Ecouter

Que t'as de belles filles!

Giroflé, girofla;

Que t'as de belles filles!

L'amour m'y compt'ra (ou m'y prendra).


Ell's sont bell's et gentilles,

Giroflé, girofla,

Ell's sont bell's et gentilles,

L'amour m'y compt'ra.


Donnez-moi-z'en donc une,

Giroflé, girofla,

Donnez-moi-z'en donc une,

L'amour m'y compt'ra.


Pas seul'ment la queue d'une,

Giroflé, girofla

Pas seul'ment la queue d'une,

L'amour m'y compt'ra.


J'irai au bois seulette,

Giroflé, girofla;

J'irai au bois seulette,

L'amour m'y compt'ra.


Quoi faire au bois seulette?

Giroflé, girofla;

Quoi faire au bois seulette

L'amour m'y compt'ra.


Cueillir la violette,

Giroflé, girofla;

Cueillir la violette,

L'amour m'y compt'ra.


Quoi faire de la violette?

Giroflé, girofla;

Quoi faire de la violette?

L'amour m'y compt'ra.


Pour mettre à ma coll'rette

Giroflé, girofla;

Pour mettre à ma coll'rette,

L'amour m'y prendra.


Si le roi t'y rencontre?

Giroflé, girofla;

Si le roi t'y rencontre?

L'amour m'y compt'ra.


J'lui ferai trois r'vérences,

Giroflé, girofla;

J'lui ferai trois r'vérences,

L'amour m'y compt'ra.


Si la reine t'y rencontre?

Giroflé, girofla;

Si la reine t'y rencontre?

L'amour m'y compt'ra.


J'lui ferai six r'vérences,

Giroflé, girofla;

J'lui ferai six r'vérences,

L'amour m'y compt'ra.


Si le diable t'y rencontre?

Giroflé, girofla;

Si le diable t'y rencontre?

L'amour m'y compt'ra.


Je lui ferai les cornes!

Giroflé, girofla;

Je lui ferai les cornes!

L'amour m'y compt'ra.

Une des jeunes filles est seule, et les autres s'avancent vers elle, en se tenant par la main, puis se reculent. Celle qui est seule fait de même; en commençant elle dit le premier couplet; les autres répondent par le suivant, et dans l'intervalle où la jeune fille qui est seule ne chante pas, elle doit figurer l'action dont elle a parlé dans son couplet, cueillir la violette, faire les révérences, etc. Au dernier couplet, elle fait avec ses doigts les cornes à ses compagnes, qui s'enfuient à ce geste menaçant.



LE CIEL ET L'ENFER.

Les jeunes filles se tenant par la robe, à la suite l'une de l'autre, passent sous l'arc que forment les bras de deux de leurs compagnes. Celles-ci chantent: Trois fois passera, la dernière y restera, pendant que les premières défilent, et, au troisième tour, elles abaissent leurs bras et retiennent celle qui se trouve prise ainsi. Alors, elles lui demandent tout bas avec laquelle des deux elle veut rester. Quand elle a fait son choix, elle va se placer derrière celle qu'elle a désignée. L'une des deux représente le ciel, l'autre l'enfer, et celles qui ont fait un bon choix, quand le jeu est fini, poursuivent les autres en leur faisant les cornes, comme dans la ronde précédente. Ce geste, qui n'est ni gracieux ni bienveillant, se retrouve dans certains jeux d'enfants, et doit tirer son origine de quelque légende du moyen âge, époque où le diable avait toujours un rôle actif. Cette action de montrer les cornes avec les doigts est particulière à l'Italie, où les gens du peuple croient détourner un maléfice, qu'ils appellent le mauvais oeil (jettatura), soit en présentant ainsi les doigts de la main, soit en portant sur eux quelque petit objet de métal ou de corail, tel qu'une épingle, façonnée en forme de main, dont deux doigts sont tendus en avant comme deux cornes menaçantes.





LA TOUR, PRENDS GARDE!

