O maîtresse d'Alcibiade,

Reine des beautés en pléiade,

Montre devant l'obscur devin,

Ame céleste, corps divin.


Sauf A, dans le coquet parterre

D'un poétique presbytère,

Allons cueillir la chaste fleur

Ayant la neige pour couleur.


Sauf I, c'est le canapé rose.

Là le joufflu Flémard repose,

Morgué!

Eternellement fatigué.


Sauf A, je deviens soit l'emblème

Sacré de la candeur suprême,

Soit le calice virginal

De l'aube au front matutinal.


Sauf I, sur le divan d'Estelle

Où la somnolence s'attelle,

Vrai Ganymède, je m'assieds.

--Trois pieds.


La déprimante lassitude,

La paresseuse quiétude!

Sauf I,

De l'activité le défi.


Je chante la sieste molle.

Or, l'enivrant parfum s'envole

Afin d'embaumer Josépha,

Sauf A.


Comme bonne philosophie

Le moelleux sopha de Sophie,

Quand, sauf I, l'on est fatigué,

Morgué!


Maintenant, hélas! plus d'oeillade,

Car l'amante d'Alcibiade

Dort, sans amour et sans rancoeur,

Lasse d'esprit... lasse de coeur!



N° 3778.--Mots décroissants, par Ernestine B.


Ce qui veut des médicaments

Calmants.

Un droit pour lequel le beau sexe

Se vexe.

Pour les semaines de loisir

Plaisir.

Fureur qui doit rendre ton verbe

Acerbe.

Son que fit entendre ta voix

Cent fois.

Et l'extrémité d'une tête

De bête.

C. CHAPLOT.



[Note du transcripteur: Les suppléments mentionnés en titre ne nous ont pas été fournis.]