre, Barnabé Brisson «ayant eu chez lui un bon nombre des livres du Roi, sa veuve les vendit presque rien.» Il faut sans doute être moins rigoureux que Scaliger, et ne pas faire un crime de ces simples emprunts au malheureux président, qui ne fut que trop empêché pour rendre ce qu'il avait emprunté; mais il faut regretter la perte qui en résulta pour la bibliothèque, et qui ne fut que trop réelle. Parmi les livres qui ne reparurent plus se trouvait l'un des deux seuls exemplaires échappés à l'auto-da-fé que le numismatiste Hautin avoit fait de son Traité des Médailles. Gardant l'un pour lui, il avait donné l'autre à la bibliothèque du Roi: «Il en fut tiré, avec quelques autres, par M. Brisson, qui, les ayant portez chez lui, selon sa coutume, pour les examiner plus à loisir, et dans le dessein de les remettre à leur rang, fut prévenu de la mort, ayant péri malheureusement dans les désordres de la ligue. Sa veuve, qui trouva ce livre parmi ceux de son mari, sans démêler s'il étoit de la Bibliothèque royale ou non, le vendit avec les autres.» (Essais de littérature pour la connoissance des livres, etc.) La Haye, 1703, in-12, p. 15.—Les Sainte-Marthe ont aussi parlé des pertes faites alors par la bibliothèque. Le père en fait mention dans l'un de ses opuscules, le fils dans un Discours au Roi sur la bibliothèque de Fontainebleau. Le Prince, dans son essai historique sur la Bibliothèque du Roi, ne fait que reproduire à ce sujet ce qu'il a trouvé dans le Discours préliminaire; il ajoute, toutefois, dans une longue note, que parmi les livres disparus se trouvoit le manuscrit des Statuts et livre armorial des escripts et blasons des armes des chevaliers et commandeurs de l'ordre et milice du Saint-Esprit, institué par Henri III en 1578, manuscrit magnifique qui, plus tard, passa de chez Gaignat dans la bibliothèque du duc de la Vallière.

4: Il ne faut pas confondre ce livret avec un autre paru sous le même titre en 1615, réimprimé dans l'un des volumes du recueil A. Z, et le même dont Malherbe écrivoit à Peiresc, le 13 février 1615: «Il s'est fait un Diogène françois, mais ridicule et impertinent; et, hormis trois ou quatre mots où il contrefait le baragouin d'un certain homme et bouffonne sur la physionomie d'un autre, je n'en donnerois pas un clou à soufflet.»

5: La forme écourtée des manteaux dont on parle ici, et qui, ne descendant guère plus bas que les reins, eussent été si favorables aux apothicaires qui poursuivoient Pourceaugnac, fait comprendre de reste le sens de ce mot clistérique.

6: On avoit dit aussi chappons pour lettres galantes; on les écrivoit surtout en vers. Il s'en trouve plusieurs dans les poésies de Christophe de Beaujeu. «On conçoit aisément, est-il dit à ce propos dans les Mélanges d'une grande bibliothèque, tome VII, pag. 297, que les poulets galants sont des diminutifs de ces chapons-là.»

7: Périphrase pour désigner les maîtres paumiers.

8: Ce sont les événements qui, de 1614 à 1617, devoient le plus préoccuper les esprits.

9: C'étoit la friture à la mode depuis que Henri IV, pour répondre à cette rodomontade de l'ambassadeur d'Espagne: «Votre Paris danseroit dans notre Gand», lui avoit dit: «J'ai une Loche (il parloit de cette ville de Touraine et de sa grosse tour) si grosse et si grande que tout le beurre d'Espagne ne suffiroit pas pour la frire.»

10: Ce quatrain rappelle les nombreuses facéties et chansons qui furent faites au XVIe siècle contre la milice si promptement discréditée des Francs-Taupins. La plus curieuse chanson sur ce sujet se trouve dans le recueil Maurepas, avec son refrain:

Deriron, vignette sur vignon.

M. L. de Lincy l'a aussi donnée dans ses Chants historiques du XVIe siècle, mais c'est Le Duchat qui l'imprima le premier, dans sa note sur le passage de Rabelais ayant trait à »Bon Joan, capitaine des Franc-Topins.» (Liv. I, ch. 35.)

11: Il est parlé de ces oyselletz de Chippre dans la plaisante chronicque du petit Jehan de Saintré, chap. 43. «C'étoient, lit-on dans le Ducatiana (t. I, p. 39), de petites balottes de toutes grandeurs remplies de parfums exquis, et qu'on joignoit ensemble avec de la gomme, pour leur faire prendre la forme de certains petits oiseaux de la peau desquels on les composoit, afin de les faire crever à propos. Un ancien inventaire, inséré t. II, p. 921, de l'Histoire de Bretagne de D. Lobineau, contient: Deux cagettes d'argent veirrées pour mettre oyseletz de Chypre.»

12: M. Leber (V. Catalogue de sa bibliothèque, no 4222, t. II, p. 266) pense qu'il s'agit ici 1o «du fameux Cosme Ruggieri, ou, comme on disoit alors, Cosme le Florentin», astrologue de Catherine de Médicis; 2o du maréchal d'Ancre, «pour lequel le bon peuple faisoit des vœux de potence et de bûcher», et qui pourtant, ajoute M. Leber, ne s'en portoit pas moins bien alors. Il a raison pour l'un, et tort, je crois, pour l'autre. Je préfère l'opinion émise dans la Biographie universelle (supplément), au mot Ruggieri. Notre pièce y est citée, et, sans se préoccuper de pseudonymes, on y conserve au premier de nos deux magiciens son nom de César, qu'un sorcier de ce temps-là portait en effet. Quant au second, c'est Ruggieri. Tout s'accorde à le prouver, notamment la date de sa mort, qui eut lieu en effet dans la Semaine-Sainte de 1615. V. le Mercure françois, t. IV, p. 46.

13: C'est bien probablement le même César, magicien, qui, selon Tallemant des Réaux (Historiettes, édit. in-12, t. I. p. 173), s'étoit entremis avec ses sortiléges dans le mariage du connétable de Montmorency, qui eut lieu le 13 mars 1593. C'est Louise de Budos, la future connétable, qui avoit recouru à lui. «On a dit, écrit Tallemant, qu'elle s'étoit donnée au diable pour épouser M. le connétable, et que César, un Italien, qui passoit pour magicien à la cour, avoit été l'entremetteur de ce pacte.» Il ajoute un peu plus loin: «Le bonhomme de La Haye, un vieux gentilhomme huguenot, qui avoit bien vu des choses, m'a dit que César n'étoit qu'un fourbe. «Vous me voulez, lui disoit-il, faire voir le Diable dans une cave où cinq ou six coquins charbonnés me viendront peut-être bien étriller. Je le veux voir dans la plaine Saint-Denis.»—Le vrai nom de ce César étoit Jean du Chastel, voy. le baron de Fæneste, édit. Jannet, p. 112. Comme si ce n'étoit pas assez de ces deux noms, Jean de Lannel, qui parle longuement de lui dans son Roman satirique, p. 1105, l'appelle Perditor. V. l'abbé d'Artigny, Nouv. Mém. de litt., VI, p. 44-47.