La marquise de Prie, pour amuser les Condé, avait composé le chant de: la Tour prends garde! petit drame entre le duc de Bourbon, son fils, le capitaine et les gardes de Son Altesse.

Ecouter

LE CAPITAINE ET LE COLONEL.

La tour, prends garde (bis)

De te laisser abattre.

LA TOUR.

Nous n'avons garde (bis)

De nous laisser abattre.

LE COLONEL.

J'irai me plaindre (bis)

Au duc de Bourbon.

LA TOUR.

Eh! va te plaindre (bis)

Au duc de Bourbon.

LE COLONEL ET LE CAPITAINE.

Mon duc, mon prince (bis)

Je viens à vos genoux.

LE DUC.

Mon capitaine, mon colonel (bis)

Que me demandez-vous?

LE COLONEL ET LE CAPITAINE.

Un de vos gardes (bis)

Pour abattre la tour.

LE DUC.

Allez, mon garde (bis)

Pour abattre la tour.

LE COLONEL ET LE CAPITAINE AVEC LE GARDE.

La tour, prends garde (bis)

De te laisser abattre.

LA TOUR.

Nous n'avons garde (bis)

De nous laisser abattre.

LES OFFICIERS (au duc).

Mon duc, mon prince (bis)

Je viens à vos genoux.

LE DUC.

Mon capitaine, mon colonel (bis)

Que me demandez-vous?

LES OFFICIERS.

Deux de vos gardes (bis)

Pour abattre la tour.

LE DUC.

Allez, mon garde (bis)

Pour abattre la tour.

LES OFFICIERS (à la tour).

La tour, prends garde (bis)

De te laisser abattre.

LA TOUR.

Nous n'avons garde (bis)

De nous laisser abattre.

LES OFFICIERS (au duc).

Mon duc, mon prince (bis)

Je viens à vos genoux.

LE DUC.

Mon capitaine, mon colonel (bis)

Que me demandez-vous?

LES OFFICIERS.

Votre cher fils (bis)

Pour abattre la tour.

LE DUC.

Allez, mon fils (bis)

Pour abattre la tour.

LE FILS ET LES OFFICIERS.

La tour, prends garde (bis)

De te laisser abattre.

LA TOUR.

Nous n'avons garde (bis)

De nous laisser abattre.

LES OFFICIERS (au duc)

Votre présence (bis)

Pour abattre la tour.

LE DUC.

Je vais moi-même (bis)

Pour abattre la tour.

L'action de cette ronde est facile à comprendre. Deux jeunes filles, qui se tiennent les mains, représentent la tour; une autre est assise, qui représente le duc de Bourbon avec son fils, et entouré de ses gardes. On voit que les officiers défient la tour, qui répond avec mépris à ce défi. Elle ne succombe que quand le duc arrive lui-même.





Ecouter

Ah! mon beau château,

Ma tant'tire, lire, lire.

Ah! mon beau château,

Ma tant'tire, lire, lo.


Le nôtre est plus beau.

Ma tant'tire, lire, lire.

Le nôtre est plus beau,

Ma tant'tire, lire, lo.


Nous le détruirons,

Ma tant' tire, lire, lire.

Nous le détruirons,

Ma tant' tire, lire, lo.


Laquell' prendrez-vous?

Ma tant' tire, lire, lire.

Laquell' prendrez-vous?

Ma tant' tire, lire, lo.


Celle que voici,

Ma tant' tire, lire, lire.

Celle que voici,

Ma tant' tire, lire, lo.


Que lui donn'rez-vous?

Ma tant' tire, lire, lire.

Que lui donn'rez-vous ?

Ma tant' tire, lire, lo.


De jolis bijoux,

Ma tant' tire, lire, lire.

De jolis bijoux,

Ma tant' lire, lire, lo.


Nous en voulons bien,

Ma tant' tire, lire, lire.

Nous en voulons bien,

Ma tant' tire, lire, lo.

