De Beers.

1906........... 2.214.000 carats.
1907........... 2.619.870
1908........... 1.859.130
1909........... 1.308.830
1910........... 2.255.830

Compagnie Premier.

1906...........  899.745
1907........... 1.889.987
1908........... 2.078.835
1909........... 1.872.136
1910........... 2.145.832

Jagersfontein.

1906...........   219.271
1907...........   265.330
1908...........   224.204
1909...........   338.580

A la mine Premier, où l'on travaille à ciel ouvert, le carat brut revient à 8 ou 9 francs; à la de Beers où l'exploitation se fait au moyen de galeries profondes, le prix dépasse 30 francs.

Les prix moyens de vente actuels sont, par carat brut:

Mine Premier........ 20 à 22 fr.
De Beers............ 50 à 55
Kimberley..........  48 à 52
Jagersfontein....... 70 à 76

La Jagersfontein ne produit que des diamants de choix; la mine Premier produit du bord et du diamant de très belle qualité, ce qui donne un prix moyen très faible.

Le diamant perd à la taille environ moitié de son poids, mais sa valeur marchande devient quatre à six fois supérieure. On estime que le public achète, chaque année, pour 140 millions de francs de diamants bruts représentant pour plus de 600 millions de diamants taillés.

L'industrie diamantifère dans les mines du Cap occupe 5.000 blancs et 30.000 noirs; les salaires de ces derniers varient entre 40 et 80 francs par mois. Chaque tête de travailleur représente une production annuelle d'environ 30 grammes ou 150 carats de diamant, qui tiennent dans le creux de la main.

Lampe à incandescence parlante.

Faire parler une lampe à incandescence, c'est-à-dire l'employer comme récepteur téléphonique, est une expérience assez curieuse et facile à réaliser.

Si on envoie dans le filament de la lampe un courant microphonique, les variations d'intensité du courant provoquent des variations de température du filament qui, dès lors, entre en vibrations. Ces vibrations se communiquent à l'ampoule qui peut ainsi produire des sons. L'expérience réussit d'autant mieux que le filament est plus gros et que l'ampoule est plus mince, car les variations de température sont alors plus grandes et l'ampoule vibre plus facilement.

On n'obtient pas de résultats avec des lampes de 16 ou 32 bougies; mais on réussit l'expérience avec une lampe Osram de 100 bougies, et mieux encore avec des lampes de 500 à 1.000 bougies, ou autres lampes ayant des ampoules très minces.

On «connexe» la lampe parlante et le microphone selon la technique ordinaire, en intercalant une bobine d'induction pour empêcher le courant du microphone de pénétrer dans le circuit d'alimentation de la lampe.


UNE FRANÇAISE DE METZ


              Mlle Aubertin.

Il y a quelques mois, nous annoncions la disparition, à Metz, d'une Lorraine de grand coeur, Mme Bezanson de Viville, qui avait été l'une des premières à honorer la mémoire des soldats tués sur les champs de bataille de 1870. Un nouveau deuil vient d'affliger ceux qui ont gardé, dans nos provinces perdues, le culte du souvenir: Mlle Clotilde Aubertin à qui, pour son amour de l'ancienne patrie, on avait donné, là-bas, ce beau surnom d' «Aubertin-la-France», est morte à un âge très avancé.

Née à Toulouse, où son père, un Messin, était inspecteur général des fonderies de l'artillerie, Mlle Aubertin vivait depuis très longtemps à Metz. Déjà, pendant le siège, elle s'était distinguée par son dévouement en se consacrant, comme infirmière, aux soins des blessés recueillis dans l'ambulance des Dames du Sacré-Coeur. Après la guerre, elle prit une part active à l'oeuvre des tombes militaires françaises qui remplissent le cimetière Chambière et le cimetière de l'Est: chaque année, avec un groupe de Messines, elle se rendait, en pèlerinage patriotique, au monument élevé à nos soldats, pour y déposer une couronne cravatée d'un ruban tricolore.

La Société française de l'Encouragement au bien lui avait, il y a une dizaine d'années, décerné sa grande médaille de vermeil.




Après les exécutions du 24 juin, à Constantinople: la
foule des curieux entoure les potences, sur la place Bayazid.
--Phot. Ferid Ibrahim.]