14: Je ne sais si ce César avoit prédit la mort du maréchal de Biron, mais on pensoit sous Louis XIII que Nostradamus l'avoit clairement pronostiquée. V. Historiettes de Tallemant, in-12, t. X, p. 58.

15: Un autre magicien, Olerius, bénéficier de Barcelonne, dans son Almanach, publié à Valence en novembre 1609, avoit prédit la mort de Henri IV. Riquier, Vie de Peiresc, p. 128.

16: Une fameuse sorcière de cette époque, Marie Boudin, qui exploitoit surtout les prophéties d'amour et de mariage, faisoit aussi agir un chien noir dans ses maléfices. V., d'ailleurs, sur le rôle des chiens dans la magie, Louandre, la Sorcellerie, p. 32.

17: Ce maléfice, qu'on appeloit envoûtement ou envoultement, de in, contre, et vultus, visage, consistoit à faire modeler à la ressemblance de la personne à qui l'on vouloit mal de mort une figurine de cire, et à la piquer au cœur d'une longue épingle, avec l'espoir que la personne représentée mourroit d'une pareille blessure. V. un article de l'Illustration, 22 mai 1852, dans lequel nous nous sommes étendu sur cette espèce de sortilége. Quelquefois, et nous en avons des exemples au XIIe siècle, on se contentoit de faire chanter des messes par maléfice devant ces images de cire. On peut voir ce qu'en dit Pierre-le-Chantre, Histoire littéraire de France, t. XV, p. 290.

18: Cette phrase, qui a fait sans doute l'erreur de M. Leber, peut s'appliquer fort bien à Ruggieri. «Vers la fin de sa vie, dit de lui M. Bazin, il trouva dans le maréchal d'Ancre, comme lui Florentin, un nouveau protecteur.» La Cour de Marie de Médicis, etc. Paris, 1830, in-8o, p. 139.

19: A partir de 1604, Ruggieri publia, dit-on, un almanach chaque année.

20: Gabriel Peignot ne connoissoit pas ce livret lorsqu'il écrivit son intéressante brochure: Histoire d'Hélène Gillet, ou Relation d'un événement extraordinaire et tragique survenu à Dijon dans le XVIIe siècle, etc., par un ancien avocat. Dijon, 1829, in-8o, brochure qui a inspiré le dramatique article de Nodier, publié d'abord la même année dans la Revue de Paris, puis dans ses Œuvres, t. III, p. 373. Peignot, toutefois, connoissoit notre livret en substance, puisque sa relation est faite d'après le recueil d'où toutes les pièces de celui-ci procèdent (le Mercure françois, 1625, t. XI, p. 526-541.)

21: Ch. Fevret, né à Semur en Auxois, le 16 décembre 1583, fut l'un des plus célèbres avocats du Parlement de Dijon au XVIIe siècle; en outre de ce plaidoyer, qui lui fait un si grand honneur, il se distingua par sa harangue à Louis XIII en faveur des paysans dont la révolte avait exigé la présence royale à Dijon en février 1630. Il mourut très âgé, le 16 août 1661.

22: Le Morimont est la place des exécutions à Dijon. Elle tient son nom d'une ancienne abbaye de Champagne, dont les abbés avoient leur hôtel à l'un des angles de cette place.

23: C'étoit une espèce d'entraves où l'on mettoit les mains et les pieds des criminels.

24: Ce mariage eut lieu le 11 mai 1625. Ainsi, les noces d'un roi qui devoit tomber sous la hache furent signalées par un acte de clémence pour celle qui s'étoit miraculeusement échappée d'un supplice pareil.

25: C'est le chancelier d'Aligre.

26: Cette harangue de Ch. Fevret long-temps oubliée comme tout le reste de cette dramatique affaire, à laquelle Desessart seul a consacré 27 lignes de son Essai sur l'Histoire des Tribunaux (Paris, 1778-1784, t. VII, p. 134), a été reproduite mutilée et dénaturée dans un recueil publié en 1836 sous le nom de M. Berryer, Leçons et modèles d'éloquence judiciaire et parlementaire, etc., t. I, p. 77-79.

27: «Et dont la mère est petite fille de feu M. le président Fabry.» Relation manuscrite qui se trouve au tome XCIII des manuscrits Du Puy, Bibliothèque impériale.

28: «Bien demeuroit-elle d'accord qu'il y avoit quelques mois qu'un jeune homme, curé d'un village voisin de Bourg, qui demeuroit au logis d'un sien oncle, venant à celui de son père pour apprendre à lire et à écrire à ses frères, l'avoit connue, une fois seulement, au moyen d'une servante de sa mère, qui l'avoit enfermée dans une chambre avec ledit curé, qui la força.» (Ibid.)

29: Partus, accouchement.

30: Le rang qu'occupoit sa famille l'avoit fait condamner non à la pendaison, mais à la mort par le glaive, supplice des nobles.

31: «Le bourreau, lisons-nous dans la relation citée tout à l'heure, qui n'entendoit pas son métier, lui fait hausser le menton et retirer le cou pour la prendre de côté, et à l'instant lui décharge un coup sur la mâchoire gauche, glissant au cou, dans lequel il entre du travers d'un doigt. La patiente tombe sur le côté droit. Le bourreau quitte ses armes, se présente au peuple et demande de mourir. On commençoit déjà à exaucer sa demande, les pierres volant de tous côtés, lorsque la femme du bourreau, qui assistoit son mari en cette occasion, releva la patiente, qui en même temps marcha d'elle-même vers le poteau, se remit à genoux et tendit le cou. Le bourreau éperdu reprend le coutelas, que sa femme lui présentoit, et décharge un second coup, que la pauvre victime reçoit sur l'épaule droite, sans la blesser que légèrement. La sédition se renouvelle et s'augmente. Le bourreau se sauve en la chapelle qui est au bas de l'échafaud; la femme du bourreau demeure seule avec la patiente, qui étoit tombée sur le coutelas, duquel assurément la bourelle se fût servie si elle l'eût vu. Elle prit en son lieu la corde que la patiente avoit apportée au supplice, la lui met au cou. Elle se défend, et jette ses mains sur la corde. L'autre lui donne des coups de pied sur l'estomac et sur les mains, et lui donne cinq ou six secousses pour l'étrangler, puis, comme elle se sentit frappée à coups de pierres, elle tire ce corps demi-mort, la corde au cou, la tête devant, à bas la montée de l'échafaud. Comme elle fut au dessous, proche des degrés, qui sont de pierre, elle prend des ciseaux qu'elle avoit apportés pour couper les cheveux de la condamnée, longs de deux pieds, et la veut égorger; comme elle n'en peut venir à bout, elle les lui fiche en divers endroits.»