Les jeunes filles, en nombre égal, forment deux rondes qui chantent alternativement un des couplets. A ce vers: Celle que voici, le groupe qui chante en désigne une qui se détache quand on chante:

Nous en voulons bien, et l'on recommence le tout, jusqu'à ce qu'il ne reste plus qu'une jeune fille qui vient se mettre au milieu du cercle agrandi.

Il nous semble que ce refrain: tire, lire, lire, veut imiter le chant de l'alouette, comme dans ces poésies du seizième siècle:

La gentille alouette, avec son tire, lire,

Tire, lire, lirant, etc.





Ecouter

J'ai descendu dans mon jardin (bis)

Pour y cueillir du romarin,

Gentil coqu'licot,

Mesdames,

Gentil coqu'licot

Nouveau.


Pour y cueillir du romarin (bis).

J' n'en avais pas cueilli trois brins

Gentil coqu'licot,

Mesdames,

Gentil coqu'licot

Nouveau.


J' n'en avais pas cueilli trois brins (bis),

Qu'un rossignol vient sur ma main,

Gentil coqu'licot,

Mesdames,

Gentil coqu'licot

Nouveau.


Qu'un rossignol vient sur ma main (bis);

Il me dit trois mots en latin,

Gentil coqu'licot,

Mesdames,

Gentil coqu'licot

Nouveau.


Il me dit trois mots en latin (bis),

Que les hommes ne valent rien,

Gentil coqu'licot,

Mesdames,

Gentil coqu'licot

Nouveau.


Que les hommes ne valent rien (bis),

Et les garçons encor bien moins,

Gentil coqu'licot,

Mesdames,

Gentil coqu'licot

Nouveau.


Et les garçons encor bien moins (bis);

Des dames il ne me dit rien,

Gentil coqu'licot,

Mesdames,

Gentil coqu'licot

Nouveau.


Des dames il ne me dit rien (bis),

Mais des d'moisell's beaucoup de bien,

Gentil coqu'licot,

Mesdames,

Gentil coqu'licot

Nouveau.

Cette ronde se chante seulement.





Ecouter

La mère Bontemps

Disait aux jeunes fillettes:

«Dansez, mes enfants,

Tandis que vous êtes jeunettes.

La fleur de gaîté

Passe avec l'été.

Au printemps, comme la rose,

Cueillez-la dès qu'elle est éclose.

Dansez à quinze ans;

Plus tard il n'est plus temps.


«Les jeux et les ris

Dansèrent à mon mariage;

Mais bientôt j'appris

Les soins qu'il faut en ménage.

Mon mari grondait,

Mon enfant criait,

Ne sachant auquel entendre,

Sous l'ormeau je courais me rendre.

Dansez à quinze ans;

Plus tard, il n'est plus temps.


«L'instant arriva

Où ma fille me fit grand'mère;

Quand on en est là,

Danser n'intéresse guère.

On tousse en parlant,

On marche en tremblant.

Au lieu de sauter la gavotte,

Dans un grand fauteuil on radote.

Dansez à quinze ans;

Plus tard, il n'est plus temps.


«Voyez les amours

Danser auprès de Louise;

Elle plaît toujours,

Au bal elle est admise.

Comme moi souvent,

Sans cesse on l'entend

Redire à toutes les fillettes

Si jolies et si gentillettes:

«Dansez à quinze ans;

«Plus tard, il n'est plus temps.»

On peut simplement danser cette ronde, ou bien ajouter une petite pantomime à quelques passages, en imitant le mari qui gronde, l'enfant qui crie, la grand'mère qui tousse, etc. Il y a, sur le même air, une petite chanson très-connue, dont nous ne savons qu'un couplet que voici:

Je n'peux pas danser,

Ma pantoufle est trop étroite;

Je n'peux pas danser,

Parce que j'ai trop mal au pied.