LES PENDAISONS DE CONSTANTINOPLE

Nous avons, dans notre dernier numéro, publié les portraits des condamnés à mort, auteurs ou complices du meurtre du grand vizir Mahmoud Chefket pacha, qui ont été exécutés à l'aube du 24 juin. La photographie que nous reproduisons aujourd'hui donne la vision des potences après ces pendaisons exceptionnelles par le rang social de plusieurs des suppliciés.

Les uns et les autres avaient été revêtus des longues chemises blanches, l'espèce de suaire dont on les enveloppe quand ils vont mourir.

Le public ne se montra qu'après l'exécution, et l'affluence augmenta progressivement autour des pendus qui restèrent exposés jusqu'au soir.


LE PÉRIPLE AÉRIEN

DE BRINDEJONC DES MOULINAIS

L'aviateur Brindejonc des Moulinais, que nous avons laissé à Stockholm, vient d'achever son merveilleux voyage.

Parti de Stockholm le dimanche 29 juin à 2 heures de l'après-midi, il atterrit à Copenhague (550 kil.) à 7 heures du soir. Le lendemain, il est reçu par le roi, et, le mardi à l'aube, il reprend son vol, franchissant d'une traite les 300 kilomètres qui séparent Copenhague de Hambourg. Après deux heures d'arrêt dans cette dernière ville, il repart à 9 h. 50 et arrive à la Haye à une heure, ayant couvert dans sa matinée une distance totale de 720 kilomètres. Enfin, mercredi à 9 heures du matin, malgré une pluie torrentielle, l'aviateur quitte la Haye. Deux heures plus tard, il atterrit à Compiègne, d'où il gagne ensuite Villacoublay avec plusieurs camarades qui lui font dans les airs un cortège triomphal.

Rappelons que Brindejonc des Moulinais, parti de Paris le 10 juin, a effectué les étapes suivantes: 10 juin: Paris-Varsovie (1.400 kil.); 15 juin: Varsovie-Dvinsk (550 kil.); 16 juin: Dvinsk-Saint-Pétersbourg (450 kil.); 23 juin: Saint-Pétersbourg-Reval (350 kil.); 25 juin: Reval-Stockholm (400 kil.); 29 juin: Stockholm-Copenhague (550 kil.); 1er juillet: Copenhague-Hambourg-la Haye (720 kil.); 2 juillet: la Haye-Paris (400 kil.). Soit au total 4.820 kilomètres.


Arrivée à Copenhague de Brindejonc des Moulinais.
--Phot. Boerentzens.



LES CONGRESSISTES FORESTIERS DANS LA MONTAGNE

Comme couronnement au congrès forestier international dont nous avons rendu compte dans notre précédent numéro, le Touring-Club avait organisé une excursion en Dauphiné. L'itinéraire avait été très judicieusement combiné pour faire ressortir le contraste que présentent deux régions montagneuses dont une seule est boisée.

Sous la conduite de M. Auscher, président du Comité de tourisme en montagne, assisté de M. Famechon, les congressistes se sont d'abord rendus au Lautaret et à la Grande-Chartreuse où ils purent admirer la luxuriance de forêts qui comptent parmi les plus belles et les mieux aménagées des Alpes françaises.

A cette promenade le long de routes classiques succéda un véritable voyage d'exploration. Partie de Saint-Christophe, la caravane chemina joyeusement à pied ou à mulet, vers la Bérarde; elle s'enfonça ensuite dans la vallée du Haut-Vénéon. Ce coin sauvage doit constituer le noyau du Parc national qu'on projette de réserver dans l'Oisans, et qui s'étendrait jusqu'aux Ecrins et au Pelvoux; c'est une des régions les plus déboisées du Dauphiné. La leçon de choses offerte aux congressistes était parfaite.

Départ de Saint-Christophe-en-Oisans. La caravane dans les prairies de la
Grande-Chartreuse.

L'EXCURSION DES CONGRESSISTES FORESTIERS EN DAUPHINÉ.
--Photographies J. Clair-Guyot.




(Agrandissement)




Note du transcripteur: Les trois suppléments mentionnés en titre, ne nous ont pas été fournis.