32: «Outre les deux coups de coutelas, elle a six coups de ciseaux: un qui passe entre le gosier et la veine jugulaire; un autre sous la lèvre d'en bas, qui lui égratigne la langue et entre dans le palais; un au dessous du sein, passant entre deux côtes, proche de l'emboiture du dos; deux en la tête, assez profonds, quantité de coups de pierres, les reins entamés fort avant du coutelas, sur lequel elle étoit couchée, lorsqu'on la secouoit pour l'étrangler, et son sein et son cou plombés de coups de pieds de la bourelle.» Même relation.

33: Hélène Gillet, en effet, se retira du monde. Elle entra dans un couvent de la Bresse, et y vécut très saintement de longues années. Sa mort fut des plus édifiantes. V. Vie de Madame de Courcelles de Pourlans, etc., par Edme-Bernard Bourrée, oratorien, Lyon, 1699, in-8., p. 264.

34: Valère-Maxime.

35: M. Leber, qui possédoit ce livret, l'indique comme rare dans son catalogue, no 2504, 5e pièce.

36: Au 17e siècle, comme aujourd'hui encore à Orléans, le peuple disoit carne pour corne. (V. Molière, le Malade imaginaire acte I, sc. 2).

37: On trouve de pareilles plaintes sur le luxe croissant des bourgeoises dans les Caquets de l'accouchée (passim), et dans une autre pièce du même temps: le Satyrique de la court, 1624, in-8o, pag. 13-15.

38: Rabelais, dans un passage de son Gargantua, chap. XL, passage que Voltaire a visiblement imité dans sa satire du Pauvre diable, sans que personne l'ait encore remarqué, établit entre les moines et les singes la même comparaison qui a été faite ici entre les singes et les femmes.

39: Faire rentrer dans le bois. Regnard a employé ce verbe d'une façon très comique dans sa comédie du Bal (sc. 2).

40: Le débat qui va suivre sur la position de Pontoise, et sur la question de savoir si elle est ou non cité normande, fut jusqu'à la révolution et est sans doute encore à l'ordre du jour chez les bourgeois de la bonne-ville.

41: La Guide des chemins de France. A Paris, chez Charles Estienne, imprimeur du Roy, M.D.LII, avec privilége dudict seigneur. In-12. (Attribué à Charles Estienne.) On y lit en effet, page 15: «Pontoise, V. ch., etc.—Après avoir passé la rivière d'Oyse sur le pont qui donne le nom à la ville, l'on entre en la Normandie.»

42: Ce fait suffiroit pour faire de Pontoise une ville de Normandie, quoi qu'en dise l'interlocuteur qui va parler après. L'abbé Expilly, du moins, le pense ainsi: «A l'exception du seul faubourg de l'Aumosne, dit-il, Pontoise a toujours été, comme il est aujourd'hui (1768), du diocèse de Rouen. Il ne faut, pour se le persuader, que la simple lecture de l'histoire. Cependant ses habitants ont prétendu répandre quelques doutes sur cette matière. Aujourd'hui encore la plupart d'entre eux se plaisent à en faire une question problématique.» Dictionnaire de la France, 1768, in-fol., au mot Pontoise.

43: Assemblée à son de cloche. (Dict. de Trévoux.)

44: Tout étoit complexe, il est vrai, dans l'administration de la ville de Pontoise. Ainsi, tandis qu'elle dépendoit du siége de Rouen pour les affaires ecclésiastiques, et du Parlement de Paris pour les choses judiciaires, elle étoit soumise, pour tout ce qui dépendoit du service militaire, au lieutenant général du Vexin françois.

45: R. Gaguini rerum gallicarum annales. Francfort, 1577, in-fol. Pag. 71.

46: On a vu plus haut que, d'après l'abbé Expilly, le faubourg de l'Aumosne étoit, de toute la ville de Pontoise, la seule partie non comprise dans le diocèse de Rouen.

47: A tous ces méfaits des Normands, Pontoise auroit pu ajouter la prise et l'incendie de son château, dont s'emparèrent les hommes du nord, et qu'ils brûlèrent en 880 ou 883. C'est peut-être du souvenir qu'on en avoit gardé que venoit la haine des gens de Pontoise contre les Normands.

48: Nous connoissons une autre édition de cette pièce sous la date de 1626, Paris, même format, même titre. Nodier, qui la possédoit, ne la place pas moins parmi les plus rares. Nouveaux mélanges d'une petite bibliothèque, no 58.

49: C'est le même que Le Sage a mis en scène dans Gil Blas, liv. VIII, chap. 2-13, etc. Ce qu'il en dit, tout à fait d'accord avec ce qu'on va lire, prouve combien dans son roman il savoit respecter l'histoire. Cette pièce, qui peut servir utilement à commenter le chef-d'œuvre dans cette partie, n'a pas été connue de François de Neufchâteau, ou, disons mieux, de M. Victor Hugo, véritable auteur des notes du Gil Blas, que l'académicien mit sous son nom, faisant ainsi payer à l'enfant sublime la protection qu'il lui accordoit.

50: La mère de D. Rodrigue s'appeloit en effet Marie Sandelen. L'histoire dit qu'elle étoit Flamande.

51: Ceci répond très bien a ce qu'on lit dans Gil Blas (liv. VIII, chap. 3), et justifie à merveille les courbettes que Le Sage fait faire à son héros lors de sa première visite à D. Rodrigue.

52: De Siete Iglesias.

53: D. Rodrigue avoit, dit-on, commencé par renier son père; mais les reproches que cette conduite lui attira le firent se raviser, comme il est dit ici. Le Sage, que l'histoire de Calderon préoccupe à chaque page des livres VIII et IX de son Gil Blas, fait allusion à ces sentiments et à ce retour repentant du favori; mais, pour les mettre mieux en relief, il les prête à Gil Blas lui-même, qu'il nous montre alors admis avec Calderon au partage des faveurs du duc de Lerme. «Me reprochant moi-même que j'étois un fils dénaturé, je m'attendris, lui fait-il dire. Je me rappelai les soins qu'on avoit eus de mon enfance et de mon éducation; je me représentai ce que je devois à mes parents, etc.» Liv. VIII, chap. 13.

54: «Son logement communiquoit à celui du duc de Lerme, et l'égaloit en magnificence. On auroit eu de la peine à distinguer par les ameublements le maître du valet.» Gil Blas, liv. III, chap. 8.

55: Le Sage parle de ces grandes daces (taxes) que D. Rodrigue levoit sur ceux qui demandoient sa faveur. «Il (D. Roger de Rada) avoit envie, fait-il dire à Scipion, de s'adresser à don Rodrigue de Calderon, dont on lui a vanté le pouvoir; mais je l'en ai détourné en lui faisant entendre que ce secrétaire vendoit ses bons offices au poids de l'or, etc.» Gil Blas, chap. 7.