Écouter

Il était un p'tit homme

Qui s'app'lait Guilleri,

Carabi;

Il s'en fut à la chasse,

A la chasse aux perdrix,

Carabi,

Titi carabi,

Toto carabo,

Compère Guilleri,

Te lairras-tu (ter) mouri?

Il s'en fut à la chasse,

A la chasse aux perdrix,

Carabi;

Il monta sur un arbre

Pour voir ses chiens couri,

Carabi,

Titi carabi, etc.


Il monta sur un arbre

Pour voir ses chiens couri,

Carabi;

La branche vint à rompre

Et Guilleri tombi,

Carabi,

Titi carabi, etc.


La branche vint à rompre

Et Guilleri tombi,

Carabi;

Il se cassa la jambe,

Et le bras se démi,

Carabi,

Titi carabi, etc.


Il se cassa la jambe,

Et le bras se démi,

Carabi;

Les dam's de l'hôpital

Sont arrivé's au brui,

Carabi,

Titi carabi, etc.


Les dam's de l'hôpital

Sont arrivé's au brui,

Carabi;

L'une apporte un emplâtre,

L'autre de la charpi,

Carabi,

Titi carabi, etc.


L'une apporte un emplâtre,

L'autre de la charpi,

Carabi;

On lui banda la jambe,

Et le bras lui remi,

Carabi,

Titi carabi, etc.


On lui banda la jambe,

Et le bras lui remi,

Carabi;

Pour remercier ces dames,

Guill'ri les embrassi,

Carabi,

Titi carabi, etc.





Écouter

Qu'est-c' qui passe ici si tard,

Compagnons de la marjolaine?

Qu'est-c' qui passe, ici si tard,

Dessus le quai?


C'est le chevalier du guet,

Compagnons de la marjolaine.

C'est le chevalier du guet,

Dessus le quai.


Que d'mande le chevalier,

Compagnons de la marjolaine?

Que d'mande le chevalier,

Dessus le quai?


Une fille à marier,

Compagnons de la marjolaine.

Une fille à marier,

Dessus le quai.


N'y a pas de fille à marier,

Compagnons de la marjolaine.

N'y a pas de fille à marier,

Dessus le quai.


On m'a dit qu'vous en aviez,

Compagnons de la marjolaine.

On m'a dit qu'vous en aviez,

Dessus le quai.


Ceux qui l'ont dit s'sont trompés,

Compagnons de la marjolaine.

Ceux qui l'ont dit s'sont trompés,

Dessus le quai.


Je veux que vous m'en donniez,

Compagnons de la marjolaine.

Je veux que vous m'en donniez,

Dessus le quai.


Sur les onze heur's repassez,

Compagnons de la marjolaine.

Sur les onze heur's repassez,

Dessus le quai.


Les onze heur's sont bien passées,

Compagnons de la marjolaine.

Les onze heur's sont bien passées,

Dessus le quai.


Sur les minuit revenez,

Compagnons de la marjolaine.

Sur les minuit revenez,

Dessus le quai.


Les minuit sont bien sonnés,

Compagnons de la marjolaine.

Les minuit sont bien sonnés,

Dessus le quai.


Mais nos filles sont couchées,

Compagnons de la marjolaine.

Mais nos filles sont couchées,

Dessus le quai.


En est-il un' d'éveillée,

Compagnons de la marjolaine.

En est-il un' d'éveillée,

Dessus le quai.


Qu'est-c' que vous lui donnerez,

Compagnons de la marjolaine.

Qu'est-ce que vous lui donnerez,

Dessus le quai.


De l'or, des bijoux assez,

Compagnons de la marjolaine.

De l'or, des bijoux assez,

Dessus le quai.


Ell' n'est pas intéressée,

Compagnons de la marjolaine,

Ell' n'est pas intéressée,

Dessus le quai.


Mon coeur je lui donnerai,

Compagnons de la marjolaine.

Mon coeur je lui donnerai,

Dessus le quai.


En ce cas-là, choisissez,

Compagnons de la marjolaine,

En ce cas-là choisissez,

Dessus le quai.

Un groupe de jeunes filles s'avance vers une de leurs compagnes qui est seule, et demande: Qu'est c'qui passe ici si tard? l'autre répond par le second couplet, et ainsi jusqu'à la fin, où la jeune fille qui représente le chevalier du guet désigne une de ses compagnes du groupe. Celle-ci se sépare des autres, et elle s'enfuit avec celle qui était seule; toutes les deux sont alors poursuivies par les autres.

Le chevalier du guet était l'officier qui commandait la garde chargée de la police de nuit à Paris, dès les premiers temps de la monarchie.





Écouter

Sur le pont

D'Avignon,

L'on y danse, l'on y danse,

Sur le pont

D'Avignon,

Tout le monde y danse en rond.


Les beaux messieurs font comm' ça (bis).


Sur le pont

D'Avignon, etc.


Les blanchisseuses font comm' ça (bis).


Sur le pont, etc.

On dit en dansant le premier couplet de cette ronde. On s'interrompt pour faire le métier que l'on veut imiter; puis on reprend la danse avec ce couplet: Sur le pont d'Avignon. Les enfants pourront choisir les métiers qui leur plairont le mieux.





Écouter

EN CHOEUR:


Avoine, avoine, avoine,

Que le bon Dieu t'amène.


Qui veut savoir

Et qui veut voir

Comment on sème l'avoine?

Mon pèr' la semait ainsi.

Une des jeunes filles de la ronde fait le geste de semer, que les autres imitent: ensuite elle se croise les bras en ajoutant:

Puis il se reposait ainsi.


CHOEUR.


Avoine, avoine, avoine,

Que le bon Dieu t'amène.

Qui veut savoir

Et qui veut voir

Comment on coupe l'avoine?

Mon pèr' la coupait ainsi,

Puis il se reposait ainsi.


CHOEUR.


Avoine, avoine, avoine,

Que le bon Dieu t'amène.


Qui veut savoir

Et qui veut voir

Comment on doit battre l'avoine?

Mon pèr' la battait ainsi,

Puis il se reposait ainsi.


CHOEUR.

Avoine, avoine, avoine,

Que le bon Dieu t'amène.


Qui veut savoir

Et qui veut voir

Comment on vanne l'avoine!

Mon père la vannait ainsi,

Puis il se reposait ainsi.


CHOEUR.

Avoine, avoine, avoine,

Que le bon Dieu t'amène.

On imite ainsi toutes les opérations de la moisson; puis on termine en disant: «Mon père la mangeait ainsi.»

On prononçait autrefois aveine, ce qui rendait la rime plus exacte.





Écouter

Savez-vous planter des choux,

A la mode, à la mode,

Savez-vous planter des choux,

A la mode de chez nous?


On les plante avec le pied,

A la mode, à la mode,

On les plante avec le pied,

A la mode de chez nous.


Savez-vous planter des choux, etc.


On les plante avec la main,

A la mode, à la mode,

On les plante avec la main,

A la mode de chez nous.


Savez-vous planter des choux, etc.


On les plante avec le doigt,

A la mode, à la mode,

On les plante avec le doigt,

A la mode de chez nous.


Savez-vous planter des choux, etc.


On les plante avec le nez,

A la mode, à la mode,

On les plante avec le nez,

A la mode de chez nous.


Savez-vous planter des choux, etc.

On peut nommer ainsi l'oreille, le coude, les cheveux, le front, les genoux, etc., et il faut faire l'action de planter avec la partie désignée, à mesure que l'on chante.





Écouter

P'tit bonhomm' que sais-tu donc faire?

Sais-tu jouer d'la mistenlaire?

Laire, laire, laire,

Laire, laire, laire.

Ah! ah! ah! que sais-tu donc faire?


P'tit bonhomm' que sais-tu donc faire?