56: La disgrâce du duc de Lerme (1618) mit le comble à celle de D. Rodrigue et acheva sa perte.

57: Marguerite d'Autriche, fille de l'archiduc Charles, duc de Styrie, femme du roi Philippe III, morte le 8 octobre 1611.

58: Cette exécution eut lieu le 21 octobre 1621. Il y avoit trois ans que le procès de D. Rodrigue étoit commencé. On ne l'avoit ainsi fait traîner en longueur que pour entretenir la haine du peuple contre tout ce qui rappeloit le ministère du duc de Lerme, et, créer de nouveaux obstacles à ce ministre s'il tentoit de rentrer en grâce. Il y réussit un instant: Philippe III le rappela de l'exil, et il y eut quelque espérance de salut pour D. Rodrigue; mais la mort du roi et l'avénement de Philippe IV, qui fut tout à fait contraire à ces idées de clémence, firent renvoyer le duc de Lerme en exil et hâter le supplice de son favori.

59: «Calderon mourut, dit Saavedra en ses devises politiques, avec une constance héroïque, qui changea en estime et en compassion cette haine universelle que sa fortune lui avoit attirée.»

60: Il y avoit eu une édition de cette pièce l'année précédente, Paris, Pierre de le Fosse, 1623, in-8. Le titre est le même, sauf cette différence que les frères de la Rose-Croix y sont appelés frères de la Croix-Rosée. M. Leber possédoit cette édition. V. le Catalogue de sa bibliothèque, no 3390.—

Les frères de la Rose-Croix, qui reconnoissoient pour fondateur Christian Rosenkreutz, avoient commencé de se révéler en 1604, après que l'ouverture du tombeau du maître eut livré aux disciples les grands arcanes écrits en lettres d'or. «Entre toutes ces raretez, dit Naudé, parlant des momeries de la secte nouvelle, il n'y en avoit pas de plus remarquable qu'une inscription, laquelle ils trouvèrent sous un vieil mur: «Après six vingts ans, je seray descouverte», car elle nous desnote l'an 1604, qu'ils ont commencé à paroistre.» Instruction à la France sur la verité de l'histoire des frères de la Roze-Croix, Paris, 1623, in-8, pag. 38. Ce livre de G. Naudé, que M. Hœfer a indiqué par erreur sous le titre de Advis à la France, etc. (Hist. de la Chimie, tom. II, pag. 326), est une curieuse satire des pratiques de ces thaumaturges. C'est la plus considérable de celles qui furent publiées alors dans la même intention, et parmi lesquelles nous nous contenterons de citer: 1o Effroyables factions faictes entre le diable et les prétendus Invisibles...., pièce que nous comptons donner dans l'un de nos volumes; 2o Advertissement pieux et très utile des frères de la Rosée-Croix... escrit et mis en lumière pour le bien public par Henry Neuhous de Dantzic... Paris, 1623, traduction d'une pièce latine: Pia et utilissima admonitio de fratribus Roseæ-Crucis, etc., parue l'année précédente. Les pièces en latin sur ce sujet furent surtout nombreuses; M. Leber en possédoit un plein portefeuille. Il en cite sept, avec leurs titres, sous le no 3391 de son Catalogue, et il n'en épuise pas la liste. Elles sont datées de 1616 à 1622, et la plupart viennent d'Allemagne. Ce même pays nous avoit envoyé, mais écrite dans l'idiome national, une autre critique de la doctrine des Rose-Croix sous ce titre bizarre: les Noces chimiques de Christian Rosen-Kreutz, etc. Strasbourg, 1616, in-8.—Nous ne citons ce livre que d'après M. Hœfer, loc. cit.

61: Dans l'une des pièces citées tout à l'heure, Advertissement pieux et très utile, etc., pag. 1, on retrouve cette pensée, que les Rose-Croix étoient précurseurs de l'Antechrist et apportoient au monde «l'advertissement que Notre-Seigneur nous a donné par sa bouche, et signes qui doivent précéder son dernier avénement.»

62: Les Rose-Croix s'attaquèrent surtout aux gens de robe pour les endoctriner. «Ils produisent, dit G. Naudé, des advocats et presidents qui pourroient rendre tesmoignage de cette congregation.» Instruction à la France, etc., pag. 5.

63: Dans l'Advertissement pieux et très utile, etc., pag. 5, l'apparition des Rose-Croix à un avocat de Paris est racontée d'une manière moins défavorable pour eux, bien qu'elle aboutisse aussi à une fuite prudente: «Selon le commun bruict, se sont apparus à un advocat qui faisoit des escritures pour une de ses parties; mais étant survenu quelqu'un qui avoit affaire à luy, après luy avoir dit qu'ils reviendroient une autre fois, soudain ils disparurent; ce que l'advocat ayant raconté à un sien amy quelques jours après, on dit que ces frères s'apparurent de rechef à luy dans le faubourg Saint-Germain, et luy reprochèrent qu'il n'avoit pu garder le secret, qui est le premier principe de leur secte, et qu'oncques depuis il ne les a reveus.»

64: Tous les frères de la Rose-Croix, et, «de quatre qu'ils estoient au commencement, ils s'estoient accreuz et augmentez jusqu'au nombre de huit», s'arrogeoient la grâce de guerir les malades, grâce «si abondante en eux que la multitude des affaires leur causoit de l'empeschement.» G. Naudé, Instruction à la France, etc., pag. 33, 35, 36.

65: Cette affiche des Rose-Croix est reproduite dans l'Advertissement pieux et très utile, etc., pag. 1. G. Naudé la donne aussi (pag. 5), en la faisant précéder de ces curieux détails: «Et, de fait, il y a environ trois mois que quelqu'un d'iceulx, voyant que, le roy estant à Fontainebleau, le royaume tranquille, Mansfeld trop esloigné pour avoir tous les jours des nouvelles, l'on manquoit de discours sur le change par toutes les compagnies, s'advisa, pour vous en fournir, de placarder par les carrefours ce billet, contenant six lignes manuscrites.» Instruction à la France, etc., pag. 26.

66: Les Rose-Croix appeloient en effet collége le lieu de leur réunion. Ils en avoient trois: «l'un aux Indes, en une île toujours flottante sur la mer; un autre au Canada, et le troisième en la ville de Paris, en certains lieux souterrains.» Avertissement pieux et très utile, etc., pag. 4-5.

67: Cette date, pour une pièce, qui a trait sans doute aux séances de l'Académie françoise, est fort intéressante à remarquer, en ce qu'elle devance de près d'une année celle des lettres royales qui constituèrent ce corps illustre. Ces lettres-patentes sont du 5 janvier 1635; or il seroit évident, d'après notre curieux livret, que dès les premiers mois de l'année précédente la docte assemblée tenoit ses assises, non plus à huis clos, comme elle avoit fait d'abord dans le petit logis de Conrart, rue Saint-Denis, mais ouvertement et à la connoissance de tous. Il ne faudroit donc plus dater de 1635, mais bien de 1634, l'existence réelle de l'Académie françoise.

68: Le saint homme n'échappoit du reste au bon langage que par ses néologismes de spiritualité; il faut même se hâter de dire qu'il étoit l'un des plus fervents admirateurs des bons écrivains de son époque, fussent-ils assez peu chrétiens, comme Balzac, par exemple, qu'il admiroit par dessus tout. Vigneul-Marville, Mélanges d'histoire et de littérature, Paris 1699, in-12, pag. 90.

69: Il faut lire Hersent, car il doit s'agir ici du docteur de Sorbonne Charles Hersent, l'un des plus forts casuistes de cette époque. Il avoit été prêtre de l'Oratoire, dans les premiers temps de son établissement par M. de Berulle. En remettant à son examen les livres du cardinal, on les soumettoit donc à un bon juge.

70: Étienne Binet, jésuite, mort en 1639, après avoir été recteur en différentes maisons de son ordre, et avoir publié grand nombre d'ouvrages de piété. Dans le plus excellent de tous, omis pourtant par la Biographie universelle: Quel est le meilleur gouvernement, le rigoureux ou le doux, Paris, 1636, in-8, se trouve, au chapitre IV, cette phrase sur la famille de Dieu, que Bossuet appliqua plus tard si éloquemment à la congrégation de l'Oratoire: «Jamais il ne fut une telle famille, où tout le monde obéit sans que personne y commande.» V. édit. de 1776, pag. 90.

71: Charlotte des Ursins, vicomtesse d'Auchy, tenoit chez elle une sorte d'académie de théologie, que l'archevêque de Paris dut interdire. (Tallemant, in-12., t. II, p. 6-7.) Elle publia un livre qu'elle n'avoit point fait elle-même, sous ce titre: Homélies sur l'épître de S. Paul aux Hébreux, par Charlotte des Ursins, vicomtesse d'Ochy. Paris, Charles Rouillard, 1634, in-4.

72: P. de Montmaur, le fameux parasite tant moqué par Ménage, dont Sallengre a donné l'Histoire satirique, 2 vol. in-8, 1715. On l'appeloit Montmaur le Grec depuis qu'il avoit succédé au P. Goulu dans la chaire de professeur royal en langue grecque.

73: Peut-être faut-il substituer l'initiale M à celle-ci, car je pense qu'on veut parler ici du président de Mesmes, chez qui Montmaur avoit plein accès, et qu'en bon parasite il flattoit, même dans son mauvais langage.

74: Nous ne savons quelle est cette prude marquise.

75: Ce mot de passe-volant sent bien son soldat de contrebande. C'est en effet le nom qu'on donnoit aux hommes que, les jours de revue, les capitaines incorporoient dans leurs compagnies pour en combler les vides. Une ordonnance de 1668 comdamna les passe-volants à être marqués à la joue d'une fleur de lis.

76: Ce sont les écrivains publics, qui, on le sait, se tenoient en grand nombre sous les charniers de Saint-Innocent.

77: Mot redevenu fort à la mode, et que les poètes et les femmes employoient alors à tout propos. Voiture s'en servoit plus que personne. V. le Dictionnaire de Richelet, 1re édit., à ce mot.

78: C'étoit un nœud de ruban que les femmes portoient alors sur la poitrine. Le mot, sur lequel on jouoit souvent, comme ici, étoit venu d'Italie avec la mode de cet ornement coquet. En cette année 1634, elle étoit en pleine faveur et faisoit la fortune des mercières du Palais. Corneille, dans une de ses premières pièces, jouée justement à cette époque, met en scène, devant une de leurs boutiques, une suivante à qui un valet parle ainsi:

Si tu fais ce coup-là, que ton pouvoir est grand!
Viens, je te veux donner tout à l'heure un galant.

(La Galerie du Palais (1634), act. 4, scène 15.)

Le beau galand de neige que Gros-René rend à Marinette dans le Dépit amoureux (acte IV, sc. 4) se trouve ainsi expliqué.

79: Le genre du mot navire n'étoit pas en effet encore bien décidé. Pour la plupart, esclaves de l'étymologie latine, c'étoit encore un mot féminin, suivant l'usage observé jusqu'au XVIe siècle; d'autres lui donnoient déjà le genre qui lui est resté, et que Du Bellay avoit été le premier à lui attribuer en son Illustration de la langue françoise, au risque des critiques, qui ne lui furent pas épargnées, surtout par Charles Fontaine (Quintil Censeur, 1576, in-12, pag. 206). En 1666, le débat n'étoit pas encore vidé. «Ce mot, écrit Ménage, est encore présentement masculin et féminin, surtout en vers.» Observations sur les poésies de Malherbe, 1666, in-8, pag. 268.—Quant au mot affaire, il est vrai qu'on pouvoit aussi discuter encore sur le genre à lui attribuer. On l'employoit souvent au masculin. Nous renverrons, sans chercher d'autre exemple, à une phrase de la pièce françoise concernant Antoine Perez, que nous donnons dans ce volume à la suite de celle-ci.

80: On veut qu'il intervienne en ces questions, non seulement pour ses œuvres, où le mot navire se trouve toujours au féminin, mais comme étant l'un de ces curateurs des poésies de Malherbe dont il est parlé plus haut.

81: Dans sa Requeste des Dictionnaires à Messieurs de l'Académie, Ménage met en scène Mlle de Gournay pour la même cause:

..... Depuis trente années
On a par diverses menées
Banny des romans, des poullets,
Des lettres douces, des billets,
Des madrigaux, des élégies,
Des sonnets et des comédies,
Ces nobles mots: moult, ains, jaçois
............
Pieça, servant, illec, ainçois
Comme estant de mauvais françois,
Et ce sans respect de l'usage.
..........
Et bien que telle outrecuidance
Fît préjudice aux suppliants,
Vos bons et fidèles clients,
Et que de Gournay la pucelle,
Cette sçavante damoiselle,
En faveur de l'antiquité
Eust nostre corps sollicité
De faire des plaintes publicques
Au decry de ces mots anticques.

82: J.-B. Croisille, abbé de la Couture, mort en 1651. Tallemant a écrit son historiette (édit. P. Paris, t. III, p. 27-36). On a de lui: Héroïdes ou épistres amoureuses à l'imitation des épistres d'Ovide, 1619, in-8o.

83: Fou célèbre, que Sarrazin donne pour père à Dulot dans son poème de Dulot vaincu, ou la Défaite des bouts rimés, et auquel G. Colletet consacra l'une de ses épigrammes, avec ce titre: Pour l'Herty, fou sérieux des Petites-Maisons. (Epigrammes de Colletet, Paris, 1653, in-12, pag. 213.)