Sais-tu jouer d'la mistenflûte,

Flûte, flûte, flûte,

Flûte, flûte, flûte,

De la mistenlaire,

Laire, laire, laire,

Ah! ah! ah! que sais-tu donc faire?


P'tit bonhomm' que sais-tu donc faire?

Sais-tu jouer d'la mistenviole?

Viole, viole, viole,

De la mistenflûte,

Flûte, flûte, flûte,

De la mistenlaire,

Laire, laire, laire.

Ah! ah! ah! que sais-tu donc faire?


P'tit bonhomm' que sais-tu donc faire

Sais-tu jouer de la mistentrompe?

Trompe, trompe, trompe,

De la mistenflûte,

Flûte, flûte, flûte,

De la mistenviole,

Viole, viole, viole,

De la mistenlaire,

Laire, laire, laire.

Ah! ah! ah! que sais-tu donc faire?

On peut continuer en ajoutant au mot misten tous les noms d'instruments de musique que l'on veut.

Quand on dit mistenlaire, on agite en l'air les deux mains: pour mistenflûte, mistenviole, on imite la manière de jouer de ces différents instruments; enfin en disant: «Ah! ah! ah!» on tourne sur soi-même en frappant trois fois dans ses mains.





BIRON 13.

Note 13: (retour) On prétend que cette ronde a été composée à l'occasion du supplice du maréchal de Biron, condamné, sous Henri IV, pour crime de haute trahison.

Écouter

Quand Biron voulut danser (bis),

Ses souliers fit apporter (bis),

Ses souliers tout ronds.

Vous danserez, Biron.


Quand Biron voulut danser (bis),

Sa perruqu' fit apporter (bis),

Sa perruque

A la turque,

Ses souliers tout ronds.

Vous danserez, Biron.


Quand Biron voulut danser (bis),

Son habit fit apporter (bis),

Son habit

De p'tit-gris,

Sa perruque

A la turque,

Ses souliers tout ronds,

Vous danserez, Biron.


Quand Biron voulut danser (bis),

Sa veste fit apporter (bis),

Sa bell' veste

A paillettes,

Son habit

De p'tit gris,

Sa perruque

A la turque,

Ses souliers tout ronds,

Vous danserez, Biron.


Quand Biron voulut danser (bis),

Sa culott' fit apporter (bis),

Sa culotte

A la mode,

Sa bell' veste

A paillettes,

Son habit

De p'tit gris,

Sa perruque

A la turque,

Ses souliers tout ronds,

Vous danserez, Biron.


Quand Biron voulut danser (bis),

Ses manchett's fit apporter (bis),

Ses manchettes

Fort bien faites,

Sa culotte

A la mode,

Sa belle veste

A paillettes,

Son habit

De p'tit gris,

Sa perruque

A la turque,

Ses souliers tout ronds,

Vous danserez, Biron.


Quand Biron voulut danser (bis).

Son chapeau fit apporter (bis),

Son chapeau

En clabot,

Ses manchettes

Fort bien faites,

Sa culotte,

A la mode,

Sa bell' veste

A paillettes,

Son habit

De p'tit gris,

Sa perruque

A la turque,

Ses souliers tout ronds.

Vous danserez, Biron.


Quand Biron voulut danser (bis),

Son épé' fit apporter (bis),

Son épée

Affilée,

Son chapeau

En clabot,

Ses manchettes

Fort bien faites,

Sa culotte

A la mode,

Sa bell' veste

A paillettes,

Son habit

De p'tit gris,

Sa perruque

A la turque,

Ses souliers tout ronds.

Vous danserez, Biron.


Quand Biron voulut danser (bis),

Son violon fit apporter (bis),

Son violon,

Son basson,

Son épée,

Affilée,

Son chapeau

En clabot,

Ses manchettes

Fort bien faites,

Sa culotte

A la mode,

Sa bell' veste

A paillettes,

Son habit

De p'tit gris,

Sa perruque

A la turque,

Ses souliers tout ronds.

Vous danserez, Biron.