84: C'est le pseudonyme pris par le comte de Cramail pour son livre grotesque les Jeus de l'inconnu, Rouen, 1630, in-8. Un petit livret, l'Herti ou l'universel, s. l., attribué au même auteur, parut aussi en 1630. V. Rev. franç., 20 mai 1855, p. 483, notre article sur le comte de Cramail.

85: Jacques Cordier, dit Bocan, du nom d'une terre que M. de Montpensier lui avoit donnée, étoit bon violon, comme il est dit ici, et fameux maître à danser. Tout ce qu'on lit sur lui dans les biographies est pris à la Description de Paris, par Piganiol, tom. II, pag. 215-216. Une danse qu'il avoit composée, et qui à cause de lui s'appeloit la bocane, se dansoit encore au commencement du XVIIIe siècle. (V. Compan, Dict. de danse.) C'est lui qui joua sur son violon l'air de la sarabande que le cardinal de Richelieu dansa pour plaire à Anne d'Autriche. Brienne, qui raconte le fait, l'appelle par erreur Boccau pour Bocan. (Mémoires, tom. I, pag. 276.)

86: «Manière de violon, qui est un instrument de musique que les maîtres à danser portent en ville dans leur poche lorsqu'ils vont montrer à leurs escoliers, et qui n'a esté appelé poche que parcequ'on le met dans la pocheDictionnaire de Richelet, 1re édit.

87: C'est le bureau d'adresse auquel nous avons déjà consacré une note dans le Roman bourgeois, édit. P. Jannet, pag. 106. Comme c'étoit un centre de compagnie, on l'avoit d'abord appelé bureau de rencontre. En 1631, on avoit eu la singulière idée de le mettre en ballet. Il y est appelé, en assez mauvais vers:

Un rendez-vous en titre de bureau,
Pour ceux qui ne savent que faire,
...........
Pour nos trois sols nous y pourrons entrer
Et trouver quelque chose ou blanque.

88: V., sur la grande querelle académique que souleva ce mot, accepté par les uns, repoussé par les autres, et par Gomberville surtout, notre article du Constitutionnel, 30 janvier 1852, Histoire du trente-sixième fauteuil de l'Académie françoise.

89: Cette expédition des Hollandois contre Lima étoit entreprise à l'imitation de celle que trois ans auparavant Jacob Villekens avait tentée contre San-Salvador avec tant de bonheur, et qui avoit valu à la compagnie des Indes occidentales formée au Zuyderzée l'occupation momentanée de cette belle colonie portugaise. Le Pérou, la plus riche des possessions espagnoles en Amérique, étoit surtout convoité par les aventuriers de toutes les nations, qui commençoient dans ces mers des courses dont les flibustiers firent bientôt de si terribles expéditions. D'Aubigné, dans son Baron de Fæneste, cite, par exemple, «le general Stincs et huict autres grands pirates qui ont boulu bailler au roy d'Angleterre deux millions d'or pour conquerir le Pérou à leurs despens.» Liv. III, chap. 17.—On conçoit que les Hollandois missent les premiers à exécution cette entreprise de conquête seulement projetée par d'autres. Enlever le Pérou aux Espagnols, c'étoit en effet les détruire presque complétement dans l'Amérique du Sud, et aussi les ruiner en Europe. Decker le dit en termes formels au commencement de la relation qu'il fit de cette expédition de Jacques-Lhermite, relation excellente, selon Paw (Recherches philosophiques sur les Américains, tom. I, pag. 300-301), publiée d'abord en allemand à Strasbourg (1629, in-4o), puis reproduite en latin dans le 13e partie des Grands Voyages de De Bry, et enfin en françois, au tom. IX, pag. 1-104, du Recueil des voyages qui ont servi à l'établissement et aux progrès de la compagnie des Indes orientales, Rouen, 1725, in-12. Voici les premières lignes de ce curieux journal, d'après le Recueil que nous venons de citer, où il porte pour titre: Voyage de la flotte de Nassau aux Indes orientales par le détroit de Magellan, commencé l'an 1623, sous le commandement de l'amiral Jacques Lhermite, et fini l'an 1626: «Tous les politiques qui ont particulièrement connu les affaires du royaume d'Espagne ont jugé qu'il n'y avoit pas de meilleur moyen pour le reduire sur l'ancien pié et pour faire cesser les tyrannies qu'il exerçoit en divers endroits de l'Europe, que de lui enlever ce qu'il possedoit en Amerique, ou de lui en faire perdre les revenus: car c'est par le secours des richesses qu'il en tire qu'il fait la guerre aux autres pays de la chrétienté.»

Notre relation dit que l'expédition se composoit de 12 navires; Decker ne parle que de 11 vaisseaux, qui, portant 294 canons et 1637 hommes, dont 600 soldats, «firent voile de Goerée ou Gourée le 29 avril 1623.»

90: Cette année s'étoit écoulée tout entière tant aux environs du détroit récemment découvert par Lemaire, dont la flotte franchit enfin la passe, que sur les côtes de la Terre-de-Feu, où Jacques Lhermite laissa son nom à la petite île située au sud, dont le fameux cap Horn est la pointe. Les Hollandois n'arrivèrent en vue de Callao de Lima que le 8 mai 1621. (Decker, lieu cité, pag. 59-64).

91: Decker dit cinquante. Id., pag. 65.

92: Dans ce conseil, Jacques Lhermite, qui étoit gravement malade depuis deux mois (Id., pag. 52), voyant que sa foiblesse ne lui permettoit pas d'agir, «établit le vice-amiral en sa place, et son beau-frère, nommé Corneille Jacobsz, pour sergent-major.» Id. pag. 61.

93: La description de ce combat est tout à fait différente de celle que Decker a écrite. Or, l'une étant faite, comme on l'a vu, sur des on dit, l'autre par un homme qui fut témoin et acteur, il n'y a pas à hésiter pour savoir à laquelle il faut demander la vérité. Cette pièce n'est donc, en réalité, qu'une invention de nouvelliste, un véritable canard, pour l'appeler par son nom. Elle n'en reste pas moins curieuse comme spécimen d'un genre renouvelé de nos jours avec tant d'habileté et de fécondité. On y voit de quelle manière les mensonges d'outre mer s'exploitoient déjà, et comment d'une défaite on faisoit une victoire. L'attaque de Lima fut en effet un échec pour les Hollandois. Ayant perdu leur amiral Jacques Lhermite, que sa maladie emporta le 2 juin 1624 en vue de Callao (Decker, pag. 71), ils se contentèrent de brûler un certain nombre de vaisseaux espagnols; puis ils quittèrent ces parages en suivant la côte jusqu'à Acapulco.

94: Ce nom ne se trouve pas dans la liste des onze vaisseaux donnée par Decker aux premières pages de sa Relation.

95: Ce Discours véritable n'est qu'un pamphlet catholique qui prouve jusqu'où pouvoit aller, au temps de la Ligue, la violence des écrits contre les protestants.

96: Charles-Emmanuel Ier, dit le Grand, mort le 26 juillet 1630, après s'être vu dépouillé non seulement de ses conquêtes, mais d'une partie de ses états, par l'armée de Louis XIII. C'est de lui qu'on a écrit: «Prince trop inquiet pour être pleuré de ses sujets, trop infidèle pour être regretté de ses alliés, il étoit si dissimulé qu'on disoit que son cœur étoit inaccessible comme son pays.»

97: Henri de Navarre et Henri III. C'est en effet celui-ci qui, menacé sur ses frontières par Charles-Emmanuel, déjà maître du marquisat de Saluces, avoit poussé les Genevois à lui faire la guerre.

98: Charles-Emmanuel avoit épousé l'infante dona Catherine, fille de Philippe II.

99: Bourg du Chablais, en Savoie, situé sur le lac de Genève, entre Thonon et Evian. La vie voluptueuse qu'y avoit menée Amédée VIII, duc de Savoie, et plus tard pape sous le nom de Félix V, a fait croire que le nom de ce bourg étoit pour quelque chose dans l'étymologie de notre locution faire ripaille (Spon, Histoire de Genève, 2e édit., tom. 1, pag. 107-108). Il faut plutôt croire, avec Le Duchat, que c'est une contraction du mot repaissaille, employé par Rabelais (Ducatiana, tom. 1, pag. 76).

100: Cette prise de Ripaille eut lieu le 1er mai 1589. Spon, Hist. de Genève, Lyon, 1680, in-12, tom. 2, pag. 74-75.

101: «Le duc mesme vint en personne, avec deux gros canons et quatre pièces de campagne, devant le chasteau de Terny, qui n'estoit qu'une tour antique non flanquée, et seulement avec une muraille fort épaisse..... Les assiegez se rendirent, sur la promesse qu'on leur fit de leur laisser la vie sauve; mais, nonobstant cela, estant sortis, ils furent garottez et penduz par ordre du duc, quoy que ceux de sa suite lui en representassent la consequence.» Id., pag. 77-78.

102: Il s'agit du fort d'Arve, où, dit Spon, Son Altesse «eut du pire, quoy que son armée fust de sept à huit mille hommes.»

103: Il est curieux de voir ici comment l'écrivain catholique pallie la défaite du duc; mais il est plus intéressant encore de lui opposer le récit de Spon, l'écrivain huguenot. (V. Hist. de Genève, II, 78-79.)

104: Notre auteur omet à dessein les entreprises malheureuses tentées par les troupes du duc, à la fin de juin, contre Bonne. Spon, au contraire, n'a garde de les oublier. «La garnison, dit-il, n'étoit que d'environ cent cinquante hommes, et ceux-là, croyant déjà les tenir, leur crioient, en les raillant, qu'ils leur apprêtassent à dîner; mais ils ne furent servis que de prunes bien dures et de mortelle digestion, qui les contraignirent de sonner la retraite après y avoir perdu quelques uns des leurs.» Id., pag. 32.

105: Le duc étoit las de cette guerre avec Genève, et, d'un autre côté, la mort de Henri III et la prévision des troubles qui en résulteroient et qui affaibliroient la France venoient ranimer ses anciennes idées de conquête sur la Provence. C'est donc vers ce point que, laissant le territoire genevois, il tourna ses espérances et dirigea son armée. Auparavant, il bâtit le fort dont il est parlé ici. «Pour les brider, écrit Spon, il fit tracer un fort nommé Saint-Maurice, à Versoy, et dressa une plate-forme sur le bord du lac, pour battre avec de grandes pièces d'artillerie toutes les barques qui se hasarderoient sur le lac de Genève. Il y laissa pour gouverneur le baron de la Serra, s'étant retiré lui-même avec son armée delà les mnts,» Id., pag. 84-85.

106: Godronné ne vient pas, comme on pourroit le croire, du mot goudron, qui toutefois n'eût pas été mal employé pour des rabats et des fraises aussi solidement empesés que ceux dont il s'agit ici; il dérive du mot godron, dont se servoient les anciens architectes pour désigner une sorte d'ornement ou de moulure en forme d'œuf, d'amande, ou plutôt de godet, pour remonter tout de suite à la première source de toutes ces étymologies. Dans le langage des lingères et empeseuses, le godron étoit le pli rond et rebondi qu'on multiplioit à l'infini sur les collets à plusieurs étages que portoient les femmes, et sur les larges fraises mises à la mode, puis délaissées, par Henri III. «Le roy...., dit l'Estoile, alloit tous les jours faire ses prières et aumônes en grande dévotion, laissant ses chemises à grands godrons, dont il étoit auparavant si curieux, pour en prendre à collet renversé à l'italienne.» Les orfèvres employoient le mot godronné à peu près dans le même sens: ils s'en servoient pour désigner la vaisselle d'or ou d'argent à filets. Aujourd'hui encore, quand une étoffe ou une feuille de papier font un pli, on dit qu'elles godent.

107: Pièce très intéressante, en ce qu'elle est peut-être le seul document françois relatif à cette partie de l'histoire d'Antonio Perez. M. Mignet, qui aurait puy trouver quelques faits nouveaux pour son excellent livre, semble ne pas l'avoir connue.

On verra tout à l'heure, et ce n'est pas l'une des particularités les moins curieuses de cette pièce, jusqu'où notre ligueur françois pousse l'admiration pour Philippe II, à la suite duquel il se trouve.

108: Le flatteur de Philippe II oublie avec intention de rappeler la captivité de Perez, pendant deux années, dans la forteresse de Tarruegano. Mignet, Antonio Perez et Philippe II, 1re édit., Paris, 1845, in-8, pag. 88-91.

109: Cette demi-délivrance de Perez ne fut pas un effet de la clémence de Philippe II; elle fut motivée par la maladie assez grave qu'il avoit contractée pendant son emprisonnement sévère à Tarruegano. «Dona Juana Coello, dit M. Mignet, obtint qu'il fût transporté à Madrid, où il jouit de nouveau, pendant quatorze mois, d'une demi-liberté dans une des maisons les meilleures de la ville, et reçut les visites de toute la cour.» Id., pag. 91.

110: Notre ligueur glisse encore habilement sur tous les détails qui pourroient rendre le roi odieux, «les perfides interrogatoires auxquels Perez fut soumis, la torture qu'on lui fit subir, etc.» Mignet, loc. cit., pag. 99-114.

111: Selon M. Mignet (pag. 118), Perez prit «un vêtement et une mante de sa femme»; mais ce qui est dit ici des habits de servante endossés par le fugitif s'accorde bien mieux avec ce qui suit dans le récit de l'excellent historien: «Il passa, dit-il, sous ce déguisement, à travers les gardes, et sortit de sa prison. Au dehors l'attendoit un de ses amis, et plus loin se tenoit l'enseigne Gil de Mesa, avec des chevaux tout prêts pour le transporter en Aragon. A peine avoient-ils fait quelques pas dans la rue avant de joindre Gil de Mesa, qu'ils rencontrèrent des gens de justice faisant la ronde. Sans se troubler, l'ami de Perez s'arrêta et causa avec eux, tandis que Perez restoit silencieusement et respectueusement derrière eux, comme un domestique.» Id., 118-119.

112: M. Mignet ne parle pas de cette députation vers Philippe II, qui nous semble du reste fort invraisemblable.

113: Philippe II, à qui Perez échappoit toujours comme coupable, avoit en effet trouvé moyen de le rendre justiciable de l'Inquisition en le chargeant du crime d'impiété; et ce furent non pas les officiers du roi, comme il est dit ici, mais les alguazils du saint-office, qui eurent ordre d'aller se saisir de lui pour le mener de la prison des Manifestados dans celle de l'Inquisition, ce qui fut cause du mouvement populaire dont il va être parlé.

114: C'est pendant qu'on l'entraînoit loin de son palais que le gouverneur, à qui l'on avoit arraché son bonnet et sa cape, reçut trois coups de couteau à la tête et un à la main. «On le déposa tout meurtri et ensanglanté dans la prison vieille, et quatorze jours après il mourut de ses blessures.» Mignet, pag. 159-160.

115: Cette nouvelle insurrection eut lieu le 24 septembre.

116: M. Mignet entre dans de grands détails sur cette insurrection et sur la délivrance définitive de Perez, mais il ne parle pas de ce coche brûlé. Pag. 185-189.

117: Perez s'y réfugia en effet.

118: M. Mignet ne dit que «six mille hommes de pied et quinze cents hommes de cavalerie légère.» Antonio Perez et Philippe II, 1re édit., pag. 199. Quand il dit tous Espaignolz, l'auteur de la lettre veut dire tous Castillans.

119: M. Mignet ne parle pas de cette première destination de l'armée de Philippe II.

120: «Les membres de la députation permanente et les cinq juges de la cour suprême avoient proclamé la légalité et la nécessité de la défense, prescrit la formation d'une armée, nommé le grand justicier pour la commander, conformément à sa charge, et désigné don Martin de la Nuza pour lui servir de mestre de camp.» Mignet, pag. 198.

121: M. Mignet n'indique pas le lieu où l'armée aragonaise alla attendre l'armée castillane, commandée par Vargas. Quant à la défection de Juan de la Nuza, il la donne comme une simple retraite: «Cédant à la faiblesse de son caractère et au sentiment de son impuissance, il se retira dans un de ses châteaux. Le député du royaume don Juan de Luna, et le jurat de Saragosse, qui étoient avec lui, en firent autant.» Id. pag. 200.

122: Il ne faut pas oublier qu'il s'agit toujours ici de Philippe II.

123: Cette pièce est la plus intéressante de celles qui furent écrites au sujet de cet assassinat, lesquelles, celle-ci comprise, ne s'élèvent pas à moins de dix, toutes citées, avec leur titre exact, dans la Bibliographie des Mazarinades, par M. Moreau. Ce sont: 1o Relation, véritable de ce qui s'est passé au meurtre d'un jeune garçon.... nommé Bourgeois, Paris, Simon le Porteur, 1652, 8 pages; 2o Histoire véritable et lamentable d'an bourgeois de Paris cruellement martyrisé par les Juifs de la synagogue, le 26 août 1652, (S. L.,) 1652, 7 pages en vers; 3o Monitoire publié par toutes les paroisses de la ville de Paris contre les Juifs de la synagogue, le 1er jour de septembre 1652, pour avoir cruellement martyrisé, assassiné et tué un notable bourgeois de la dite ville de Paris, Paris, ve J. Guillemot, 1652, 6 pages; 4o La cruauté de la synagogue des juifs de la dernière génération, de plus le jugement de Minos rendu à l'âme du pauvre massacré, aux Champs-Elysiens, le repos des âmes heureuses, P. A. C. L. A. M. B. D. R. T. A. P., Paris, 1652, 8 pages; 5o La fureur des Juifs, dédiée à Messieurs de la synagogue, en vers burlesques, par Cl. Veyras, Paris, Jacq. Le Gentil, 1652; 6o La synagogue mise en son lustre, avec l'épitaphe du bourgeois pour mettre sur son tombeau, 12 pages; 7o Le jugement criminel rendu contre la synagogue des fripiers, portant que ceux de leur nombre qui se trouveront circoncis (qui est la marque de la juiverie) seront châtrés ric à ric, afin que la race en demeure à jamais éteinte dans Paris, (S. L.,) 7 pages; 8o Examen de la vie des Juifs, de leur religion, commerce et trafic, dans leur synagogue, Paris, Fr. Preuveray, 1652, 8 pages; 9o Réponse des principaux de la synagogue, présenté (sic) par articles aux notables bourgeois de Paris, où il montre (sic) leur ordre, leur reigle, leur loy, et leur procez avec le complaignant, Paris, 1652, 8 pages. Cette pièce est dirigée contre la précédente. Celle que nous donnons ici est la requête présentée au Parlement par le père et les parents du pauvre épinglier. M. de Boyvin Vaurouy fut nommé rapporteur.

124: Selon la Relation véritable... il étoit fils d'un marchand épinglier de la rue Saint-Denys.

125: La plupart des fripiers étoient des Juifs, ou de nouveaux convertis, toujours prêts à s'offenser quand on leur rappeloit leur ancienne religion. V. l'une des pièces de ce volume, les Grands Jours tenus à Paris par M. Muet, etc. Paris, 1622, pag. 198-199.

126: Loret raconte ainsi la première partie du drame:

On dit que messieurs les fripiers,
La plupart de vrais frelampiers,
Aucuns d'eux meschans et damnables,
Et d'autres assez raisonnables,
Traitèrent d'estrange façon
L'autre jour un certain garçon
Qui d'un ton fort hardy et rogue
Les nommoit gens de synagogue.
Dès qu'il eut dit ce mot piquant,
Un d'eux luy donna quant et quant
Six ou sept coups de hallebarde
(Car ils retournoient de la garde).
Ensuite ces gens mutinez
Luy crachèrent cent fois au nez,
Luy dirent ses fièvres quartaines,
Et lui donnèrent trois douzaines
De soufflets des plus inhumains
Avec leurs pataudes de mains.

(Muse historique, liv. III, lettre 35e, 1er sept. 1652.)

127: Il étoit situé rue de la Heaumerie, où il donnoit son nom à un impasse. On l'appelait For-aux-Dames, parcequ'il fut, jusqu'en 1674, le siége de la juridiction des religieuses de Montmartre.

128: M. Moreau dit que l'ordre de relâcher le fripier Forget fut donné par le prévôt des marchands, Broussel, à qui Amand et les autres s'étoient adressés. Bibliog. des Mazarinades, no 2997.

129: Nom fameux depuis long-temps dans la draperie. Dans le Pathelin, le drapier s'appelle Guillaume Joceaume.